Barack Obama annonçant des mesures pour encadrer l'activité des banques (21 janvier 2010) © TF1/LCIFait rare, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a décerné un satisfecit à Barack Obama : "Comme c'est toujours le cas avec la réglementation, le diable se cache dans les détails, mais c'est un grand pas en avant par rapport à où l'on était". La bourse américaine a beaucoup moins apprécié et les valeurs bancaires ont dégringolé. Il faut dire que les grandes banques de Wall Street étaient directement visées par les dernières annonces du président américain.
Obama dialogue avec les internautes sur YouTube
Barack Obama a donné pour la première fois, lundi, une interview réalisée avec les questions des citoyens américains sur le site de partage de vidéos Youtube.
Publié le 02/02/2010
L'emploi au coeur du premier discours sur l'état de l'Union d'Obama
Le président américain a consacré la majeure partie de son discours de mercredi devant le Congrès à l'économie, et promis de ne pas abandonner la réforme sur l'assurance maladie.
Publié le 28/01/2010
Sur les bourses mondiales, une onde de choc nommée Obama
Les projets bancaires du président américain ont fait dévisser les places boursières dans le monde entier.
Publié le 23/01/2010
Les Français ont la haine contre leurs banques
Comme leurs voisins anglais, les français approuvent massivement les taxes sur les bonus bancaires et estiment que les banques n'ont pas tiré les leçons de la crise.
Publié le 19/01/2010
Obama va réclamer des milliards aux banques
Le président américain va annoncer jeudi qu'il impose des taxes aux grandes banques américaines afin de récupérer les milliards de dollars versés par les contribuables.
Publié le 13/01/2010
Soucieux de reprendre la main deux jours après avoir perdu la majorité qualifiée au Sénat, Barack Obama compte interdire aux banques, ou aux institutions financières contrôlant des banques, de posséder, d'investir ou de soutenir des fonds spéculatifs ou des fonds de capital-investissement. "Nous devons mettre en oeuvre des mesures de bon sens qui vont protéger les contribuables américains et l'économie américaine de crises futures", a déclaré le chef de la Maison blanche à la presse, entouré pour l'occasion de ses principaux conseillers économiques et de parlementaires de premier plan. Ses propositions devront toutefois obtenir le feu vert du Congrès.
"C'est un combat que je suis prêt à avoir"
"Il ne faut plus autoriser les banques à trop s'éloigner de leur mission centrale qui est d'être au service de leur clients", a ajouté le président. "Si ces gens veulent la bagarre, c'est un combat que je suis prêt à avoir", a-t-il lancé, adoptant un ton plus populiste visant rassembler son camp autour du mécontentement de l'opinion face aux excès de Wall Street. Barack Obama souhaite également restreindre sévèrement la pratique des opérations pour compte propre, qui consiste pour les banques à jouer en Bourse leur propre argent par opposition aux placements pour le compte de la clientèle. Ces opérations se sont révélées extrêmement lucratives pour les banques mais elles ont accru la volatilité sur les marchés. La Maison blanche estime que cette pratique a contribué à mettre le système financier américain au bord du gouffre en 2008.
Barack Obama souhaite aussi que soit votée une limite à la taille des banques en proportion de l'ensemble du secteur financier. Cette limite prendrait en compte, outre les sommes déposées en banque, déjà plafonnées, d'autres sources de financement comme la dette. "Ces dernières années, de trop nombreuses institutions financières ont risqué l'argent du contribuable en gérant des fonds spéculatifs et des fonds de capital-investissement et en faisant des investissements plus risqués pour obtenir des bénéfices rapides", a critiqué le chef de l'Etat. Austan Goolsbee, un de ses conseillers économiques, a expliqué que les mesures annoncées visaient notamment à mettre fin au concept qui voudrait que certains établissements soient "trop gros pour faire faillite" et montrer que quand de telles institutions "échouent, elles meurent".
Avant son annonce, Barack Obama avait rencontré Paul Volcker, ex-président de la Réserve fédérale qui dirige l'équipe de ses conseillers économiques. Celui-ci est favorable à un encadrement des grands établissements financiers pour limiter leur capacité de nuisance. De sources financières, on a indiqué que le secrétaire au Trésor Timothy Geithner aurait montré une attitude réticente. Il craindrait que la limitation proposée en matière de taille et d'activité pour compte propre des grandes banques ne limite leur compétitivité au niveau mondial. Mais un responsable de la Maison blanche a affirmé que le plan de Barack Obama avait le soutien unanime de toute l'équipe économique du président.
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