Barack Obama s'exprimant lors d'un dîner rassemblant 3000 militants de la cause homosexuelle (10 octobre 2009) © TF1/LCI"Ne rien demander, ne rien dire" : c'est le compromis, quelque peu bancal, auquel était parvenu l'armée américaine pour accepter les homosexuel(le)s dans ses rangs. "Ne rien demander" : aucune question sur l'orientation sexuelle des soldats ne doit leur être posée. "Ne rien dire" : ils doivent, le cas échéant, cacher leur homosexualité. Ce tabou, inscrit dans une loi de 1993, Barack Obama s'était engagé à le lever. Mais aucun signe, depuis son arrivée au pouvoir, qu'il s'apprête à le faire, d'où le malaise manifesté par les associations d'homosexuels américains. Le conseiller à la sécurité nationale, le général en retraite James Jones, avait simplement assuré début octobre que le président abrogerait cette loi "en temps voulu". Présent samedi soir à un dîner rassemblant 3000 militants de la cause homosexuelle, Barack Obama a dû renouveler son engagement.
Aux Etats-Unis, il est permis de se réjouir de la mort de "soldats pédés"
La Cour suprême américaine a réaffirmé mercredi le principe, quasiment absolu, de liberté d'expression, "même quand elle peut blesser".
Publié le 03/03/2011
Le "ni-ni" de l'armée américaine sur les gays mis à mal
L'interdiction faite aux militaires américains de vivre ouvertement leur homosexualité est contraire aux droits constitutionnels, a estimé jeudi une juge fédérale de Californie.
Publié le 10/09/2010
Sans gays, pas de massacre de Srebrenica... affirme un général
Pour un ancien général américain des Marines, l'incapacité des Casques bleus néerlandais d'empêcher le massacre de Srebrenica en 1995 s'expliquait en partie par la présence d'homosexuels dans leurs rangs.
Publié le 19/03/2010
Coup dur pour Obama
Un an jour pour jour après son élection, le président américain a essuyé mardi un sévère revers électoral, les républicains ayant conquis les postes de gouverneurs de Virginie et du New Jersey.
Publié le 04/11/2009
"Nous ne devrions pas punir des Américains patriotes qui se sont portés volontaires pour servir ce pays. Nous devrions louer leur volonté de montrer tant de courage et de désintéressement au nom de leurs concitoyens, spécialement quand ils combattent dans deux guerres", a-t-il souligné. Il n'a toutefois donné aucun délai pour l'abrogation de cette loi, en vertu de laquelle plus de 12.000 militaires américains ont été renvoyés depuis que le texte est en vigueur.
"La grande impatience" des militants
Joe Solmonese, président de la Campagne pour les droits de l'Homme, principale organisation de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels du pays et organisatrice du dîner de samedi, a souligné "la grande impatience" des militants, appelés à défiler dimanche à Washington lors d'une Marche nationale pour l'égalité. "Nous ne devrions toutefois pas confondre le travail et les progrès effectués ces dix derniers mois avec les reports, les prétextes et parfois la rhétorique haineuse des dix dernières années", a-t-il toutefois nuancé, critiquant le prédécesseur de Barack Obama, George W. Bush.
"En dépit des progrès réels effectués, il y a encore des lois à changer et des coeurs à ouvrir", a lui-même admis samedi l'actuel locataire de la Maison Blanche, estimant "douloureux et déchirants" les préjugés dont continuent à souffrir les homosexuels. "Cette histoire, ce combat continue. Et je suis ici avec un message simple : je suis avec vous dans ce combat", a assuré le président Obama sous les acclamations.
D'après agence
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