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le 06 novembre 2009 à 16h46, mis à jour le le 06 novembre 2009 à 22:23
Selon le commandant de la base de Fort Hood, des soldats témoins de la fusillade affirment que Nidal Malik Hasan aurait lancé "Dieu est grand" avant de tirer et de tuer treize personnes.

Au lendemain de la fusillade survenue sur la base militaire de Fort Hood jeudi et qui a fait treize morts selon le dernier bilan, les enquêteurs cherchaient vendredi à percer les motivations du tireur, le commandant Nidal Malik Hasan. Pour l'instant, aucune piste, le coup de folie comme la motivation politique, voire terroriste, n'est écartée.
Les témoignages recueillis sur place seront dont primordiaux. Selon le patron de Fort Hood, plusieurs soldats présents sur les lieux auraient entendu Nidal Malik Hasan, psychiatre sur la base avec le grade de commandant, crié "Allah Akbar" ("Dieu est grand" en arabe) lorsqu'il a ouvert le feu. "Il existe des témoignages de première main de soldats ici qui le disent", a indiqué le général Robert Cone sur NBC. Auparavant, le matin du drame, Nidal Malik Hasan s'était rendu à à l'épicerie de la base, habillé d'un costume traditionnel arabe. "Il était normal", souligne le gérant qui lui a vendu quelques provisions.
Harcelé ?
Agé de 39 ans, Nidal Malik Hasan, blessé lors de la fusillade mais dont les jours ne sont pas en danger, est né en Virginie, de parents jordaniens d'origine palestinienne. Il a passé toute son enfance en Virginie et a notamment fait ses études à l'Université de Virginia Tech, où il a obtenu son diplôme de psychiatre. Il n'a jamais été déployé hors des Etats-Unis depuis son entrée dans l'armée. Son supérieur hiérarchique à Fort Hood indique pour sa part qu'il n'avait jamais rencontré de problème avec lui.Selon son cousin, il se sentait harcelé par ses collègues en raison de ses origines moyen-orientales. "Il avait embauché un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème. Il était prêt à rembourser l'Etat pour pouvoir quitter l'armée mais il était arrivé au bout de ses possibilités", a déclaré Nader Hasan sur Fox News.
Pour ne rien arranger à la situation, Nidal Malik Hasan, venait d'apprendre qu'il allait être envoyé en Afghanistan- et non en Irak comme indiqué dans un premier temps par sa famille. Une situation difficile à vivre pour un soldat musulman. "Il voulait faire tout ce qu'il pouvait, et selon les règles, pour s'assurer qu'il ny serait pas envoyé", indique son cousin. En revanche, Nader Hasan dément qu'il ait été effrayé à l'idée de se retrouver sur un terrain de conflit. Selon lui, Nidal Malik Hasan était simplement un être un non-violent. "Ce n'était pas quelqu'un qui aimait se rendre sur un champ de tir", observe-t-il.
Le président américain Barack Obama a ordonné la mise en berne des drapeaux "à partir de maintenant et jusqu'au Veteran's Day (le 11 novembre, ndlr)", appelant ses compatriotes à ne pas tirer de conclusions hâtives. Le président se rendra en outre à une cérémonie religieuse.
Ci-dessous, écoutez la réaction de Barack Obama
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