Insécurité et désespoir en Haïti

Par TF1 News (d'après agence), le 17 janvier 2010 à 16h11 , mis à jour le 17 janvier 2010 à 23h44

Dossier : Séisme en Haïti

Des milliers d'Haïtiens errent dans les rues en attendant l'aide internationale qui peine à arriver. Les pillages se poursuivent.

Des pillards arrêtés par la police à Port-au-Prince.Des pillards arrêtés par la police à Port-au-Prince. © REUTERS

Au chaos, s'ajoute désormais l'insécurité grandissante à Port-au-Prince. Dimanche matin, des policiers haïtiens ont ouvert le feu sur des pillards dans un marché de la capitale, tuant au moins l'un d'entre eux. Les pillards étaient en train de s'emparer de marchandises au marché Hyppolite lorsque l'un d'entre eux, un homme d'une trentaine d'années touché par balles à la tête, a été tué. Un autre pillard s'est immédiatement emparé du sac à dos de la victime. L'afrontement entre policiers et pillards s'est poursuivi, et des renforts de police sont arrivés sur place armés de fusils à pompe et de fusils d'assaut.
  • Haïti, miracles et vies brisées

    Eunice, née à Port-au-Prince, a fait ses études en France avant de s'installer au Canada. Presque toute sa famille est encore en Haïti. Son frère, dans la capitale haïtienne, tente d'aider au milieu des cadavres.

    Publié le 16/01/2010 Haïti, miracles et vies brisées
  • Haïti : numéros d'urgences, appels aux dons, les infos pratiques

    Vous êtes sans nouvelles de personnes présentes à Haïti lors du terrible séisme, vous voulez aider les organisations humanitaires dans leur secours, retrouvez ici les informations pratiques.

    Publié le 13/01/2010 Haïti : numéros d'urgences, appels aux dons, les infos pratiques
  • Incident franco-américain à l'aéroport de Port-au-Prince

    Un avion français a dû se dérouter vers Saint-Domingue, n'ayant pas reçu l'autorisation de se poser sur l'aéroport de la capitale haïtienne, géré par les Américains. Une mésaventure qui se serait produite plusieurs fois.

    Publié le 16/01/2010 Incident franco-américain à l'aéroport de Port-au-Prince
  • Des pillards font régner la terreur alors que l'aide se déploie

    Malgré l'arrivée des troupes américaines censées encadrer la distribution de l'aide, les habitants restent privés de tout depuis mardi. Une situation qui favorise les pillages et l'émergence de gangs armés.

    Publié le 16/01/2010 Des pillards font régner la terreur alors que l'aide se déploie
  • Les forces américaines au chevet d'Haïti

    L'armée américaine est très présente en Haïti, avec le déploiement de milliers de soldats, de navires de guerre dont un porte-avions nucléaire, et d'équipes médicalisées rompues aux situations de crise.

    Publié le 16/01/2010 Les forces américaines au chevet d'Haïti
  • A Port-au-Prince, d'autres séismes viendront

    Haïti et sa région doivent s'attendre à d'autres tremblements de terre majeurs, prédisent les experts. Or, l'ampleur même des destructions pourrait permettre de reconstruire rapidement des bâtiments plus résistants.

    Publié le 16/01/2010 A Port-au-Prince, d'autres séismes viendront
  • Haïti : des cartographes pour guider les secours

    Comment repérer les zones les plus touchées, comment se déplacer dans un labyrinthe de ruines ? Depuis Strasbourg, des spécialistes utilisent les données des satellites pour dresser des cartes de Port-au-Prince précieuses pour les secours.

    Publié le 16/01/2010 Haïti : des cartographes pour guider les secours
  • Le point sur l'aide internationale pour Haïti

    Les annonces d'aide humanitaire d'urgence et de fonds pour venir en aide à Haïti, dévastée par un séisme, se multiplient depuis mardi. Voici une liste des principaux pays ou groupements qui ont manifesté leur solidarité.

    Publié le 16/01/2010 Le point sur l'aide internationale pour Haïti
  • A Paris, dans le centre de planification des secours

    Toute la coordination des secours français se fait au ministère de la Défense dans un lieu ultra secret, là où toutes les opérations militaires françaises sont planifiées en temps de guerre comme en temps de paix.

    Publié le 16/01/2010 A Paris, dans le centre de planification des secours
  • L'Etat haïtien est sans-abri

    Décapité par le séisme, le gouvernement haïtien est réduit à sa portion congrue. Le Président, comme le Premier ministre sont condamnés à l'errance.

    Publié le 16/01/2010 L'Etat haïtien est sans-abri
  • Haïti : l'aéroport sous contrôle américain

    Les stocks de nourriture et de matériel de secours sont sous bonne garde à l'aéroport de Port-au-Prince. Et pour cause : ces stocks peuvent attirer la convoitise des pillards.

    Publié le 16/01/2010 Haïti : l'aéroport sous contrôle américain
  • Haïti, "une des plus grandes opérations" d'aide, selon Obama

    Le séisme en Haïti donne lieu à "l'une des plus grandes opérations de secours" de l'histoire des Etats-Unis, a déclaré samedi le président Barack Obama.

    Publié le 16/01/2010 Haïti, "une des plus grandes opérations" d'aide, selon Obama
  • Les équipes françaises à pied d'oeuvre en Haïti

    Les secouristes français sont au travail à Port-au-Prince, notamment à l'hôtel Montana où quelques 200 personnes seraient portés disparues depuis la catastrophe.

    Publié le 16/01/2010 Les équipes françaises à pied d'oeuvre en Haïti
  • Haïti : sauvetage miraculeux

    C'est un miracle. Une petite fille de 16 mois, Winnie, a été secourue après 3 jours sous les décombres.

    Publié le 16/01/2010 Haïti : sauvetage miraculeux
  • Haïti : après la catastrophe, la colère

    Les habitants commencent à se manifester pour exiger le retrait de piles de cadavres en décomposition. Il ont dressé une barricade sur la route de Carrefour au sud-ouest de la capitale.

    Publié le 16/01/2010 Haïti : après la catastrophe, la colère
  • Haïti : la population fuit la capitale

    Des milliers d'Haïtiens, terrifiés à l'idée d'un nouveau séisme et craignant la violence des pillards, tentent de quitter Port-au-Prince, capitale dévastée d'un pays en ruines.

    Publié le 16/01/2010 Haïti : la population fuit la capitale
  • Course contre la montre pour les sauveteurs

    Les secouristes français de la sécurité civile sont au travail sur place notamment à l'hôtel Montana où quelques 200 personnes seraient portés disparues depuis la catastrophe. Ils les recherchent sans relâche mais l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise.

    Publié le 16/01/2010 Course contre la montre pour les sauveteurs
  • La démonstration de force américaine

    Le tremblement de terre en Haïti a donné lieu à "l'une des plus grandes opérations de secours" de l'histoire des Etats-Unis, a déclaré samedi le président Barack Obama.

    Publié le 16/01/2010 La démonstration de force américaine
  • La Martinique, base arrière des secours

    Les moyens civils et militaires mis en place par la France ont permis d'évacuer plus de 200 ressortissants français à partir de la Martinique.

    Publié le 16/01/2010 La Martinique, base arrière des secours
  • Une messe à Notre-Dame de Paris pour Haïti

    Une messe a été célébrée samedi à Paris en hommage aux victimes du séisme à Haïti.

    Publié le 16/01/2010 Une messe à Notre-Dame de Paris pour Haïti
  • Les artistes se mobilisent pour Haïti

    Les artistes lancent des initiatives pour appeler aux dons, et l'enregistrement d'une chanson avec plusieurs interprètes, dont Charles Aznavour, a commencé à Paris.

    Publié le 16/01/2010 Les artistes se mobilisent pour Haïti
  • A Port-au-Prince, une ambiance d'état de siège

    Les héilcoptères américains sillonnent sans cesse le ciel de la capitale haïtienne. Ce afin d'identifier les zones les plus sévèrement touchées.

    Publié le 16/01/2010 A Port-au-Prince, une ambiance d'état de siège
Plus d'infos

Les pillages se multiplient dans la capitale haïtienne, cinq jours après le séisme de mardi qui a fait quelque 40.000 à 50.000 morts et environ 1,5 million de sans abri. Une grande partie de la population sinistrée n'a pas de quoi se nourrir ni s'approvisionner en eau potable et la distribution de l'aide humanitaire internationale est rendue extrêmement difficile par la destruction des principales voies de communication.

Population affamée

Dans ce climat tendu, les hélicoptères américains accélèraient dimanche la cadence de distribution de l'aide, mais cela ne suffit pas à calmer la population affamée qui continue à dévaliser les magasins. Arrivé vendredi dans la baie de la capitale haïtienne, le porte-avions Carl Vinson a pris le relais de l'aéroport Toussaint Louverture, toujours saturé. La vingtaine d'hélicoptères de l'immense base flottante multiplie les rotations, allant chercher des vivres à l'aéroport pour ensuite les acheminer à travers l'agglomération de 2,8 millions d'habitants. "Les distributions s'améliorent mais elles restent très compliquées et très lentes", a reconnu Elisabeth Byrs, porte-parole d'Ocha (Bureau de coordination des affaires humanitaires).

Pour la première fois depuis le séisme de mardi, l'un des appareils a procédé à un largage dans le centre de la ville, jetant dans le stade Delmas une demi-douzaine de petits cartons de rations alimentaires. L'hélicoptère est reparti aussitôt, au grand dam des sinistrés. "Je pensais qu'ils viendraient vraiment nous aider", se désolait un père de famille, qui dort dans le stade depuis la catastrophe. Certains brandissaient une machette pour défendre cette manne providentielle. Un autre hélicoptère s'est posé sur les hauteurs de la capitale, dans une clairière cernée par la foule et sécurisée par des soldats américains de la 82ème division aéroporté. En cinq minutes, les cartons ont été déchargés. Mais une telle organisation exemplaire est rare et les coups de feu claquent de  plus en plus souvent dans les rues.

Les secours progressent

Au milieu de ce désordre, les recherches se poursuivent. "Les 72 premières heures sont décisives. Après ça, les chances de retrouver des survivants sont très minces", note toutefois un secouriste espagnole. Les sauveteurs redoutent surtout la chaleur qui accélère la déshydratation des personnes coincées ou des survivants. Le dernier bilan des autorités haïtiennes fait état de 50.000 morts, 250.000 blessés, 1,5 million de sans-abri et plus de 25.000 corps ramassés. Un général américian chargé de la force spéciale américaine sur place évoque un bilan beaucoup plus lourd qui pourrait s'établir entre 150.000 et 200.000 morts.
 
Face à cet enfer, beaucoup choisissent l'exode. Valise à la main ou sans  rien, ils sont des centaines à vouloir monter dans des vieux bus se dirigeant  vers le nord. "Je veux aller à mon pays natal", dit Ferdinand Nivose, un jeune homme qui a  déboursé 80 dollars pour rejoindre Cap Haïtien.

Retrouvez notre sossier sur le séisme en Haïti

Par TF1 News (d'après agence) le 17 janvier 2010 à 16:11
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

11 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • tcaut, le 18/01/2010 à 17h11

    Bonjour OK mais de la à s'entretuer il y a des limites .... cordialement Thierry

  • humanoide56, le 18/01/2010 à 00h39

    Re ! j'ai vécu l'inverse aussi lors d'une opération de sauvetage de masse où les militaires (200) avaient tous la balle dans le canon pour protéger des gamins de misères contres des escadrons de la mort (flics)

  • tcaut, le 17/01/2010 à 21h23

    Bonsoir Danou34110 En comparaison des intempéries neigeuses que nous avons subi en France et en Europe cela n'est rien par rapport à cette catastrophe terrible et triste. Dany je connais bien toute cette région , ayant été militaire de carrière , qui plus est dans la Marine. Il y avait certainement des magazins, mais certains ont du être ensevelis et inaccessibles, quant aux autres qui devaient rester à peu près debout ils ont du être la cible privilégiée des pillards, la corruption règne depuis longtemps à Haïti. Je pense que seuls les américains avec leur puissance et leur potentiel en hommes et logistique pourront remettre Haïti sur pied. Une fois ces deux taches très difficiles terminées, traquer les pillards, et sauver ce qui peut être encore récupérable, reconstruire, mais il ne faut pas faire les même conneries que par le passé, on ne peut plus construire en dur sur cette partie du monde qui repose sur un sol en permanence en mouvement. Il faudra ensuite créer un vrai gouvernement, c'est le rôle des haïtiens doté d'une Police draconnienne afin que calme et tranquilité règne sur Haïti. Il faudra du temps, mais rien n'est impossible, en France on s'est remis des guerres et on est reparti , partout dans le monde c'est ainsi. Mais il ne faut surtout pas refaire les mêmes erreurs que par le passé, il faut tirer des leçons de cette tragédie et avoir une pensée pour tous ces pauvres gens qui sont morts en quelques secondes. Oui c'est un sacré casse tête ce séisme. En revanche n'en déplaise à certaines mauvaises langues les américains sont venus les premiers, Haïti est à proximité de la Florite et de Porto Rico. A Porto Rico ils ont déjà un port militaire assez impressionnant, leurs batiments de guerre pour les avoir vu et être monté à bord sont gigantesques, à côté nous avions l'impression d'être un petit bateau de pêche. Donc Haïti n'est pas un point stratégique, ils en ont ont déjà un à Porto Rico. Mais bravo à tous les gens du monde pour les dons, j'ai également donné mais modestement, mais je pense que seul le geste compte. Il ne faut pas qu'il y ait non plus trop de monde sur Haïti, primo c'est dangereux vis à vis des pillards armés et sans scrupule et secundo , cela risque de créer un merdier. Laissons aux Etats Unis le soin de la gestion de ce drame, et à leur demande s'il s'en on besoin ils nous appeleront nous et les autres et nous irons. Récoltons un maximum d'argent car cela va coûter très cher pour refaire Haïti. Cordialement et amitiés Dany34110 Thierry

  • verdunville, le 17/01/2010 à 20h57

    Le pénitencier national de PAP qui a une capacité pour abriter 1000 prisonniers mais en contenait près de 4 fois plus a été détruit et nombre de prisonniers qui n'ont pas été tués ou ensevelis sous les décombres se sont évadés. Et ce n'est qu'en déblayant le terrain que pourra être faite l'estimation de ceux qui sont dans la nature, notamment des membres de bandes organisées très violentes, trafiquants ou kidnapeurs qui noyautaient les bidonvilles et qui sans doute ont déjà repris du service, ce qui expliquerait l'insécurité signalée qui est loin d'être la règle (d'après des témoignages directs) et semble pour l'instant circonscrite à certains quartiers.

  • schmeuh, le 17/01/2010 à 19h46

    J'aurais rien a manger, je ferais pareil !!! c'est normal !!!!

  • danou34110, le 17/01/2010 à 19h21

    Bonsoir, Thierry. Vous aviez disparu ? Il y a une chose que je ne m'explique pas. S'il y a des magasins encore debout contenant ce qui fait défaut aux sinistrés, pourquoi les autorités n'ont-elles pas réquisitionné ces marchandises pour les distribuer en attendant que l'aide internationale ne prenne le relais ? Cela aurait évité l'exaspération et le pillage.

  • virginie_84, le 17/01/2010 à 17h43

    C'est vrai ils luttent pour survivre faut les comprendre

  • 12emma3, le 17/01/2010 à 17h31

    Oui, il n'y pas vraiment d'autres solutions malheureusement.

  • coan81, le 17/01/2010 à 17h30

    Peut on parler de "pillards" ?? dans ces memes conditions que ferions nous pour nourrir les notres??

  • deadpool59, le 17/01/2010 à 17h03

    C'était déjà très dangereux avant le tremblement de terre alors maintenant...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience