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Par TF1 News (d'après agence), le 23 décembre 2009 à 07h05, mis à jour le 23 décembre 2009 à 10:27
Les trois touristes, libérés sous caution, ont lancé un appel à Nicolas Sarkozy et à son homologue brésilien "Lula" pour rentrer en France avant les fêtes.
© AFPBloqués depuis quinze jours au Brésil sous l'accusation d'avoir mis en danger un vol de la compagnie brésilienne TAM Sao Paulo-Paris, trois touristes français ont lancé mardi un appel aux présidents français et brésilien pour pouvoir rentrer en France fêter Noël en famille. Ils demandent à Nicolas Sarkozy et à Luiz Inacio Lula da Silva de faire "le nécessaire pour que nous puissions rentrer dans nos familles le plus tôt possible", a déclaré l'un d'eux, Mme Emilie Camus, 54 ans, au cours d'une conférence de presse à Sao Paulo. "Ce sera le plus beau cadeau de Noël que nous pourrons avoir, de revoir nos familles", a-t-elle ajouté. Lundi à Paris, leurs familles s'étaient déjà rendues à l'Elysée où elles avaient déposé un dossier et avaient demandé l'intervention du président Sarkozy.
Le groupe français Axa, va faire appel de la décision de la justice brésilienne qui a condamné jeudi la compagnie aérienne à une indemnité de 1,15 million de dollars pour la famille de l'une des 228 victimes du crash.
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Emilie Camus et ses deux compatriotes, Michel Ilinskas, 61 ans, et Antonio Nascimento, 63 ans, ont été libérés après le versement d'une caution de 700 dollars chacun en attendant la décision du juge fixée au 7 janvier au plus tôt en raison des vacances. Ces trois personnes contestent fermement les accusations portées contre elles qui, si elles étaient retenues, pourraient conduire à une condamnation allant jusqu'à cinq ans de prison. En attendant le jugement, elles sont hébergées dans une maison de retraite, à l'initiative du consulat français. Leurs passeports leur ont été retirés.
Y a-t-il eu altercation ?
Les trois Français ont été arrêtés le 7 décembre, après qu'une violente altercation a éclaté à bord de l'appareil de la TAM, cloué au sol pendant plusieurs heures en raison d'une panne technique. Ils faisaient partie d'un groupe de retraités retournant en France après une croisière de deux semaines dans l'Atlantique. Le groupe a paniqué à l'idée que l'avion ne soit pas sûr et ont demandé à voyager à bord d'un autre avion, d'après leur récit.
Leur crainte a été alimentée par l'accident - toujours inexpliqué - de l'Airbus d'Air France qui s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin avec 228 personnes à son bord. Les trois Français ont expliqué que la seule chose qu'ils avaient faite avait été de traduire en français les déclarations de l'équipage annonçant le problème technique et appelant au calme dans la cabine. Après l'incident, le reste du groupe est rentré en France le lendemain avec un autre avion.
"Très dur"
"Cela a été très dur d'être jeté en prison sans savoir pourquoi, pour n'avoir rien fait", a dit la Française. "Je suis très triste d'être ici au Brésil en otage", a-t-elle ajouté. Michel Ilinskas, qui a été traîné avec rudesse hors de l'avion par la police, menotté, a réfuté l'accusation d'avoir bousculé les membres de l'équipage. "Non, c'était une légende, qui a été propagée par l'équipage pour justifier le fait qu'ils (les policiers) sont arrivés, que de prétendre qu'il y avait des altercations physiques. Il n'y en a eu aucune (...), il y avait des échanges verbaux".
Lui et Emilie Camus ont mis en cause TAM, affirmant que la compagnie aérienne avait été incompétente et les avait injustement signalés à la police. La TAM a refusé de discuter du cas depuis un communiqué du 10 décembre dans lequel elle a accusé le groupe de Français d'avoir commencé l'altercation, mettant "la sécurité du vol en danger", ce qui l'avait amené à demander l'intervention de la police.
Les images de l'arrestation dans l'avion :
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