© AFPDepuis Konrad Adenauer en 1957, aucun dirigeant allemand n'était venu s'exprimer devant le Congrès américain à Washington. Mardi, l'allocution d'Angela Merkel devant les parlementaires américains avait donc tout d'un symbole fort, ce à six jours des 20 ans de la chute du mur de Berlin. La chancelière allemande a ainsi vivement remercié les Etats-Unis pour leur aide dans la chute du Mur, louant les actes des anciens présidents John F. Kennedy, Ronald Reagan et George Bush père ayant abouti à la fin de la division de l'Allemagne, scellée en 1990.
Gifle électorale pour Angela Merkel
La coalition conservateurs-libéraux de la chancelière a perdu dimanche le scrutin en Rhénanie du Nord-Westphalie, et donc la majorité à la chambre haute du parlement fédéral, selon les sondages sortie des urnes.
Publié le 09/05/2010
Allemagne : un scrutin test pour Angela Merkel
Les électeurs de Rhénanie du nord - Westphalie, le plus peuplé des Etats allemands renouvellent leur Parlement. lors d'un scrutin qui pourrait avoir des conséquences nationales pour la chancelière Angela Merkel.
Publié le 09/05/2010
"Je sais, les Allemands savent, à quel point nous vous sommes reconnaissants, nos amis américains. Nous n'oublierons jamais, à titre personnel je n'oublierai jamais !", a lancé la chancelière, qui a grandi en Allemagne de l'Est et a d'ailleurs évoqué le "rêve américain" qui était le sien derrière le Rideau de fer. "Maintenant, la génération d'aujourd'hui doit prouver qu'elle est capable de répondre aux défis du XXIe siècle. Et que nous sommes capables de faire tomber les murs d'aujourd'hui", a ajouté la chancelière, plusieurs fois interrompue par des applaudissements nourris. A ce titre, elle a noté la nécessité de se mobiliser face aux menaces géopolitiques, lançant un avertissement au régime iranien, engagé dans de difficiles négociations avec l'Occident sur son programme nucléaire : "l'Iran sait quelle est notre of fre, mais l'Iran sait aussi là où nous nous arrêtons". "Une bombe nucléaire dans les mains d'un président iranien qui nie l'existence de l'Holocauste, menace Israël et nie le droit à l'existence d'Israël n'est pas acceptable", a martelé la chancelière.
La question du climat
Filant encore la métaphore du mur, la dirigeante a parlé, à propos du réchauffement climatique, du "mur qui semble séparer le présent et l'avenir", et "nous empêche de faire ce qu'il est urgent de réaliser pour préserver les fondements de notre vie et de notre climat". "Nous savons tous qu'il n'y a pas de temps à perdre", a-t-elle insisté. Alors que le Congrès américain examine une législation sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, Angela Merkel s'est dite "très heureuse de remarquer que le président Barack Obama et vous (les membres du parlement, ndlr) sachiez que le climat est une question importante". Dans la perspective de la conférence de Copenhague sur le climat en décembre, elle a jugé possible de convaincre la Chine et l'Inde de se joindre à la lutte contre le changement climatique, si les Européens et les Américains leur donnent l'exemple.
| Merkel rend hommage aux victimes de l'Holocauste |
La chancelière allemande Angela Merkel a rendu hommage mardi aux victimes de l'Holocauste et des persécutions nazies lors d'un discours solennel devant les deux chambres du Congrès des Etats-Unis. Dénonçant "une rupture avec la civilisation", Mme Merkel a évoqué les six millions de victimes, juives pour la plupart, assassinées par les Nazis au pouvoir en Allemagne entre 1933 et 1945. |
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