C'est peu dire si son premier discours annuel sur l'Etat de l'Union (3h jeudi, heure française), point fort de la vie politique américaine traditionnellement programmé fin janvier ou début février, arrive à un mauvais moment pour Barack Obama -l'an passé, à peine investi, il n'avait pas eu à se livrer à l'exercice devant le Congrès.
"Obama doit obtenir des résultats probants sur l'emploi"
<b> Interview -</b> Steven Ekovich, professeur de sciences politiques, décrypte pour TF1 News le premier discours sur l'état de l'Union prononcé mercredi soir par le président américain.
Publié le 28/01/2010
Obama dialogue avec les internautes sur YouTube
Barack Obama a donné pour la première fois, lundi, une interview réalisée avec les questions des citoyens américains sur le site de partage de vidéos Youtube.
Publié le 02/02/2010
Sur les bourses mondiales, une onde de choc nommée Obama
Les projets bancaires du président américain ont fait dévisser les places boursières dans le monde entier.
Publié le 23/01/2010
Obama : "j'ai commis des erreurs"
Tout en se disant plus optimiste aujourd'hui pour l'avenir des Etats-Unis qu'il y a un an, le président américain a admis jeudi avoir commis des erreurs lors de sa première année à la Maison-Blanche.
Publié le 21/01/2010
Un gâteau d'anniversaire au goût amer
Un an jour pour jour après son arrivée à la Maison-Blanche, Barack Obama a perdu mardi soir la majorité qualifiée qu'il détenait au Sénat, après l'élection d'un républicain au siège du défunt sénateur Ted Kennedy, un revers qui hypothèque l'avenir des réformes.
Publié le 20/01/2010
A l'issue de sa première année de mandat, le locataire de la Maison-Blanche traverse actuellement une passe difficile, à la fois sur le plan économique que politique. Tout d'abord, son plan de relance de près de 800 milliards de dollars, lancé courant 2009, peine à produire ses effets concrets sur la vie quotidienne des Américains. Certes, le pays est sorti de la récession depuis plusieurs mois. Mais le chômage, principale préoccupation, casse-tête majeur, ne régresse pas. Au mieux, il stage, selon les mois, aux alentours de 10% de la population active. En décembre, 85.000 emplois ont ainsi été détruits.
"Pas de solution magique"
Premières touchées : les classes moyennes. C'est surtout vers elle, et leur pouvoir d'achat, qu'une grande partie de l'intervention sera dédiée. "Il y aura une série de propositions destinées à stabiliser la situation et à répondre à l'insécurité et à l'angoisse croissantes des gens qui, même s'ils n'ont pas perdu leur emploi, se sentent toujours pris à la gorge entre la baisse de leurs revenus et la hausse de leurs dépenses", a déjà annoncé le président sur ABC. Mais il doit aussi composer avec le coût de ces mesures.
Concrètement, il doit donc trouver un équilibre entre la nécessité de soutenir encore l'économie, avec notamment des mesures fiscales, et celle de freiner l'augmentation du déficit budgétaire, qui s'est élevé à 1.400 milliards de dollars en 2009. "Il n'y a pas de solution magique pour améliorer les comptes publics. La baisse des déficits, passera par un lent décapage et nécessitera la coopération entre républicains et démocrates", explique Barack Obama.
L'assurance-maladie bloquée ?
Les républicains joueront-ils le jeu ? En temps normal, rien n'est déjà moins sûr. C'est encore plus le cas aujourd'hui puisqu'ils ont le vent en poupe du point de vue électoral. Ils ont en effet remporté la plupart des élections partielles s'étant déroulées ces derniers mois. La dernière en date est à la fois symbolique et politiquement primordiale : le parti républicain a récupéré le siège de sénateur du Massachusetts laissé vacant après le décès de Ted Kennedy, qui occupait la fonction depuis plusieurs décennies. Conséquence : les démocrates ont perdu la majorité qualifiée qui leur aurait permis de passer outre les obstructions adverses sur le projet de réforme de l'assurance-maladie. L'entrée en vigueur du texte sera certainement retardée.
Cette défaite confirme dans les faits la baisse de popularité dans les sondages du président. Après avoir débuté à presque 70% de bonnes opinions, il navigue, désormais, au mieux, au niveau de la cote d'alerte des 50%. Depuis que les enquêtes existent, c'est un score très moyen à l'issue d'une première année de mandat. Comme un symbole de ses difficultés, Barack Obama a dû s'effacer devant "Lost". Programmé initialement le 2 février, son discours a été avancé car il aurait décalé le premier épisode de la dernière saison de la série où les héros évoluent dans une faille spatio-temporelle.
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