Barack Obama et José Luis Zapatero © TF1 NewsC'est une rebuffade de plus pour les Européens. Déjà peu rassurés sur la place qui leur est accordée dans les priorités américaines, la décision de Barack Obama de reporter un sommet prévu entre l'UE et les Etats-Unis au printemps n'arrange rien.
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"Nous appelons les Etats-Unis à reconnaître le caractère très sensible de la question tibétaine et à la gérer de manière appropriée afin d'éviter de porter encore plus atteinte aux relations sino-américaines", a déclaré mercredi le gouvernement chinois.
Publié le 03/02/2010
La Maison-Blanche a en effet annoncé lundi que le président américain n'avait pas l'intention de se rendre à un sommet bilatéral programmé les 24 et 25 mai à Madrid. Cette décision qui est loin d'être anodine, pourrait avoir comme conséquence l'annulation pure et simple du sommet qui se tient, sauf exception, seulement une fois par an et au plus haut niveau.
Comment la Maison-Blanche justifie cette absence ? Simple problème de calendrier. Mais cette nouvelle tombe à un moment où les dirigeants européens s'inquiètent d'un début de marginalisation de la relation transatlantique par rapport à celle que veulent forger les Etats-Unis avec toute la zone Asie-Pacifique. Les Européens sont désormais habitués aux absences répétées du président américain. A Berlin en novembre dernier aux commémorations des 20 ans de la chute du Mur, l'absence du président n'était déjà pas passée inaperçue. Pas plus que son peu d'intérêt pour le précédent sommet UE/Etats-Unis, le même mois à Washington: Obama n'y était resté qu'une heure et demie avant de s'excuser.
Des tensions entre les Etats-Unis et Madrid ?
Plus révélateur, un porte parole du département de l'Etat avait aussi pointé le schéma complexe des institutions européennes depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Il juxtapose un président du Conseil de l'Union européenne, le Belge Herman Van Rompuy, et une présidence tournante, actuellement assurée pour six mois par l'Espagne. "Nous continuerons d'avoir des rencontres UE-Etats-Unis de haut niveau", a-t-il estimé, mais "cela va prendre un peu de temps pour voir exactement dans quel cadre ces rencontres auront lieu".
La présidence espagnole de l'Union européenne à Bruxelles a, quant à elle, cherché à minimiser le différend entre les Etats-Unis et Madrid, considérée par la presse européenne comme une humiliation personnelle pour le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero. "Nous allons désormais ouvrir une phase où l'on va se concentrer sur la substance, avec des sujets tels que les affaires étrangères, la sécurité aérienne, la sécurité énergétique ou le climat", a expliqué la porte-parole espagnole.
Barack Obama a pourtant rencontré deux fois le président du gouvernement espagnol l'an dernier et José Luis Zapatero doit d'ailleurs se rendre à Washington pour participer jeudi avec Barack Obama à un petit déjeuner national de prières organisé au Congrès. Une entrevue est également prévue avec le roi d'Espagne, Juan Carlos, le 17 février. Espérons que Barack Obama ne leur posera pas un nouveau lapin.
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