Attentat manqué : Obama promet une traque sans relâche
"Nous allons continuer à utiliser tous les éléments en notre pouvoir pour intercepter, détruire et vaincre les extrémistes violents qui nous menacent", a assuré le président américain dans un discours tenu lundi.
Publié le 28/12/2009
Obama va parler
Critiqué pour son silence depuis vendredi, le président américain, en vacances à Hawaï, doit s'adresser à ses concitoyens ce lundi.
Publié le 28/12/2009
Attentat manqué : Jasper Schuringa, le nouveau héros des Etats-Unis
Jasper Schuringa, le passager qui a neutralisé le terroriste présumé à bord du vol 253, raconte sur CNN comment il a "essayé de sauver l'avion".
Publié le 27/12/2009
Obama ordonne d'éplucher les listes des terroristes potentiels
Le président américain veut revoir en profondeur les noms des personnes à surveiller. Umar Farouk Abdulmutallab en faisait partie.
Publié le 28/12/2009
Le vol Amsterdam-Detroit aurait-il pu être détruit ?
La tentative d'attentat visant un vol de la Northwest Airlines s'est soldée par un début d'incendie. Mais selon CNN, le mélange était bel et bien assez puissant entraîner la destruction de l'appareil entier.
Publié le 28/12/2009
Umar Farouk Abdulmutallab, 23 ans, accusé d'avoir essayé de faire exploser le vol 253 de la Northwest Airlines, n'est pas un jeune homme en marge : c'est le fils d'un riche et reconnu banquier nigérian. Mais cet étudiant apparemment sans histoire, qui était passé par Londres avant de préparer un diplôme de commerce international à Dubaï, s'était comme évaporé, sans explication, il y a quelques mois. "Il avait débuté les cours en janvier 2009 mais avait disparu de la résidence en milieu d'année et a été exclu pour le second semestre, vers août, septembre ou octobre, sur la base du non-paiement des frais de scolarité", a raconté sur la radio ABC Gerard Sutton, vice-chancelier de la branche installée à Dubaï de l'université australienne de Wollongong. Selon lui, jusqu'alors, rien d'inquiétant : "C'était un étudiant normal, un étudiant qui réussissait ses examens. Nous n'avions aucun élément sur ses activités en dehors de l'université".
Cette disparition datait du milieu de l'année. A l'été, on retrouve Umar Farouk Abdulmutallab au Yémen, où il a séjourné "entre début août et début décembre, après avoir obtenu un visa pour étudier la langue arabe dans un institut de Sanaa où il avait suivi auparavant des cours", selon le ministère yéménite des Affaires étrangères.
Enquête sur les fréquentations de l'étudiant
Le porte-parole du ministère n'a donné aucune précision sur ce premier séjour, auquel il a fait allusion, du jeune Nigérian, ajoutant toutefois que le Yémen lui avait accordé un visa après s'être "assuré que l'intéressé s'était vu accorder des visas par des pays amis, dont un visa toujours valide aux Etats-Unis où il s'était rendu auparavant".
Une certitude en tout cas : Umar Farouk Abdulmutallab se trouvait encore début décembre au Yémen? Il y était parti pour étudier la charia. Surtout, le réseau Al-Qaïda y est actif. Or, Al-Qaïda dans la péninsule arabique a revendiqué lundi l'attentat manqué.
Du côté de la famille d'Umar Farouk Abdulmutallab, on assure que le jeune homme, au Yémen, avait coupé les ponts avec ses proches. Qui fréquentait-il lors de son séjour ? Une enquête a été ouverte par les autorités yéménites. Les résultats des investigations seront "transmis aux enquêteurs sur la tentative d'attentat aux Etats-Unis, et ce dans le cadre de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme", a fait savoir un porte-parole. Les autorités yéménites, visiblement embarrassées par le cas Umar Farouk Abdulmutallab, ont dénoncé l'attentat manqué, en affirmé que le pays, "qui a longtemps souffert du terrorisme", demeurait "un partenaire actif de la communauté internationale dans la guerre contre le terrorisme".
| Le département d'Etat nie toute erreur dans le maintien du visa |
Malgré les inquiétudes soulevées par le père d'Umar Farouk Abdulmutallab quant à la radicalisation religieuse de son fils, le département d'Etat américain a jugé qu'il ne disposait pas d'éléments suffisants pour annuler le visa du jeune Nigérian. Cette information avait été transmise à la diplomatie américaine ainsi qu'au Centre national d'antiterrorisme (NCTC, créé après le 11-Septembre). "L'information (...) n'était pas assez importante" pour que cet organe de coordination "détermine qu'il fallait annuler le visa de cette personne", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly. Surtout, a-t-il insisté, le département d'Etat ne peut en aucun cas retirer des visas pour des soupçons de terrorisme: cette tâche revient au NCTC. Le département d'Etat peut décider de les révoquer seulement afin de répondre à des exigences diplomatiques et de politique étrangère, a souligné le porte-parole. |
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