En 2006, l'administration Bush a limogé des procureurs fédéraux dans neuf villes. L'affaire avait fait grand bruit, puisque la plupart étaient étiquetés "anti-Bush". Le Congrès s'était alors emparé du dossier. Et avait notamment demandé à récupérer tous les documents concernant le dossier, y compris les e-mails. La Maison-Blanche avait alors répondu que c'était impossible, en expliquant que ces messages, avec beaucoup d'autres, avaient disparu de ses serveurs.
![[placeholder]type::map;url::http://maps.google.fr/maps?q=washington&oe=utf-8&client=firefox-a&ie=UTF8&hq=&hnear=Washington,+District+of+Columbia,+District+de+Columbia,+%C3%89tats-Unis&gl=fr&ei=cLMnS4DkF9KhjAfTrZmeDQ&ved=0CAsQ8gEwAA&ll=38.959409,-82.617187&spn=23.857593,37.353516&z=4&output=embed;width::325;height::200;[/placeholder]](http://s.tf1.fr/mmdia/i/70/7/3881707bmjpm_88.jpg?v=1)
Des associations indépendantes avaient alors lancé des poursuites judiciaires contre le gouvernement fédéral, en rappelant qu'il était obligé de conserver les e-mails et en le sommant de les récupérer. Selon l'une des associations, le Citizens for Responsability and Ethics in Washington (les citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington), "l'administration Bush était au courant du problème dès la fin 2005 et n'avait rien fait pour le régler". Finalement, ces e-mails de la période 2003-2005 - 22 millions au total ! - viennent d'être récupérés.
Confidentiel ?![[placeholder]type::sondage;sondageId::3126572;[/placeholder]](http://s.tf1.fr/mmdia/i/85/6/3884856isxcf_88.jpg?v=1)
Contrairement aux affirmations des associations, l'ancien responsable adjoint du service de presse de la Maison-Blanche dément qu'il s'agisse d'une conspiration. "Nous avons toujours indiqué qu'il y avait un système d'archivage et un système de récupération. Nous avons aussi indiqué que les e-mails mal archivés pouvaient être retrouvés sur le système de récupération. Il y a une grosse, grosse différence entre quelque chose de mal archivé et quelque de 'perdu' ou 'manquant'", lance Scott Stanzel.
Reste maintenant à déterminer quels messages pourront être rendus publics. C'est désormais à l'administration de Barack Obama de décider. Certaines missives pourraient ainsi être encore classées "confidentielles" pendant plusieurs années.







