© AFPA l'issue d'un peu plus d'une heure de discussions à la Maison-Blanche, où Nicolas Sarkozy effectuait sa première visite depuis le début du mandat de Barack Obama, les deux dirigeants ont donné mardi soir une conférence de presse pour faire le point sur les grands dossiers abordés lors de leur entretien.
Avions ravitailleurs: un délai de 60 jours pour EADS
Le Pentagone s'est dit prêt mercredi à retarder la date de clôture de l'appel d'offres pour ses avions ravitailleurs, accédant partiellement à la requête du groupe européen EADS qui espérait obtenir un délai de trois mois pour concourir face à Boeing.
Publié le 01/04/2010
A la Maison Blanche entre "amis"
Venant réparer un impair, Barack Obama a accueilli mardi Nicolas Sarkozy à la Maison Blanche, où un dîner à 4 a suivi leurs fameuses retrouvailles. Au menu : convergence sur l'Iran, sourires complices et bons mots pour déjouer les rumeurs.
Publié le 30/03/2010
En attendant Obama, Sarkozy s'adresse aux étudiants de Columbia
Nicolas Sarkozy a entamé lundi une visite de deux jours aux Etats-Unis avec un discours prononcé à la prestigieuse université Columbia à New York. Mardi, il doit rencontrer le président américain Barack Obama à Washington.
Publié le 29/03/2010
Parenthèse américaine pour Sarkozy, loin des urnes des régionales
Nicolas Sarkozy va s'afficher pour la première fois lundi et mardi avec le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, quelques jours après la débâcle de l'UMP aux régionales.
Publié le 28/03/2010
Ils ont affiché leur position commune sur plusieurs sujets, notamment celui du nucléaire iranien. Après le rejet par l'Iran des propositions occidentales, ils ont voulu montrer leur fermeté en soulignant qu'il était temps de passer à la phase des sanctions. "J'espère que nous allons y arriver pendant le printemps", a déclaré Barack Obama. "Je souhaite voir ce régime (de sanctions) en place dans quelques semaines", a-t-il ajouté, en assurant que les Etats-Unis et la France étaient "unis", "inséparables", pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme atomique. "L'Iran ne peut continuer sa course folle au nucléaire", a renchéri Nicolas Sarkozy. "J'ai dit au président Obama qu'avec (la chancelière allemande) Angela Merkel et (le Premier ministre britannique) Gordon Brown, nous ferons tous les efforts pour que l'Europe toute entière s'engage dans le processus de sanction", a-t-il indiqué.
- Obama et Sarkozy "unis" sur la question de l'Iran - 01 min 24 s
- Sarkozy et Obama plaisantent sur un hot-dog - 01 min 16 s
Le président américain a toutefois reconnu qu'il n'y avait "pas encore" d'unanimité internationale autour d'un renforcement des sanctions -la Chine privilégie en effet encore la voie du dialogue. "C'est difficile en partie, parce que, reconnaissons-le, l'Iran produit du pétrole et qu'il y a des pays qui pensent que quelles que soient les infractions commises par l'Iran, leurs intérêts commerciaux sont plus importants que les intérêts géopolitiques à long terme", a-t-il observé (écoutez leur intervention sur l'Iran ci-contre).
EADS : "le processus sera libre et juste"
Sur un autre sujet beaucoup moins consensuel, celui du juteux contrat des avions ravitailleurs pour l'armée américaine que l'Européen EADS convoite, les deux dirigeants ont arrondi les angles. "Moi je lui ai dit, je te fais confiance, si tu me dis que l'appel d'offres sera 'fair', sera transparent, sera loyal, alors EADS concourra et on a confiance", a affirmé Nicolas Sarkozy qui avait manifesté sa colère le 12 mars après la décision d'EADS -qui s'est depuis ravisé- de renoncer à participer à un appel d'offres considéré comme faussé en faveur de son concurrent américain Boeing. "Le processus sera libre et juste, et la confiance est justifiée", a de son côté déclaré le locataire de la Maison-Blanche, tout en soulignant que la décision n'était pas la sienne, mais celle du ministre de la Défense, Robert Gates.
Sur les autres sujets, comme la régulation financière ou la lutte contre les talibans en Afghanistan, les deux hommes sont également sur la même longueur d'ondes. Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy, qui a refusé à plusieurs reprises d'envoyer des troupes supplémentaires sur le terrain en Afghanistan, s'est néanmoins redit prêt à envoyer de nouveaux instructeurs pour former la police et l'armée afghanes.
Dîner très privé
Les deux présidents, accompagnés de leurs épouses Michelle et Carla, ont ensuite participé à un dîner privé dans les appartements présidentiels de la Maison-Blanche. Une première pour Barack Obama depuis son investiture en janvier 2009. Aucun détail n'a filtré sur ce dîner, censé symbolisé la bonne entente entre les deux hommes (voir encadré ci-dessous). A peine le repas terminé, Nicolas Sarkozy et son épouse ont repris l'avion pour Paris.
| "Je passe mon temps à écouter Nicolas" |
Lors de leur rencontre, Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont rivalisé de bons mots, affichant ainsi face à la presse l'excellence de rapports qui avaient été marqués par des malentendus. Ainsi, Barack Obama a-t-il plaisanté sur le choix du restaurant où son homologue français a déjeuné. "Et puisque Barack a tenu à dévoiler un secret", a commencé le locataire de l'Elysée, en évoquant le restaurant où il avait déjeuné, Ben's Chili Bowl, connu pour ses hot-dogs, "un bon ami me l'a recommandé. Quand je suis entré, j'ai vu une grande photo du président Obama et j'ai bien peur que lors de votre prochaine visite, vous voyiez une photo bien plus petite, celle du président français", a-t-il dit sous les rires de son hôte qui venait d'affirmer que "les Français sont connus pour leur cuisine, alors le fait que Nicolas soit allé chez Ben's Chili Bowl pour le déjeuner montre qu'il a un palais raffiné". (Voir la vidéo amateur de Nicolas Sarkozy chez Ben's Chili Bowl). |
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