L'aide au compte-gouttes, les pillages et le chaos

Par TF1 News (D'après agence), le 17 janvier 2010 à 07h56 , mis à jour le 17 janvier 2010 à 13h28

Dossier : Séisme en Haïti

Alors que les secours gagnent peu à peu la région de l'épicentre du séisme, à Port-au-Prince, les policiers qui tentent de faire régner l'ordre sur place ont "peur".

Des pillards arrêtés par la police à Port-au-Prince.Des pillards arrêtés par la police à Port-au-Prince. © REUTERS

Au chaos, s'ajoute désormais l'insécurité. Les hélicoptères américains accélèrent dimanche la cadence de distribution de l'aide à Port-au-Prince, mais cela ne suffit pas à calmer la population affamée qui continue à dévaliser les magasins. Arrivé vendredi dans la baie de la capitale haïtienne, le porte-avions Carl Vinson a pris le relais de l'aéroport Toussaint Louverture, toujours saturé. La vingtaine d'hélicoptères de l'immense base flottante multiplie les rotations, allant chercher des vivres à l'aéroport pour ensuite les acheminer à travers l'agglomération de 2,8 millions d'habitants. "Les distributions s'améliorent mais elles restent très compliquées et très lentes", a reconnu Elisabeth Byrs, porte-parole d'Ocha (Bureau de coordination des affaires humanitaires).
  • Haïti, miracles et vies brisées

    Eunice, née à Port-au-Prince, a fait ses études en France avant de s'installer au Canada. Presque toute sa famille est encore en Haïti. Son frère, dans la capitale haïtienne, tente d'aider au milieu des cadavres.

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  • Haïti : numéros d'urgences, appels aux dons, les infos pratiques

    Vous êtes sans nouvelles de personnes présentes à Haïti lors du terrible séisme, vous voulez aider les organisations humanitaires dans leur secours, retrouvez ici les informations pratiques.

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Plus d'infos

Pour la première fois depuis le séisme de mardi, l'un des appareils a procédé à un largage dans le centre de la ville, jetant dans le stade Delmas une demi-douzaine de petits cartons de rations alimentaires. L'hélicoptère est reparti aussitôt, au grand dam des sinistrés. "Je pensais qu'ils viendraient vraiment nous aider", se désolait un père de famille, qui dort dans le stade depuis la catastrophe. Certains brandissaient une machette pour défendre cette manne providentielle. Un autre hélicoptère s'est posé sur les hauteurs de la capitale, dans une clairière cernée par la foule et sécurisée par des soldats américains de la 82ème division aéroporté. En cinq minutes, les cartons ont été déchargés. Mais une telle organisation exemplaire est rare et les coups de feu claquent de  plus en plus souvent dans les rues. Pour disperser les Haïtiens qui se ruent dans les bâtiments en ruines pour aller chercher de l'eau et de la nourriture, les policiers tirent en l'air. "Ils volent n'importe quoi. Que cela leur serve ou non. C'est de la folie. Nous avons reçu l'ordre d'uniquement les disperser", confie un policier, Louis Jean Eficien. "Notre travail ne sert à rien. Nous ne sommes pas protégés et nous avons peur".

Les secours progressent

Au milieu de ce désordre, les recherches se poursuivent. "Les 72 premières heures sont décisives. Après ça, les chances de retrouver des survivants sont très minces", note toutefois un secouriste espagnole. Les sauveteurs redoutent surtout la chaleur qui accélère la déshydratation des personnes coincées ou des survivants. Le dernier bilan des autorités haïtiennes fait état de 50.000 morts, 250.000 blessés, 1,5 million de sans-abri et plus de 25.000 corps ramassés. Face à cet enfer, beaucoup choisissent l'exode. Valise à la main ou sans  rien, ils sont des centaines à vouloir monter dans des vieux bus se dirigeant  vers le nord. "Je veux aller à mon pays natal", dit Ferdinand Nivose, un jeune homme qui a  déboursé 80 dollars pour rejoindre Cap Haïtien.

Retrouvez notre sossier sur le séisme en HaïtiLes secours commencent également à mettre cap au sud-ouest de la capitale, vers l'épicentre du séisme. Un premier convoi d'aide est notamment arrivé samedi à Léogâne, ville de 134.000 personnes située à 17 km de Port-au-Prince. Des villas coloniales à l'église, en passant par les petites cabanes de plage, plus rien ou presque n'est debout. 90% des bâtiments de cette ont été détruits, selon l'ONU. Carrefour, une ville de 334.000 habitants, également proche de l'épicentre du séisme, est à moitié détruite, tout comme Jacmel, a indiqué l'ONU. "Le gouvernement a perdu ses capacités de fonctionnement mais il ne s'est  pas effondré", a assuré le président René Préval qui doit accueillir dimanche le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Samedi, ce dernier a confirmé la mort du chef de la mission des Nations  unies en Haïti, Hedi Annabi, lors du séisme.

Par TF1 News (D'après agence) le 17 janvier 2010 à 07:56
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13 Commentaires

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  • tcaut, le 17/01/2010 à 22h42

    Bonsoir david_d Ancien militaire de la Marine Nationale , il y a du vrai dans ce que vous dites, mais l'organisation dans ce chaos ne peut pas se faire en 24H. Pour l'eau et l'électricité s'ils n'ont aucun moyen , il reste le PA "Carl Vinson" qui avec ses puissants réacteurs developpant près de 200 mega watt, ils sont capable d'alimenter une ville, de plus ce porte avion peut fournir des milliers de litres d'au en 24H, c'est aussi cela un porte avion, sans compter les blocs opératoires à bord. J'ai navigué sur notre Clémenceau pendant 1 an en 1975 il y avait pas mal d'équipement , mais rien de comparable avec les porte avions Sarattoga de l'époque. Je ne serais pas étonné que les américains envoient un 2ème PA, sachez que sur ce type de PA américains ils peuvent embarquer jusqu'à plus de 90 aéronefs , avions et très gros hélicos. cordialement Thierry

  • tcaut, le 17/01/2010 à 22h00

    Bonjour bugscannes Si vous connaissez un peu la géographie, les Etats Unis sont les plus proches pour intervenir le plus rapidement , c'est d'ailleurs eux qui sont arrivés les premiers, ils disposent d'un potentiel humain et d'une puissance militaire hallucinante, il ne sont pas la plus grande puissance au monde pour rien. Le Porte avions "Carl Vinson" est fortement équipé, pouvant acueillir plus de 90 aéronefs ( avions et gros hélicos ), il dispose même de plusieurs blocs opératoire, grace à cette force il faut qu'ils sécurisent en priorité Haïti de tous les pillards armés et sans scrupule c'est une forme de guérilla, mais il faut déjà commençé par éliminer la vermine afin de pouvoir faire de l'humanitaire, envoyer effectivement de l'humanitaire sans protection militaire c'est comme mettre un homme dans une cage avec un lion. Ils s'entretuent dès que les colis de nourritures tombent et certains avec des machettes. Le porte avion avec ses puissants réacteurs nucléaires de près de 200 méga watt peut alimenter en électricité sans soucis des parties de Port au Prince et en même temps fournir des milliers de mettre cube d'eau potable, c'est aussi cela un porte avion ( j'ai navigué pendant 1 ans sur notre Clémenceau durant ma carrière dans la Marine Nationale, j'ai 55 ans et c'étai en 1975, rien de comparable aux PA américains, mais nous avions déjà du matos à cette époque, alors eux je ne vous raconte même pas. C'est un problème qui présente 2 gros problèmes majeurs. 1/ sécuriser le pays et traquer les pillards c'est le rôle des militaires, et il y aura malheureusement des morts. 2/ Sauver, aider et reconstruire cette ville, mais cela ne pourra ce faire que si le point 1 a réussi, mais je ne m'inquiète pas, cela réussira. Les américains ne sont pas venus faire la guerre mais aider des pauvres gens. Quant à la corruption et les pillards il y a belle lurette que cela existe. Quant aux mauvaises langues sachez que les américains ne veulent pas s'approprier Haïti pour en faire un point stratégique, ce point stratégique ils l'ont déjà à Porto Rico avec un grand port militaire appartenant à la US Navy, port assez impressionnant. Mais les américains devront rester le temps qu'il faut , tant que ce pays n'aura pas retrouvé sa stabilité et des conditions de vie digne, d'hygiène, de sécurité et que tous les gens puissent manger à leur faim , ensuite il faudra que les Haïtien forme un Gouvernement solide avec un armée et Police efficace pour éviter que la corruption ne revienne. Il faudra du temps mais ils y arriveront, et UN GRAND MERCI A TOUS LES DONATEURS DU MONDE, ' j'ai donné de mon côté, ce quej'ai pu, mais l'important est de participr, aider son prochain ) tout cet argent si il est bien géré ne pourra que faire avancer rapidement dans le bon sens Haïti. Ils sont peut être fait une boulette en Louisiane, tout le monde peut en faire, mais je suis sur que sur ce coup ils vont se rattraper et j'espère qu'ils seront ovationnés. Condoléances à toutes les personnes d'Haïti qui ont perdu des proches et une pensée pour les haïtiens. cordialement Thierry

  • danou34110, le 17/01/2010 à 19h12

    Il ne faut tout de même pas oublier, si les informations communiquées sont exactes, qu'il y a les 6 000 détenus de la prison écroulée qui sont dans la nature, qui ne doivent pas être des enfants de choeur si on en juge par la dureté de la vie là-bas...

  • bruno-velizy, le 17/01/2010 à 12h08

    Bon et bien on va inventer un nouveau mot : Schtroumpher, ça va ? Donc quand on prend qqch qui ne nous appartient pas, c'est voler, sauf si on a faim (même si ce qu'on prend, c'est une bicyclette), ça s'appelle schtroumpher.

  • diktatur, le 17/01/2010 à 11h10

    IL y en a ici qui font des commentaires naïfs... distribuer de la nourriture sans protection militaire,c'est risquer la peau des secouristes...

  • stelmaria0, le 17/01/2010 à 10h29

    Vous avez la critique tres prompte et facile vous autres....Oui voler c'est bien le terme,mais,vous critiquez la population haitienne bien au chaud derriere vos ordis dans vos pantoufles.Dans un pays ou la corruption est monnaie courrante,ou le niveau de pauvrete est l'un des plus eleve de la planete,une nature qui s'acharne sur cette ile,vous ajouttez tout va et vous obtenez des situations de pillage.Les haitiens ont faim,ils ont soif,pour certain ca fait 4jours qu'ils n'ont pas eu quelque chose a se mettre sous la dent,alors quand je vous ettend tous dire"oui voler c'est vraiment pas bien",je suis sarcastique car votre raisonnement est pathetique

  • belasco95, le 17/01/2010 à 10h08

    Excellent commentaire. Sauf qu'à chaque catastrophe, l'être humain essaie de survivre comme il peut, de manière plus ou moins crapuleuse (même si, dans ces moments là, cette notion ne veut absolument plus rien dire: seule la survie compte) et de ce fait, des vols, pillages et autres violences sont perpétrés. De ce fait, et puisque de son propre aveu, le gouvernement a "perdu sa capacité à réagir", il faut envoyer là bas des forces de l'ordre afin de réguler tout cela. Avouez que ce serait bête qu'au drame naturel s'ajoute des drames humains que l'on peut prévoir. D'autre part, vous conseillez d'envoyer (en lieu et place des GI's) des sacs de riz. C'est ce qu'ont fait des dizaines d'ONG en pensant bien faire. Malheureusement, il n'y a pas d'eau ni d'électricité là bas et la consommation du riz est malheureusement impossible. Ainsi les milliers de sacs envoyés vont se gâcher. Donc le riz, il faut l'oublier. (d'ailleurs, les pouvoirs publics abondent dans ce sens)

  • david_d, le 17/01/2010 à 09h50

    L'aide d'urgence est quelque chose de trés difficile, de trés complexe, et les erreurs à la va-vite augmente le chaos. Exemple? Du riz n'est mangeable que cuit. A Port-Au-Prince, il n'y a plus d'électricité, plus de gaz, et presque pas de bois. Ajouter à cela des problèmes d'approvisionnement en eau. Vous faite comment pour cuire le riz? Donc, inutile les "parachutage de sac de riz".

  • syl_ben, le 17/01/2010 à 09h09

    Sauf qu'ils sont les seuls à avoir la capacité logistique pour une telle opération. Quant à Katrina, l'administration en place était incompétente. L'histoire a montré que les USA ont une grande capacité à rectifier leurs erreurs

  • pidri74, le 17/01/2010 à 09h08

    Bah survivre en prenant des affaires qui ne leurs servent pas et appartenant à d'autres c'est bien "voler"... Vous voulez utiliser quoi comme verbe ? Si demain un sdf dévalise votre habitation et qu'il tire votre télé, votre bouffe et vos meubles, je ne pense pas que vous direz: "mais non c'est rien il esseille juste de survivre".

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