© AFP/Julien TackOrphelins, ou ayant perdu le contact avec leur famille depuis la catastrophe, les enfants sont parmi les victimes les plus vulnérables du séisme qui a ravagé Haïti. Des victimes qui peuvent devenir une proie facile pour des réseaux de traite. Aussi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a-t-il lancé vendredi une mise en garde : de tels réseaux, en lien avec "le marché de l'adoption", profitent des grandes catastrophes. "Nous avions déjà fait cette expérience lors du tsunami : ces réseaux s'activent immédiatement et utilisent la faiblesse de l'Etat, la faiblesse de la coordination des acteurs sur le terrain pour enlever des enfants et les faire sortir du pays", a indiqué Jean-Luc Legrand, conseiller régional de l'Unicef, lors d'un point de presse à Genève.
"A l'hôpital de Port-au-Prince, on opérait 20 h sur 24"
<b>Témoignage - </b>Ron D. Perez, infirmier à New York, avait déjà secouru des victimes des attentats du 11-Septembre ; cette fois, il est parti en Haïti avec une équipe de chirurgiens. Pour TF1 News, il raconte.
Publié le 21/01/2010
La vie revient, malgré les morts et les pillages
<b>Synthèse - </b>Les autorités haïtiennes s'attendent à ce que le bilan atteigne les 150.000 morts lundi et craignent que 200.000 corps ne soient encore enfouis sous les décombres. A Port-au-Prince, les pillages se multiplient.
Publié le 23/01/2010
Les 33 enfants haïtiens adoptés sont arrivés à Paris
Ces enfants, âgés de un à six ans, ont été accueillis par leurs nouvelles familles après l'atterrissage de leur avion affrété par les autorités françaises, peu avant 20 heures. Carla Bruni-Sarkozy était également présente.
Publié le 22/01/2010
A 11 ans, elle sort vivante des décombres
Après huit jours passés sous les ruines de sa maison, une petite Haïtienne a été retrouvée par des voisins. Elle se rétablit doucement à l'hôpital.
Publié le 21/01/2010
Téléthon en mondovision pour les rescapés du séisme
George Clooney, Bono ou encore Jay-Z figurent parmi les célébrités qui participeront vendredi à l'opération exceptionnelle lancée par la chaîne MTV en faveur d'Haïti.
Publié le 21/01/2010
Premières images des petits Haïtiens attendus à Paris
Ils sont au nombre de 33, tous en cours d'adoption, et leurs familles d'accueil les attendent impatiemment en France.
Publié le 22/01/2010
Haïti : les pompiers de l'urgence de retour à Limoges
Les équipes de secours commencent à être relevées. C'est le cas de ces pompiers de l'Urgence internationale basés à Limoges qui ont travaillé d'arrache-pied à Port-au-Prince depuis le début du séisme et qui sont revenus hier soir à leur caserne.
Publié le 21/01/2010
L'aide américaine appréciée des Haïtiens
Sur le terrain, les Etats-Unis sont sur tous les fronts, sécuritaire et humanitaire. Ces dernières heures, la machine américaine a pris le contrôle de Port au Prince. Le tout dans l'enthousiasme général.
Publié le 21/01/2010
Or tout porte à croire que des réseaux similaires sont en pleine action en Haïti. "Nous avons pour l'instant des informations sur, disons, à peu près 15 enfants ayant disparu d'hôpitaux et cela avec des personnes qui ne sont pas de leur famille", a indiqué Jean-Luc Legrand, précisant qu'il existe "un certain nombre de preuves qu'il y a des réseaux de traite d'enfants en particulier à travers Saint-Domingue", la capitale de la République dominicaine voisine. Même si, jusqu'à présent, seuls "des cas anecdotiques" d'enfants ayant traversé la frontière entre Haïti et la République dominicaine avec des individus qui ne sont pas des proches, ou d'enfants embarqués sur des avions en partance de ce pays voisin d'Haïti, ont été rapportés.
"La situation de la traite des enfants en Haïti existait déjà" avant la catastrophe "et malheureusement, les réseaux de traite ont des liens avec le marché de l'adoption internationale", a-t-il expliqué. Le responsable de l'Unicef a rappelé que les pays qui accueillent des enfants d'Haïti doivent respecter la Convention de La Haye, protégeant les enfants et leurs familles des risques d'adoptions illégales. Ces pays doivent par conséquent s'assurer que les enfants adoptés n'aient pas été enlevés ou vendus, a-t-il insisté.
L'adoption, et ses risques
L'existence de ces réseaux et l'éventualité de la "mise en vente" d'enfants à adopter, ne fait que compliquer un peu plus la question de l'adoption de petits rescapés du séisme. L'Unicef avait déjà appelé jeudi à ce que "toute nouvelle adoption, particulièrement internationale, soit gelée pendant la phase d'urgence", afin de tenter d'abord de réunir les enfants avec leurs familles.
Mais certains gouvernements occidentaux et certaines familles désireuses d'adopter arguent qu'après un désastre humanitaire d'une telle ampleur, les enfants devraient avoir une chance de démarrer une nouvelle vie dans un pays leur proposant un meilleur avenir et de meilleurs soins médicaux. "Nous ne voulons pas empêcher que les enfants soient sauvés", explique Mayi Garneadia-Pierre, une bénévole de l'Unicef de passage à l'orphelinat Notre-Dame, où 57 des 132 enfants ont péri. Mais elle craint la rupture précipitée des liens familiaux. "Quand un enfant atteint l'âge de 15 ans, il a un énorme besoin de références identitaires. Il ne s'agit pas de maltraitance au sens traditionnel mais au sens où cela cause une rupture permanente. Il faut maintenir des liens", insiste-t-elle.
Outre l'Unicef, des ONG comme Save the Children ou World Vision craignent que, dans la précipitation pour sauver les enfants, cette accélération des procédures n'ait pour effet de briser des familles et de déraciner des enfants qui risquent de grandir dans l'isolement et la dépression.
Retour MYTF1
"A l'hôpital de Port-au-Prince, on opérait 20 h sur 24"

Chargement en cours...





