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- Sarkozy devant les étudiants de Columbia à New York - 01 min 50 s
- Sarkozy "fait la leçon" aux américains - 01 min 05 s
Sarkozy et Obama d'accord sur tout, même les avions ravitailleurs
Après un entretien de plus d'une heure mardi après-midi, le chef de l'Etat et le président américain ont notamment affiché l'excellence de leur relation et réglé le différend opposant les deux pays sur l'appel d'offres de l'armée américaine.
Publié le 31/03/2010
A la Maison Blanche entre "amis"
Venant réparer un impair, Barack Obama a accueilli mardi Nicolas Sarkozy à la Maison Blanche, où un dîner à 4 a suivi leurs fameuses retrouvailles. Au menu : convergence sur l'Iran, sourires complices et bons mots pour déjouer les rumeurs.
Publié le 30/03/2010
Nicolas Sarkozy a-t-il convaincu les étudiants américains?
Dans le mix info d'LCI Radio, Géraldine Ang, une étudiante française à l'Université américaine Columbia nous dit ce qu'elle a pensé de l'intervention du Président. Le Président pourrait avoir réussi à séduire les jeunes américains.
Publié le 29/03/2010
Lors de son discours totalement improvisé suivi d'un bref échange avec des étudiants de l'université Columbia de New York, le président français s'est livré à une petite "leçon de choses" à l'endroit de son homologue américain, estimant qu'il n'y avait "pas un pays au monde au XXIe siècle qui peut diriger tout seul le monde". "Europe et Etats-Unis, nous pouvons inventer les règles de l'économie de demain", a-t-il d'abord insisté. "Nous avons besoin que le grand peuple américain comprenne que l'absence de règles tue la liberté". Nicolas Sarkozy a également demandé l'assistance des Etats-Unis pour mettre en place une "nouvelle gouvernance" du monde et y "faire place aux continents de demain", après l'échec du sommet de Copenhague sur le climat en décembre. Quelques heures après le double attentat du métro de Moscou qui a fait au moins 38 morts, il a étendu le champ de la nécessaire coopération transatlantique à la lutte contre le terrorisme.
"En avance" sur son pays
Et tout au long de son propos, Nicolas Sarkozy a pris soin de souligner sa complicité avec le président américain, avec l'intention de tordre le cou aux commentaires sur les petites tensions qui ont accompagné les premiers mois de ses liens avec Barack Obama. Il a salué un chef d'Etat "en avance" sur son pays. "Ne soyez pas en retard par rapport à votre président sur la régulation économique, sur la défense de l'environnement", a-t-il demandé à son auditoire. Surtout, le président français a rendu un hommage appuyé à Barack Obama pour avoir réussi à imposer au Congrès sa réforme historique de l'assurance santé, dont il s'était plu naguère à souligner les difficultés.
Dès le lendemain, Nicolas Sarkozy doit passer aux travaux pratiques avec Barack Obama. Sur la plupart des grands dossiers, leur analyse est très proche. De la nécessité de renforcer les sanctions pour empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire à celle de sortir le processus de paix au Proche-Orient de l'impasse.
Un dîner à quatre Barack-Michelle-Nicolas-Carla
Les deux présidents veulent aussi profiter de leur rencontre de Washington pour doper leur coopération dans la lutte contre le terrorisme islamique dans les pays africains du Sahel. "Les Américains constatent qu'on connaît la région et veulent qu'on y joigne nos forces", dit-on à Paris. Mais les sujets moins consensuels ne seront pas évités. Nicolas Sarkozy veut plaider pour la poursuite des efforts sur la régulation financière, la remise à plat du système monétaire international ou la relance des négociations sur le climat, après la déception de Copenhague. Pour encourager les Américains sur ce dossier, il rencontrera mardi matin le sénateur démocrate John Kerry, qui porte le projet de législation "verte" américaine, et les espoirs français. "Si les Etats-Unis ne sont pas en mesure d'adopter une loi, alors comment pourrons-nous entraîner la Chine, l'Inde, le Brésil ?", plaide l'Elysée.
De son côté, Barack Obama redira à Nicolas Sarkozy que des soldats français supplémentaires seraient les bienvenus en Afghanistan. L'Elysée a déjà fait savoir qu'il essuiera un refus. "Le niveau de nos troupes n'est pas déterminé pour faire plaisir à nos alliés", tranche-t-on à Paris. Les deux hommes évoqueront enfin le dossier controversé de l'appel d'offres pour la livraison d'avions ravitailleurs à l'armée américaine, jugé déloyal en Europe, dans lequel Airbus hésite à revenir défier Boeing.
Mais cette parenthèse internationale offre surtout à Nicolas Sarkozy une occasion inespérée de redorer rapidement son blason présidentiel. Outre des images symboliques attendues, comme l'entretien dans le bureau ovale et la conférence de presse aux côtés du président américain, Barack et Michelle Obama, cerise sur le gâteau, ont invité le président français et son épouse Carla Bruni-Sarkozy à conclure leur séjour par un dîner à quatre dans leurs appartements privés de la Maison Blanche. Une "première", "un témoignage d'amitié particulier", se plaît à souligner l'Elysée, qui veut y voir la fin des tensions qui ont parasité les débuts de la collaboration entre les deux dirigeants. "Un dîner est quelque chose d'intime", confirme un diplomate occidental, "vous invitez un homme d'Etat important à un dîner d'Etat, mais un ami vous l'invitez chez vous".
| Carla Bruni-Sarkozy lance un programme d'échanges entre écoles d'art |
L'épouse du chef de l'Etat français Carla Bruni-Sarkozy, à la tête d'une fondation qui porte son nom, a lancé lundi à New York un programme d'échanges entre écoles d'art françaises et américaines, financé par des fonds privés. Carla Bruni-Sarkozy s'est rendue avec lui au "French Institute Alliance Française" (FIAF), et a ensuite visité dans l'après-midi la Julliard School, prestigieuse école de musique, danse et théâtre qui figure sur la liste des établissements participant au programme, puis la Steinhardt School, un département d'art de la New York University (NYU). "La Fondation de Carla va développer un programme ambitieux de scolarisation dans les milieux défavorisés, marié à un projet culturel d'envergure", a lancé le président français lors d'une réception à laquelle étaient présents les membres du conseil d'administration du FIAF, l'ambassadeur de France aux Etats-Unis Pierre Vimont et le consul de France à New York Philippe Lalliot. Les bourses seront distribuées sur le double critère de l'excellence et de la nécessité d'un soutien financier, pour permettre à des étudiants brillants, en France comme aux Etats-Unis, de faire le voyage. Seront pris en charge le logement, les transports, les frais d'inscription et des cours de langue. |
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