Les côtes japonaises évacuées après le séisme au Chili

Par S.M (d'après agence), le 28 février 2010 à 08h27 , mis à jour le 28 février 2010 à 11h01

Un séisme parmi les plus violents depuis un siècle a fait au moins 300 morts et deux millions de sinistrés samedi au Chili, déclenchant des alertes au tsunami notamment au Japon où 320.000 personnes ont été évacuées dimanche.

[Expiré] [Expiré] Alerte au tsunami au Japon © AFP/Toru Yamanaka

 
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90% des victimes ont été tuées dans leur sommeil, surprises dans leur lit par le tremblement de terre de magnitude 8,8. La terre a tremblé très fort samedi au Chili. Il s'agit d'un des plus violents séismes depuis un siècle. Le bilan est lourd : au moins 300 morts et deux millions de sinistrés. Dans la région de Concepcion, à 500 km au sud de la capitale Santiago, les dégâts sont spectaculaires : des dizaines de maisons détruites, des voitures écrasées sous les décombres, des routes éventrées et des ponts détruits, tel le grand viaduc sur le fleuve Bio Bio.
  
"La force de la nature a une nouvelle fois frappé notre patrie", a déploré la présidente Michelle Bachelet, qui termine son mandat à la tête du pays andin de 16 millions d'habitants. Le pays, situé dans une des zones à la plus forte activité sismique au monde, est situé sur une zone de convergence de deux plaques tectoniques majeures. C'est au Chili qu'a eu lieu le plus puissant séisme jamais enregistré, à Valdivia le 22 mai 1960, de magnitude 9,5.
  
Tsunami de 30 cm au Japon

Les autorités japonaises ont ordonné dimanche l'évacuation de 320.000 personnes dans trois préfectures du nord du Japon menacées par un tsunami majeur. Un nouveau tsunami de 120 cm a atteint dimanche à 06H49 GMT le port de Kuji, dans la préfecture d'Iwate (nord-est), quarante minutes après un premier raz-de-marée de 90 cm, a annoncé l'Agence météorologique japonaise. L'agence n'a dans l'immédiat fait état d'aucune victime, ni de dégâts. Il s'agit du plus important raz-de-marée enregistré dimanche au Japon après le très violent séisme survenu samedi au large du Chili. Le premier tsunami ayant atteint la côte du Japon à 04H47 GMT à Nemuro, à l'extrême nord du Japon, avait une hauteur de 30 centimètres. Il a été suivi de plusieurs autres variant de 10 à 50 cm de hauteur, selon les régions.  

Mais les autorités ont averti que des vagues beaucoup plus dangereuses, qui pourraient dépasser trois mètres, pourraient survenir au cours des prochaines heures. "Les gens ne doivent pas retourner chez eux tout de suite après la première vague", selon un spécialiste japonais des séismes. "Il faut trouver refuge dans des immeubles solides, au deuxième étage ou même encore plus haut. Ou bien dans des endroits d'au moins six mètres de haut", a-t-il conseillé.
 
10 Français disparus
  
Aux Philippines, des milliers de personnes ont fui les zones côtières du Pacifique, selon les autorités. Le tsunami a déjà atteint la Nouvelle-Zélande, l'Australie, la Polynésie française et Hawaï, ainsi que d'autres îles du Pacifique. Le Chili n'a pas été épargné par les vagues. Sur la petite île de Robinson Crusoe, à 700 km des côtes, cinq personnes ont péri et 11 étaient portées disparues, tandis qu'on était sans nouvelle d'un groupe d'une dizaine d'archéologues sous-marins français.
  
L'épicentre du séisme, survenu à 03H34 locales (06H34 GMT), a été localisé sous l'océan, à 90 km de Concepcion, deuxième ville du Chili avec un demi-million d'habitants. Les autorités chiliennes peinaient à y dresser un bilan précis des dégâts, mais l'impact de vagues a été confirmé, notamment dans le port de Talcahuano où des bâteaux de pêche ont été projetés à l'intérieur des terres, selon des images de télévision.
  
La présidente Michelle Bachelet a survolé la zone dans la journée. "Tous les dégâts ne peuvent pas encore être quantifiés", a-t-elle déclaré dans la soirée dans un message à ses compatriotes. Selon la ministre du Logement, 1,5 million de logements ont été endommagés, dont 500.000 ne sont probablement plus habitables. A Santiago, la secousse, qui a duré deux minutes selon des témoins, a plongé la capitale dans l'obscurité et précipité dans les rues des milliers de Chiliens terrorisés en pyjama, fuyant leur maison où tombaient cadres, mobilier, étagères. Plusieurs heures après, beaucoup refusaient de regagner leur domicile, effrayés par la soixantaine de répliques au séisme ressenties dans la journée, dont un demi-douzaine d'une magnitude supérieure à 6. Des bretelles d'autoroutes se sont affaissées, les immeubles ont été lézardés ou déformés, un incendie a été signalé, mais aucun grand édifice ne s'est effondré.
 
Aide internationale

Malgré les dégâts, les autorités chiliennes ont demandé à la communauté internationale d'attendre avant d'envoyer de l'aide. "Une aide qui arrive sans avoir été définie n'est pas d'un grand secours", a déclaré le chef de la diplomatie Mariano Fernande, ajoutant qu'Haïti pourrait avoir davantage besoin d'aide. Plusieurs pays et organismes internationaux ont proposé leur aide. L'Union europénne a offert 3 millions d'euros d'aide d'urgence. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé qu'une aide de l'ONU était disponible. Le président Barack Obama a dit les Etats-Unis "prêts à apporter leur aide". La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont également proposé leur concours.
 
Le séisme a été plus violent que celui, de magnitude 7, qui a dévasté Haïti le 12 janvier, tuant au moins 222.000 personnes. Mais le Chili, l'un des pays les plus développés d'Amérique latine, est mieux préparé pour face à un séisme, avec notamment des normes de construction antisismique.

Chili. Séisme.
Séisme au Chili, le 27 février 2010 © Crédit Photo : TF1 News
 
 

 

 

Par S.M (d'après agence) le 28 février 2010 à 08:27
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8 Commentaires

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  • carotte2009xxxx, le 01/03/2010 à 09h53

    Je ne pense pas que des zones tampons permettront à la mer de ne déborder que localement. La mer n'est pas un lac, si l'homme arrêtait de penser qu'il peut tout maîtriser nous n'en serions pas là. Laissons à la nature sa place, et prenons en considération notre condition vulnérable.

  • danou34110, le 28/02/2010 à 11h47

    Tipoussy01 : vous avez tout compris et malheureusement, ceux qui détiennent un savoir dans ce domaine ne sont pas pris au sérieux par les matérialistes. Que pouvons-nous faire, ils sont si nombreux ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez...

  • drifter, le 28/02/2010 à 10h56

    Musiqueecho, vous êtes à côté de la plaque au sens figuré, contrairement aux chiliens qui y sont malheureusement au sens propre. Votre remarque fera sans doute des vagues, mais celles-ci seront tellement minimes qu'elles finiront par s'atténuer sur le rivage de la raison, comme elles se sont atténuées hier sur les rivages des côtes de notre bonne vieille terre, dont les catastrophes de ce genre ont toujours existé depuis la nuit des temps.

  • tipoussy01, le 28/02/2010 à 10h36

    Des séismes majeurs sont encore à venir sur notre planète, on le sait. Il faut donc que les gouvernements mondiaux investissent réellement dans les constructions anti sismique et que l'on remplace tous les vieux bâtiments par des bâtiments plus résistants. De même, on sait que nos côtes peuvent à tout moment être frappées par des Tsunamis sans parler de la fréquence et de la violence des tempêtes et ouragans. Il faut donc créer des zones tampons vierge de toute habitation le long de nos littorals qui seront innondées facilement afin dépargner l'intérieur des terres et des vies.

  • tipoussy01, le 28/02/2010 à 10h30

    C'est vrai qu'on lit un certain nombre de messages d'avertissement depuis des années et que la science a trop souvent tendance à être en retard sur les faits à force de vouloir tout prouver. Or plus on avance et plus il est vrai que la science ne fait que démontrer la réalité des enseignements ésotériques vieux comme le monde. Il n'est donc pas imossible que les faits scientifiques que sont le mouvement des plaques tectoniques cache une réalité plus effrayante que beaucoup refusent d'envisager. cependant notre planète est en grave danger surtout parce que nous la rendons invivable par la pollution et la destruction des forêts et espaces verts naturels.

  • andredeparis, le 28/02/2010 à 10h01

    Il faut arrêter de dire n'importe quoi et tout confondre, les plaques et les tremblement existent depuis que la terre existe, c'est la structure même de notre planète et l'homme n'y peut rien, ce sont des propos comme les votres qui dénaturent la lutte écologique, la vraie

  • seb__, le 28/02/2010 à 09h52

    Cela a toujours été ainsi... Séismes, explosions volcaniques (Pinatubo, krakatoa, etc...), tsunamis, cyclones et ouragans ont toujours existés. L'homme a réussi à s'y adapter, la preuve c'est qu'il est encore là. Les dinosaures et autres espèces disparues (mammouth par ex.) non.

  • musiqueecho, le 28/02/2010 à 09h11

    Quand nos technocrates, nos industriels, nos gouvernants comprendront-ils que nous avons dépassé la mesure et qu maintenant la Terre se fâche avec tous les abus que nous lui faisons. Elle va de plus en plus reprendre ses droits au prix de morts et de destructions.¨Posons nous les bonnes questions ? arrêtons d'abuser à outrance de cette terre qui devrait nous être nourricière et non moyen de profit. N'avons nous pas par nos excès dérégler la rotation de la Terre dans cet Univers ? Pourquoi toutes ces catastrophes dans tous les coins du monde, la sècheresse, les inondations, la fonte des glaciers, etc...? L'homme ne sait plus réfléchir, je plains les générations futures.

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