Sebastian Pinera, lors d'un débat télévisé, le 16 novembre 2009 © ReutersRevenu au pouvoir en 1990 après la fin de la dictature Pinochet, le Chili s'apprête à virer à droite ce dimanche lors de la présidentielle. Modèle économique de la décennie en Amérique latine, le pays du cône Sud sort néanmoins éprouvé de 12 mois de croissance négative, tempérés toutefois par une politique sociale agressive, qui a valu à Michelle Bachelet, première femme présidente du Chili, une popularité historique, à 75-80%. Mais la dirigeante chérie des Chiliens, pour sa simplicité, sa chaleur et sa tranquille "différence" dans une société conformiste, ne peut pas se représenter pour un second mandat consécutif.
Au Chili, le nom de Pinochet n'ouvre pas les portes de l'Assemblée
Rodrigo Garcia Pinochet, le petit-fils de l'ancien dictateur, a été écrasé dimanche aux législatives, où il se présentait comme indépendant après que la droite a refusé de l'investir.
Publié le 14/12/2009
Pinochet, un dictateur mort dans son lit
Chef de la junte qui renversa Salvador Allende le 11 septembre 1973, le général Pinochet a ensuite dirigé le Chili d'une main de fer pendant seize ans et demi. Bien que plus de 3 000 personnes soient officiellement mortes ou disparues sous sa dictature, il n'a jamais répondu de ses actes devant la justice.
Publié le 10/12/2006
Michelle Bachelet, une Chilienne pas comme les autres
La nouvelle présidente du Chili est une Chilienne peu conventionnelle : socialiste, séparée et agnostique dans un pays très catholique, différente des hommes politiques traditionnels, elle se veut plus à l'écoute du citoyen de la rue.
Publié le 14/01/2006
Bachelet de retour sur son lieu de torture
Dans les années 70, sous le régime Pinochet, la présidente chilienne fut torturée à la Villa Grimaldi, parmi des milliers d'autres opposants de gauche.
Publié le 15/10/2006
Bachelet ou Pinera, le Chili retient son souffle
Les Chiliens votaient ce dimanche pour trouver un successeur au président Ricardo Lagos. Michelle Bachelet, candidate de la coalition de centre-gauche, était donnée favorite face à l'entrepreneur Sebastian Pinera, candidat de l'Alliance pour le Chili. Résultat attendu dans la nuit...
Publié le 14/01/2006
Une femme à la tête du Chili
La candidate du centre-gauche Michelle Bachelet a remporté dimanche l'élection présidentielle au Chili. A 54 ans, cette mère de trois enfants, séparée et agnostique, devient la première femme d'Amérique du Sud élue à la tête d'un Etat au suffrage universel.
Publié le 16/01/2006
Ségolène Royal en campagne... au Chili
La compagne de François Hollande est depuis dimanche au Chili pour soutenir la candidate socialiste à la présidentielle, une visite qui a pris de court les autres ténors du PS. Sur place, elle s'est jurée de ne pas parler de politique intérieure.
Publié le 09/01/2006
Or le candidat de la Concertation, la coalition de quatre partis du centre et centre-gauche, l'ancien président Eduardo Frei, 67 ans, n'a jamais paru en mesure de profiter de l'héritage de Michelle Bachelet. Ni de personnifier l'avenir, lui qui a été président de 1994 à 2000. Résultat : Sebastian Pinera, battu au second tour en 2005, sent son heure venue. Cet énergique sexagénaire, considéré comme l'un des hommes les plus riches du Chili -le magazine Forbes évalue son patrimoine à 1,2 milliards de dollars- est parvenu à incarner l'idée d'une droite qui ne fait plus peur. En raison de son parcours, il est surnommé le "Berlusconi chilien".
Le troisième larron pour faire pencher la balance
Sebastian Pinera a promis de ne pas toucher au filet social mis en place par les gouvernements récents, ni de remettre en cause la ligne macro-économique prudente qui a valu au Chili, en pleine crise, les louanges appuyées des institutions internationales. Dans un pays où l'emploi a piqué du nez en 2009, avec 9,7% de chômage, Sebastian Pinera affirme aussi qu'il revitalisera un esprit d'entreprise assoupi selon lui par les gouvernements de gauche.
Selon les sondages, Sebastian Pinera devancerait Eduardo Frei de plus de 10 points au premier tour. Et il l'emporterait confortablement au second tour le 17 janvier, avec 49% contre 32%. Un outsider, l'indépendant Marco Enriquez-Ominami, télégénique ex-député socialiste de 36 ans, fils d'un militant d'extrême-gauche abattu sous la dictature, a néanmoins bousculé la scène politique, se posant en candidat d'une génération post-dictature. Après une percée initiale, il a plafonné à 18% d'intentions de vote. Le report incertain de ses voix, mordant dans l'électorat de gauche mais aussi à droite, pourrait s'avérer décisif au second tour.
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