© AFPCette fois, la réforme du système de santé américain, mesure phare de Barack Obama qui en avait fait sa priorité, est définitivement entérinée. Voté une première fois dimanche soir, promulgué mardi par le président américain lors d'une cérémonie à la Maison-Blanche, le texte avait été mis en suspens mercredi par les républicains en raison de deux vices de procédure trouvés parmi les nombreuses dispositions. Il fallait donc faire revoter les parties concernées par ces vices de procédure.
Réforme de la Santé d'Obama: retour à la case vote
La loi sur la réforme de l'assurance maladie votée en début de semaine aux Etats-Unis va devoir être renvoyée devant les représentants, en raison d'une erreur... de procédure.
Publié le 25/03/2010
Obama tient enfin sa réforme historique de la Santé
Après environ 10 heures de débat acharné, la Chambre des représentants a validé dimanche aux Etats-Unis la réforme de l'assurance maladie.
Publié le 22/03/2010
Et cela n'a pas tardé : le Congrès -Sénat puis Chambre des représentants- est repassé par cette case "vote" jeudi soir. Sans surprise, les voix "pour" l'ont emporté une nouvelle fois sur les "voix" contre. "C'est une bataille législative qui restera dans les annales", affirme Harry Reid, le leader démocrate au Sénat.
"C'était une belle journée, pas l'Armageddon"
De son côté, Barack Obama, au plus bas dans les sondages, s'est exprimé jeudi publiquement sur le sujet pour la première fois depuis sa signature lors d'un meeting à Iowa City. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'est montré vindicatif. "S'ils veulent un combat, je suis prêt au combat", a-t-il notamment lancé, en référence aux républicains. Ceux-ci ont en effet annoncé leur intention d'abroger la réforme en cas de victoire aux élections parlementaires de mi-mandat prévues début novembre. Enumérant les bénéfices de son projet, qui vise à étendre la couverture maladie à 32 millions d'Américains supplémentaires, le locataire de la Maison-Blanche a remarqué que "c'est une réforme qui fait toujours hurler certains gars à Washington".
Retrouvant les accents de sa campagne électorale, il s'est ensuite moqué ses adversaires. "Lorsqu'on allumait la télévision, on voyait les mêmes gars qui affirmaient que ce serait la fin du monde si le projet de loi était adopté. Je n'exagère pas. Des chefs républicains qui qualifiaient l'adoption du texte d'Armageddon. La fin du monde tel que nous le connaissons. Alors, après avoir promulgué la loi, j'ai regardé autour de moi pour voir si des météorites étaient en train de tomber, ou des crevasses en train de s'ouvrir. Eh bien, en fait, c'était une belle journée. Les oiseaux chantaient, les gens marchaient dans les rues de Washington, et les gens avaient toujours leurs médecins", a-t-il ainsi ironisé, provoquant l'hilarité de l'assistance présente dans la salle.
"Obama dictateur"
En revanche, à l'extérieur, s'étaient rassemblés des manifestants brandissant des panneaux "Que Dieu pardonne à Obama" ou "Président Obama égale dictateur". "Le rôle de notre gouvernement est d'avoir un rôle limité", soulignait l'un de ces opposants, Don Blackford, 49 ans, disant vouloir "une démocratie, pas une dictature".
Le choix de l'Iowa pour ce discours n'était pas anodin : c'est là qe Barack Obama avait parlé de cette réforme pour la première fois en mai 2007, peu de temps après l'annonce de sa candidature à l'investiture démocrate pour la présidentielle. Et en janvier 2008, sa victoire dans le "caucus" de l'Iowa, qui marquait le début des primaires, l'avait également mis sur orbite face à Hillary Clinton.
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