Un blessé en chaise roulante regarde un bâtiment officiel détruit par le séisme. © Ho New / ReutersPour Haïti, et tout particulièrement pour la région de Port-au-Prince, le séisme de mardi était le pire en 200 ans. Mais deux siècles, à l'échelle géologique, c'est malheureusement peu de choses. La violence de la secousse vient surtout rappeler cruellement la configuration dangereuse du lieu, et le risque toujours présent de nouveaux séismes majeurs.
Haïti : numéros d'urgences, appels aux dons, les infos pratiques
Vous êtes sans nouvelles de personnes présentes à Haïti lors du terrible séisme, vous voulez aider les organisations humanitaires dans leur secours, retrouvez ici les informations pratiques.
Publié le 13/01/2010
Haïti : les paras américains atterrissent au palais présidentiel
<b>Synthèse - </b>Les GI's ont débarqué mardi au palais présidentiel et à Port-au-Prince pour sécuriser la distribution de l'aide. Le gouvernement haïtien a annoncé un nouveau bilan provisoire : 75.000 morts.
Publié le 19/01/2010
L'aide s'organise, les violences se poursuivent
<b>Synthèse</b>-Plus de 2.000 "marines" américains sont arrivés lundi en Haïti pour accélérer les opérations de sauvetage, qui se poursuivent six jours après le séisme, malgré les problèmes de sécurité et de logistique à Port-au-Prince.
Publié le 18/01/2010
Parmi les décombres, les miracles continuent
Trois Haïtiens ont été sauvés dimanche, dans les débris d'un supermarché. La copropriétaire allemande de l'hôtel Montana de Port-au-Prince a aussi été sauvée.
Publié le 18/01/2010
L'Etat d'urgence décrété en Haïti
<b>Synthèse</b>- 70.000 corps de victimes du séisme ont déjà été enterrés. Et dans Port-au-Prince livrée aux pillages, l'Etat va ouvrir 280 centres d'urgence.
Publié le 18/01/2010
Insécurité et désespoir en Haïti
Des milliers d'Haïtiens errent dans les rues en attendant l'aide internationale qui peine à arriver. Les pillages se poursuivent.
Publié le 17/01/2010
Lueur d'espoir sous les décombres de Port-au-Prince
<b>Synthèse - </b>En Haïti, les sauveteurs continuent inlassablement leurs recherches. Dimanche, quatre personnes ont été extraites, en vie, des décombres.
Publié le 17/01/2010
L'espoir de retrouver des survivants dans ce "désastre historique"
<b>Synthèse - </b>Alors que les habitants de Port-au-Prince commencent à quitter la ville, l'ONU estime qu'il est toujours possible de retrouver des personnes vivantes sous les décombres.
Publié le 17/01/2010
L'aide au compte-gouttes, les pillages et le chaos
Alors que les secours gagnent peu à peu la région de l'épicentre du séisme, à Port-au-Prince, les policiers qui tentent de faire régner l'ordre sur place ont "peur".
Publié le 17/01/2010
Les survivants quittent Port-au-Prince en proie à la violence
<b>Synthèse - </b> Des milliers d'habitants craignant des répliques du séisme, la famine et les émeutes ont commencé samedi à fuir la capitale haïtienne pour gagner les campagnes.
Publié le 14/01/2010
Au troisième jour, l'enfer continue à Port-au-Prince
Vendredi soir, les estimations fournies par les autorités haïtiennes fasiaient état de plus de 50.000 morts et de 250.000 blessés.
Publié le 14/01/2010
De retour d'Haïti, ils témoignent
Les images de désastre, les corps dans les rues, la peur et la fatigue : les premiers Français arrivés vendredi à l'aéroport d'Orly racontent.
Publié le 15/01/2010
Haïti : entre désespoir et colère
Trois jours après le séisme qui aurait fait jusqu'à 50.000 morts dans la capitale, Port-au-Prince, les sinistrés déambulent au milieu des ruines. 300.000 personnes, selon une estimation l'ONU, se retrouvent sans toit.
Publié le 15/01/2010
Haïti : des ravitaillements sous haute-tension
Le désespoir et la colère gagnaient vendredi la population haïtienne tandis que la distribution de l'aide arrivée du monde entier se heurtait à un casse-tête logistique, trois jours après le séisme.
Publié le 15/01/2010
Haïti manque de médicaments
Les milliers de blessés lors du séisme qui a frappé Haïti attendent toujours d'être soignés. L'aide internationale tente de leur venir en aide.
Publié le 15/01/2010
Organiser le ravitaillement en Haïti
Trois jours après le séisme meurtrier en Haïti, l'urgence est maintenant de soigner les blessés et d'apporter de l'aide aux populations sinistrées. Le ravitaillement s'organise mais l'eau potable manque.
Publié le 15/01/2010
La ville de Port-au-Prince est en effet située sur une longue ligne de faille. Même s'il n'y a que deux gros foyers de peuplement le long de cette faille, - Port-au-Prince et Kingston, en Jamaïque - une nouvelle catastrophe est à craindre. D'autant que le segment qui a causé le séisme de mardi n'est pas le plus proche de la capitale haïtienne. Par ailleurs, une seconde faille, qui traverse le nord d'Haïti et s'étend jusqu'en République dominicaine voisine, n'a pas connu de rupture depuis 800 ans, et la pression qui s'est accumulée est suffisante pour former un séisme majeur, d'une magnitude de 7,5. "Toute la question est de savoir quand ces ruptures auront lieu", souligne Paul Mann, chercheur à l'Institut de géophysique de l'Université d'Austin au Texas, expliquant qu'il est très difficile de prédire "si ce sera l'an prochain ou dans 100 ans".
Une pression accrue en d'autres points de la faille
Le séisme de mardi pourrait avoir provoqué des déséquilibres accrus le long de la ligne de failles proche de Port-au-Prince, risquant d'entraîner d'autres tremblements de terre à brève échéance. "Cette libération d'énergie dans la région proche de Port-au-Prince pourrait en fait avoir augmenté la pression dans les segments adjacents de la même faille" sismique, estime Paul Mann. Des chercheurs travaillent déjà sur des systèmes de modélisation pour tenter de prévoir de quelle manière les changements de pression résultant du tremblement de terre de magnitude 7,0 enregistré mardi en Haïti ont affecté ces segments. "Cette faille est longue de plusieurs centaines de kilomètres et le segment qui s'est rompu, provoquant ce séisme, ne mesure que 80 km", souligne le chercheur texan. Or, "beaucoup d'autres segments qui n'ont pas connu de séisme depuis des centaines d'années accumulent de la pression" et "n'importe lequel de ces segments pourrait provoquer un séisme similaire à celui qui s'est produit en Haïti".
D'où cette mise en garde lancée par Paul Mann : "Il ne faut pas reconstruire en partant du principe que le danger est passé pour Haïti". Une mise en garde qui n'est malheureusement pas la première. Eric Calais, un géophysicien français qui travaille à l'université Purdue, dans l'Indiana, a commencé à étudier dès 2003 la faille responsable du séisme de mardi. Il a rapidement averti les autorités haïtiennes de l'accumulation dangereuse de pression, mais peu de choses ont été faites pour renforcer les bâtiments dans ce pays très pauvre.
Une succession de catastrophes
"Le gouvernement haïtien n'est pas à blâmer", estime Eric Calais. "Ils nous ont écouté attentivement et ils connaissaient le danger. Ils étaient très préoccupés et avaient commencé à prendre des mesures. Mais c'est arrivé trop tôt". En mars 2008, Paul Mann et lui avaient pronostiqué un séisme de 7,2, sans toutefois pouvoir évaluer à quelle échéance. Or le gouvernement haïtien a dû, la même année, gérer la reconstruction après le passage de quatre ouragans dévastateurs sur l'île. Les autorités haïtiennes avaient tout de même commencé à préparer une réponse d'urgence, mais n'ont pas pu mettre aux normes les bâtiments les plus importants comme les écoles, les hôpitaux, les édifices gouvernementaux.
"C'est un pays pauvre", souligne encore Eric Calais. "Renforcer un bâtiment pour qu'il résiste à un séisme majeur peut être aussi coûteux que de le remplacer". Mais la destruction entraînée par le séisme de mardi pourrait désormais permettre de reconstruire aux normes, souligne ce chercheur, expliquant que des techniques d'ingénierie relativement bon marché seraient applicables.
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