Dans les rues de Port-au-Prince, la police tente de faire respecter l'ordre/image d'archives © REUTERS"A la faveur du black-out qui sévit sur la capitale d'Haïti, des bandits en profitent pour harceler et violer femmes et jeunes filles réfugiées sous les tentes". De nouvelles formes de violence sont apparues à Port-au-Prince après le séisme qui a ravagé le pays faisant près de 170.000 morts, a dénoncé jeudi le directeur de la police haïtienne (PNH). Selon Mario Andrésol, il n'y a pas de chiffres disponibles, mais des organisations de femmes de Port-au-Prince ont déjà dénombré des cas et alerté des instances de l'ONU en Haïti.
Dix ans pour reconstruire Haïti ?
La catastrophe se range aux côtés du tsunami de décembre 2004 dans l'océan Indien et de l'ouragan Katrina qui avait submergé la Nouvelle-Orléans en 2005, estime l'association américaine Habitat for Humanity.
Publié le 21/01/2010
Haïti: Darlene Etienne, l'incroyable miraculée
Une adolescente a été sortie mercredi soir des décombres. Elle passé 15 jours sous le béton. "Tout laisse à penser qu'elle y était depuis la catastrophe proprement dite", assure un médecin.
Publié le 28/01/2010
Haïti : près de 170.000 corps retrouvés
15 jours après le séisme, le président haïtien a donné une conférence de presse, annonçant ce nouveau bilan et que les Français avaient proposé de reconstruire à l'identique le Palais présidentiel écroulé.
Publié le 27/01/2010
La vie reprend peu à peu en Haïti
Deux semaines après le séisme, les habitants de Port-au-Prince tentent de recommencer une nouvelle vie. Les marchés de la ville ont ouvert, les commerces se sont installés sur les trottoirs.
Publié le 29/01/2010
Haïti : les distributions de vivres tournent aux émeutes
A Haïti, dix-sept jours après le séisme, se nourrir relève du parcours du combattant pour les sinistrés. Chaque distribution de nourrriture tourne à l'émeute.
Publié le 29/01/2010
"Nous avons plus de 7.000 bandits dans les rues qui se sont échappés de la prison centrale le soir du séisme. Nous avions mis cinq ans pour les appréhender, ils sont dans la nature aujourd'hui et vont constituer une source de problèmes", craint le chef de la police.
Le soutien des Etats-Unis
Seule force de sécurité nationale forte de 8.000 membres environ, la police haïtienne compte de nombreuses victimes dans le séisme et tente aujourd'hui de travailler avec un effectif choqué et réduit de moitié. Sur un peu plus de 6.000 policiers affectés à la région de Port-au-Prince pour plus de trois millions de personnes, seuls 3.433 ont répondu à l'appel deux semaines après le désastre. "Avec un tel effectif, la police haïtienne peine à faire face à ses responsabilités et aux nouvelles formes de criminalité comme le viol et les pillages", qui se multiplient, a expliqué le responsable. Il a souhaité en outre une meilleure coopération avec les autres forces étrangères déployées en Haïti afin de réduire la pression sur la police haïtienne.
Le département d'Etat américain a indiqué de son côté que les Etats-Unis étaient prêts à apporter leur soutien contre le trafic de personnes, en particulier d'enfants. "La catastrophe en Haïti a déplacé de nombreuses personnes, séparé des enfants de leur famille, accentuant leur vulnérabilité", a souligné jeudi le porte-parole de la diplomatie américaine. Les Etats-Unis vont agir sur plusieurs fronts pour combattre ce problème, a-t-il poursuivi, citant le recensement des enfants non accompagnés, l'aide à la police haïtienne ou encore la sensibilisation de la population aux risques existants.
Des étudiants haïtiens accueillis dans des universités françaises |
Plus de 200 étudiants haïtiens vont être accueillis dans des universités françaises des Antilles, en Martinique et en Guyane, a annoncé vendredi la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, sur RTL. "Je souhaite que l'université française soit aussi solidaire d'Haïti. Dès les prochains jours, nous allons accueillir au sein de l'université Antilles-Guyane une soixantaine d'étudiants en master", a-t-elle dit. |
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