Céline Faye et Sarah Zaknoun © DRIl se dit "prêt à collaborer". A la veille de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, le président de République dominicaine Leonel Fernandez a déclaré mardi que deux jeunes Françaises, condamnées dans son pays pour trafic de drogue, pourraient être de retour en France avant Noël pour y purger le reste de leur peine. "Comme elles pourront remplir leur peine en France, nous sommes prêts à collaborer", a déclaré Leonel Fernandez. "Nous avons donné l'assurance que nous faciliterons la démarche pour qu'elles puissent être ici pour Noël", a-t-il précisé, lors d'un entretien avec l'AFP, évoquant un "geste humanitaire".
Sarah et Céline de retour en France pour Noël ?
Deux jeunes Françaises, condamnées pour trafic de drogue en République Dominicaine, pourraient purger le reste de leur peines en France. Le dossier a été évoqué mercredi au plus haut niveau.
Publié le 02/12/2009
L'espoir de ces Français détenus en République Dominicaine
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération signera vendredi en République Dominicaine une convention de transfèrement des détenus et rendra visite à plusieurs d'entre eux. Parmi eux, Céline Faye.
Publié le 12/11/2009
Le président de République dominicaine était interrogé sur les cas de Sarah Zaknoun (19 ans) et Céline Faye (20 ans), qui ont été condamnées à huit ans de prison pour trafic de drogue en 2008, après la découverte de six kilos de cocaïne dans leurs bagages. Elles affirment que la drogue a été placée dans leurs valises. Comme 17 autres Français détenus en République dominicaine, elles sont concernées par une convention signée à la mi-novembre qui doit permettre aux prisonniers des deux Etats de purger leur peine dans leur pays d'origine. Mais en raison des délais de ratification, cet accord ne pourra pas entrer en vigueur avant plusieurs mois.
Lettre à Carla
Les deux jeunes femmes avaient écrit une lettre à l'épouse du président français, Carla Bruni-Sarkozy, pour qu'elle intervienne en faveur de leur transfèrement en France. Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, qui s'était rendu en République dominicaine pour la signature de l'accord sur le transfèrement des prisonniers, leur avait rendu visite à la mi-novembre dans le centre de détention de Rafey (Santiago, nord-ouest). "Mais ne pensez pas que vous serez libres demain. Cela prendra du temps et il faut que vous soyez patientes", les avait-il alors prévenues.
La convention entre Paris et Saint-Domingue ne pourra entrer en vigueur qu'après des procédures de ratification complexes des deux pays concernés, soit probablement pas avant un an, selon les précisions données alors par le ministère français des Affaires étrangères. Les demandes de transfèrements seront alors examinées au cas par cas, la condition principale étant que la peine infligée soit bien purgée une fois le détenu de retour en France. Cette condition suppose que l'écart entre les peines appliquées par les justices des deux pays ne soit pas trop éloigné pour des crimes similaires: c'est le cas à Saint-Domingue, où les peines pour trafic de stupéfiants oscillent entre 5 et 15 ans de prison.
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