Employé du Programme Alimentaire Mondial © L. Galdamez / ReutersPour les membres du Programme alimentaire mondial, un tel incident était prévisible dans une capitale haïtienne en proie au chaos : les entrepôts de stocks de nourriture du PAM ont été pillés à Port-au-Prince. "Il va falloir les réapprovisionner", a stoïquement commenté une porte-parole de l'agence onusienne. Le PAM prévoit que deux millions d'Haïtiens totalement démunis après le tremblement de terre de magnitude 7 vont avoir besoin d'une aide alimentaire d'urgence dans le mois qui vient.
Haïti, un pays déjà en déshérence
Délabrement politique, misère sociale, insécurité, désastres climatiques : le séisme frappe l'un des pays déjà les plus pauvres et les plus démunis au monde. Le bilan s'annonce d'autant plus terrible.
Publié le 13/01/2010
Haïti : numéros d'urgences, appels aux dons, les infos pratiques
Vous êtes sans nouvelles de personnes présentes à Haïti lors du terrible séisme, vous voulez aider les organisations humanitaires dans leur secours, retrouvez ici les informations pratiques.
Publié le 13/01/2010
Les survivants quittent Port-au-Prince en proie à la violence
<b>Synthèse - </b> Des milliers d'habitants craignant des répliques du séisme, la famine et les émeutes ont commencé samedi à fuir la capitale haïtienne pour gagner les campagnes.
Publié le 14/01/2010
Au troisième jour, l'enfer continue à Port-au-Prince
Vendredi soir, les estimations fournies par les autorités haïtiennes fasiaient état de plus de 50.000 morts et de 250.000 blessés.
Publié le 14/01/2010
De retour d'Haïti, ils témoignent
Les images de désastre, les corps dans les rues, la peur et la fatigue : les premiers Français arrivés vendredi à l'aéroport d'Orly racontent.
Publié le 15/01/2010
Les miraculés de l'hôtel Montana
Les équipes françaises à pied d'oeuvre dans la capitale haïtienne ont pu extraire vendredi deux nouveaux survivants du séisme enfouis sous les ruines d'un hôtel de luxe. Près de 200 personnes pourraient encore être sous les décombres.
Publié le 15/01/2010
54 rescapés accueillis par Kouchner à Orly
Le ministre des Affaires étrangères s'est déplacé à l'aéroport où est arrivé vendredi matin le premier avion ramenant directement en métropole des survivants du séisme.
Publié le 15/01/2010
Haïti : les célébrités à pied d'oeuvre
A Port-au-Prince, le rappeur Wyclef Jean collecte des cadavres. Aux Etats-Unis, George Clooney va présenter un téléthon pour les victimes d'Haïti.
Publié le 15/01/2010
Haïti manque de médicaments
Les milliers de blessés lors du séisme qui a frappé Haïti attendent toujours d'être soignés. L'aide internationale tente de leur venir en aide.
Publié le 15/01/2010
Haïti : entre désespoir et colère
Trois jours après le séisme qui aurait fait jusqu'à 50.000 morts dans la capitale, Port-au-Prince, les sinistrés déambulent au milieu des ruines. 300.000 personnes, selon une estimation l'ONU, se retrouvent sans toit.
Publié le 15/01/2010
Organiser le ravitaillement en Haïti
Trois jours après le séisme meurtrier en Haïti, l'urgence est maintenant de soigner les blessés et d'apporter de l'aide aux populations sinistrées. Le ravitaillement s'organise mais l'eau potable manque.
Publié le 15/01/2010
Haïti : des ravitaillements sous haute-tension
Le désespoir et la colère gagnaient vendredi la population haïtienne tandis que la distribution de l'aide arrivée du monde entier se heurtait à un casse-tête logistique, trois jours après le séisme.
Publié le 15/01/2010
Haïti : les images de la désolation
Un tremblement de terre d'une puissance incroyable a dévasté mardi Port-au-Prince, capitale d'Haïti, faisant des centaines, voire des milliers de morts. Les images de Port-au-Prince dévastée.
Publié le 13/01/2010
Haïti : l'espoir dans le chaos, les images
Malgré le chaos et l'insécurité, l'aide internationale commence à se déployer dans les rues de Port-au-Prince et les secours s'organisent dans la ville dévastée. Les images d'espoir.
Publié le 15/01/2010
Risques d'émeutes
Comme le montrent une nouvelle fois ces pillages, l'insécurité est le premier obstacle que les sauveteurs étrangers rencontrent dans les rues dévastées de Port-au-Prince face à des Haïtiens souvent désespérés plus de 48 heures après le séisme qui a détruit leur capitale. Des habitants en colère ont bloqué jeudi certaines rues de la capitale avec des cadavres afin de protester contre le retard de l'assistance humanitaire. Shaul Schwarz, photographe pour le magazine Time, a dit avoir vu au moins deux rues barrées de cette manière. Le ministre brésilien de la Défense Nelson Jobim a mis en garde vendredi contre des risques d'émeutes à Haïti si les besoins les plus urgents de la population n'étaient pas rapidement satisfaits. Les Etats-Unis ont de leur côté assuré que les conditions de sécurité "restaient correctes" à Haïti. Même si les parachutistes de la 82e division aéroportée de l'armée américaine ont pris position vendredi sur le tarmac de l'aéroport de la capitale haïtienne ce afin de le sécuriser.
Des scènes de pillage ont été signalées dans le quartier de Delmas, l'une des principales artères de la capitale, où des gens ont pris du matériel électronique et des sacs de riz. D'autres ont été vus siphonnant de l'essence d'un camion-citerne abandonné. "Tous les policiers sont occupés à porter secours aux victimes ou à enterrer des membres de leur famille", explique le patron d'une entreprise de tuilerie. "Ils n'ont pas le temps de faire des patrouilles dans les rues".
"Les secours arrivent, mais ne sont pas distribués"
Selon les secouristes, le bilan des victimes risque de s'alourdir terriblement si les blessés ne bénéficient pas rapidement d'une assistance médicale. "Les prochaines 24 heures vont être décisives", estime Paul Cormier, officier des gardes-côtes américains et responsable d'un orphelinat à Haïti. Delfin Antonio Rodriguez, chef des opérations de la défense civile dominicaine, déplore de son côté : "Hier, on a voulu voler un de nos camions. Aujourd'hui, à cause de ça, il y a des endroits où nous avons à peine pu travailler". Les principaux hôpitaux étant détruits ou endommagés, il faudrait pouvoir installer un grand hôpital de campagne pour pouvoir accueillir les blessés. Mais dans le contexte actuel, c'est impossible : "Si nous l'installions de nuit, le matin il ne serait plus là", observe-t-il.
- Haïti : insécurité et pillages après le séisme - 02 min 20 s
- Haïtiens jetés à la rue et désepérés - 02 min 27 s
Cet expert en catastrophes naturelles est arrivé très vite à Port-au-Prince en provenance de la République Dominicaine, qui partage l'île d'Hispaniola avec Haïti. Mais une grande partie de l'aide internationale reste bloquée à l'aéroport. "Les secours arrivent, mais après ils ne sont pas distribués, probablement à cause de l'insécurité", observe-t-il encore. Mais les consignes sont strictes : pas question d'être armés, ce qui oblige à quitter les lieux à la tombée de la nuit, même lorsque au beau milieu d'un sauvetage.
Des cris sous les ruines
Quand les sauveteurs sont repérés sur un site, ils sont rapidement encerclés par des habitants qui leur amènent des blessés. D'autres leur expliquent qu'ils entendent des cris sous des décombres. "Nous essayerons d'y aller demain, mais maintenant c'est dangereux", répond un pompier dominicain. Incompréhension du côté des équipes d'habitants qui tentent à mains nues de dégager des victimes du séisme et crient leur rage face aux 4X4 des diplomates ou des travailleurs humanitaires qui passent sans s'arrêter. Souvent, ils entendent des cris et des plaintes sous les décombres, qui durent des jours, des heures, puis finissent par s'éteindre sans qu'aucun secours ne soit venu. Parfois aussi, des heures d'effort pour dégager un survivant ne permettent de retrouver qu'un mourant qui s'éteint dans les bras de ceux qui l'ont extrait des ruines.
Beaucoup d'Haïtiens sont aussi en colère contre le peu de réactivité de leur propre gouvernement. Pourtant, les autorités ne sont pas complètement absentes : au nord du palais présidentiel, un camion de pompiers, seul, au rouge éclatant et immaculé, sillonne les rues pour apporter de l'aide aux bénévoles. Un des pompiers a dû affronter le pire quand le camion a été appelé pour sa propre maison. Il y a découvert, émergeant de tonnes de gravats, les pieds enlacés de sa fille Nadèje et de son ami Maxo.
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