Avions ravitailleurs: un délai de 60 jours pour EADS

Par TF1 News (d'après agence), le 01 avril 2010 à 08h00 , mis à jour le 01 avril 2010 à 17h28

Le Pentagone s'est dit prêt mercredi à retarder la date de clôture de l'appel d'offres pour ses avions ravitailleurs, accédant partiellement à la requête du groupe européen EADS qui espérait obtenir un délai de trois mois pour concourir face à Boeing.

avions ravitailleursUn avion ravitailleur © DR

Le Pentagone se défend d'avoir pris sa décision en fonction de considérations politiques. Au lendemain de la visite de Nicolas Sarkozy à Washintgon où la question des avions ravitailleurs a été largement abordée (voir l'article), il s'est dit prêt mercredi à retarder de 60 jours la date de clôture de l'appel d'offres pour ses avions ravitailleurs.
  • Airbus reconnaît sa défaite face à Boeing

    EADS, maison-mère d'Airbus, ne fera pas appel de la décision des autorités américaines attribuant à Boeing le méga-contrat du renouvellement des ravitailleurs de l'armée de l'air. Mais Boeing est sous pression pour tenir à la fois les coûts et les délais de livraison. Et EADS reste en embuscade.

    Publié le 05/03/2011 Airbus reconnaît sa défaite face à Boeing
  • Boeing rafle le "contrat du siècle" sous le nez d'Airbus

    Dans la lutte opposant depuis des années le constructeur européen à son rival Boeing pour remporter le contrat des avions ravitailleurs de l'armée américaine, c'est Boeing qui a été choisi : un contrat de plus de 30 milliards de dollars. Airbus a une dizaine de jours pour faire appel.

    Publié le 25/02/2011 Boeing rafle le "contrat du siècle" sous le nez d'Airbus
  • Méga-contrat américain : Airbus refuse de "brader" son avion

    Jusqu'où sont prêts à aller Airbus et Boeing pour remporter le contrat de renouvellement des ravitailleurs de l'armée de l'air américaine ? Pour Louis Gallois, la limite est claire : "Nous préférons perdre ce contrat que ne pas gagner d'argent".

    Publié le 18/07/2010 Méga-contrat américain : Airbus refuse de "brader" son avion
  • Airbus vs Boeing : duel de titans dans le ciel américain

    Airbus a soumis jeudi sa nouvelle offre à l'armée américaine ; Boeing a relevé le défi en annonçant à son tour sa propre proposition. L'enjeu : un contrat de 35 à 40 milliards de dollars, au coeur d'une lutte de près d'une décennie.

    Publié le 10/07/2010 Airbus vs Boeing : duel de titans dans le ciel américain
  • Ravitailleurs : EADS fera son offre avec des sous-traitants américains

    Le groupe d'aéronautique européen a annoncé mardi qu'il se lancerait comme contractant principal, épaulé par une équipe de sous-traitants américains, dans la course au méga-contrat des avions ravitailleurs de l'armée américaine.

    Publié le 20/04/2010 Ravitailleurs : EADS fera son offre avec des sous-traitants américains
  • Sarkozy et Obama d'accord sur tout, même les avions ravitailleurs

    Après un entretien de plus d'une heure mardi après-midi, le chef de l'Etat et le président américain ont notamment affiché l'excellence de leur relation et réglé le différend opposant les deux pays sur l'appel d'offres de l'armée américaine.

    Publié le 31/03/2010 Sarkozy et Obama d'accord sur tout, même les avions ravitailleurs
Plus d'infos

 
Ce délai est inférieur aux 90 jours réclamés par EADS pour présenter une offre, pour ce méga-contrat estimé à 35 milliards de dollars. Le groupe d'aéronautique et de défense européen a annoncé qu'il allait "réfléchir", tout en rappelant dans un communiqué avoir "fermement dit qu'une extension de 90 jours du délai pour participer à l'appel d'offre serait le minimum de temps nécessaire pour préparer une proposition responsable". Quant à Boeing, il s'est sans surprise dit "profondément déçu" par l'extension du délai de réponse à l'appel. Le groupe ajoute qu'il ne voit pas "de raison légitime" à la demande d'extension de délai de réponse d'EADS.
 
L'appel d'offres pour la fourniture de 179 avions ravitailleurs à l'armée américaine avait été attribué une première fois à Boeing en 2003, puis une deuxième fois à Airbus (EADS) et son allié américain Northrop Grumman en 2008, et à chaque fois annulé. Début mars, Airbus avait finalement dû renoncer à participer à l'appel d'offres après le retrait de son partenaire Northrop, qui dénonçait une compétition biaisée en faveur de Boeing.
 
Certains parlementaires américains, furieux, accusent la Maison Blanche d'avoir cédé aux pressions européennes.

Par TF1 News (d'après agence) le 01 avril 2010 à 08:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • darhyl83, le 01/04/2010 à 21h17

    Business is business....

  • oliv74, le 01/04/2010 à 18h04

    Aciery, Germinal c'est fini ...

  • slot35, le 01/04/2010 à 13h58

    Franchement est ce que cela valait vraiment la peine d'ecrire cette tartine nous les pauvres gens du peuple ne vous comprenons pas on verra que les ravitailleurs on va se les garder ou les brader alors arretez le charabia et expliquez avec des mots simple pas une ordonnance

  • pedro0pedro, le 01/04/2010 à 13h14

    Vous qui défendez avec acharnement notre VRP national, pouvez vous nous dire à part des effets d'annonce qui se sont ensuite soldés par des échecs, que nous ont rapportés tous les voyages à l'étranger muni d'une importante délégation de patrons , au point de vue d'une quelconque relance pour l'économie de notre pays? Des centaines de millions d'euros (argent public) ont été dépensé pour un retour négatif en tous points.

  • h6henri, le 01/04/2010 à 12h12

    Sans compter la sous-évaluation du dollar par rapport à l'Euro, plus que certainement volontaire, pour un peu plus "plomber ", dans la " zone dollar ", les exportations de ce qui nous reste en termes de production industrielle française....Henri.

  • aciery, le 01/04/2010 à 11h05

    Et oui encore une fois la droite ne supporte pas la critique, prône le rassemblement mais pratique la division des Français pour mieux régner et la régression sociale pour mieux écraser !

  • tucroy, le 01/04/2010 à 10h01

    La presse d'opposition ? chacun connaît la proportion dans laquelle elle occupe notre douce France ? semble ignorer qu'à force de cracher dans la soupe celle-ci devient immangeable pour tout le monde. Il est vrai que ses dogmes de référence prônent le partage toujours facile de l'amertume plutôt que la répartition des succès et des richesses ? après avoir fait l'effort de les créer. Toujours est-il que l'acharnement de bon ton, la rage avec laquelle elle glose sur les conditions dans lesquelles le premier représentant de notre pays opère, non seulement chez nous mais à l'étranger, peut atteindre à la trahison pure et simple. La règle démocratique veut que l'engagement par les urnes laisse à ceux qui sont élus le temps de leur mandat pour juger de leurs résultats, la sanction en étant appliquée par les électeurs à nouveau consultés. Entre temps, s'il est permis de n'être pas d'accord et même de le manifester avec une insistance dont chacun est juge, opposition n'est pas obstruction systématique proche de l'absence de jugement, qu'il s'agisse d'affaires intérieures ou extérieures. Or, non seulement il est loin d'en être ainsi pour ce qui est des affaires intérieures, pour lesquelles s'exercent, davantage qu'une opposition constructive faite de propositions destinées à pondérer les options adoptées par le pouvoir en place : l'obstruction systématique ; les opérations de retardement en tous genres, allant de la polémique démagogique aux combats d'arrière-garde, en passant par l'agitation ; la propagation de rumeurs mensongères et autres abus commis impunément au nom de la démocratie pour déstabiliser l'adversaire, à défaut d'être capable d'avancer des idées susceptibles de convaincre celui-ci aussi bien que l'opinion. Mais il y a plus grave encore, dans un monde où tout s'observe et s'utilise pour embarrasser l'adversaire, serait-ce sur la scène internationale. Nul n'a à encenser celui qui peut ne pas le mériter ? chacun en jugeant en son âme et concience ?, mais que nos journaux soient remplis de critiques et de propos méprisants, médisants, voire calomniateurs, à l'égard du Président de notre République, lors de rencontres avec d'autres Chefs d'Etats, revient à dénigrer la France et à réduire d'autant ses chances dans des négociations toujours difficiles. Le devoir de réserve ne s'impose-t-il pas, au moins pour la durée de la visite ? Il a toujours paru recommandable de laver son linge sale en famille. Mais probablement est-ce là un principe dépassé ! Ce qui ne l'est pas, en tout cas est que ceux qui tirent les marrons du feu au frais de la France peuvent s'en frotter les mains.

  • gillois30, le 01/04/2010 à 09h19

    Pourquoi faire ce que les americains decident nous avons fait l europe achetons europeens pour l aviation ils ne nous arrivent a la cheville ne soyons pas leurs toutous comme les anglais

Lire tous les commentaires

      logAudience