Sebastian Pinera, après être arrivé en tête de la présidentielle chilienne (13/12/2009) © ReutersC'est donc un multimillionnaire issu de la droite modérée, Sebastian Pinera, et un ex-président soutenu par le centre-gauche, Eduardo Frei, qui s'opposeront au second tour de la présidentielle au Chili. Le premier a dominé le premier tour de la tête et des épaules en obtenant, selon le premier décompte partiel portant sur 60% des suffrages, 44,23% des voix.
Au Chili, le nom de Pinochet n'ouvre pas les portes de l'Assemblée
Rodrigo Garcia Pinochet, le petit-fils de l'ancien dictateur, a été écrasé dimanche aux législatives, où il se présentait comme indépendant après que la droite a refusé de l'investir.
Publié le 14/12/2009
Pinochet, un dictateur mort dans son lit
Chef de la junte qui renversa Salvador Allende le 11 septembre 1973, le général Pinochet a ensuite dirigé le Chili d'une main de fer pendant seize ans et demi. Bien que plus de 3 000 personnes soient officiellement mortes ou disparues sous sa dictature, il n'a jamais répondu de ses actes devant la justice.
Publié le 10/12/2006
Michelle Bachelet, une Chilienne pas comme les autres
La nouvelle présidente du Chili est une Chilienne peu conventionnelle : socialiste, séparée et agnostique dans un pays très catholique, différente des hommes politiques traditionnels, elle se veut plus à l'écoute du citoyen de la rue.
Publié le 14/01/2006
Bachelet de retour sur son lieu de torture
Dans les années 70, sous le régime Pinochet, la présidente chilienne fut torturée à la Villa Grimaldi, parmi des milliers d'autres opposants de gauche.
Publié le 15/10/2006
Bachelet ou Pinera, le Chili retient son souffle
Les Chiliens votaient ce dimanche pour trouver un successeur au président Ricardo Lagos. Michelle Bachelet, candidate de la coalition de centre-gauche, était donnée favorite face à l'entrepreneur Sebastian Pinera, candidat de l'Alliance pour le Chili. Résultat attendu dans la nuit...
Publié le 14/01/2006
Une femme à la tête du Chili
La candidate du centre-gauche Michelle Bachelet a remporté dimanche l'élection présidentielle au Chili. A 54 ans, cette mère de trois enfants, séparée et agnostique, devient la première femme d'Amérique du Sud élue à la tête d'un Etat au suffrage universel.
Publié le 16/01/2006
Ségolène Royal en campagne... au Chili
La compagne de François Hollande est depuis dimanche au Chili pour soutenir la candidate socialiste à la présidentielle, une visite qui a pris de court les autres ténors du PS. Sur place, elle s'est jurée de ne pas parler de politique intérieure.
Publié le 09/01/2006
Sportif et souriant, homme d'affaires à succès, il a promis de créer "un million de nouveaux emplois" et de renforcer la lutte contre la criminalité, mais sans toucher à l'héritage social de la présidente socialiste Michelle Bachelet, à qui il a rendu un prudent hommage. Cet économiste de formation passé par Harvard a fait fortune dans la monétique en introduisant les cartes bancaires au Chili, et ses affaires se sont étendues à l'immobilier, la pharmacie, les médias, à l'aviation et au football. Des intérêts multiples qui lui ont valu d'être qualifié de "Berlusconi chilien" par la gauche. En 2007, il a été condamné à une amende de 700.000 dollars pour un délit d'initié lié à son entrée au capital de la LAN.
Une droite conquérante, une gauche divisée
Il devance de 14 points Eduardo Frei, chef de l'Etat de 1994 à 2000, qui recueille 30,5% des suffrages après avoir en vain tenté de s'inscrire dans la continuité de Michelle Bachelet, qui termine son mandat avec une cote de popularité de 77%, à la tête du pays à l'économie la plus stable de la région. Un second tour départagera les deux hommes le 17 janvier et pourrait voir la droite revenir au pouvoir après vingt ans passés dans l'opposition. Une victoire de Pinera irait à contre-courant de la domination de la gauche en Amérique du Sud.
Ce serait aussi une revanche personnelle : en 2005, Pinera avait été battu par Michelle Bachelet, qui ne pouvait briguer un second mandat d'affilée. Et il a bénéficié cette année des divisions de la gauche. Eduardo Frei devait faire face notamment à la candidature de Marco Enriquez-Ominami. Cet ancien producteur de cinéma de 36 ans, fils d'un révolutionnaire de gauche assassiné par la junte de Pinochet qui se présentait sous les couleurs de la "gauche progressiste", obtient 19% des suffrages.
Frei a appelé les électeurs d'Enriquez à reporter leurs suffrages sur son nom, mais ce dernier avait fait savoir avant le scrutin qu'il ne soutiendrait aucun autre candidat au second tour. Jorge Arrate, lui aussi dissident de la Concertation, est crédité lui d'un score de près de 6%. Il a promis pendant la campagne d'appeler à voter pour Frei. L'inconnue du second tour réside donc dans le comportement des électeurs d'Enriquez-Ominami.
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