Combien "coûte" une victime du vol AF447 ?

Par TF1 News (D'après agence), le 28 avril 2010 à 08h49 , mis à jour le 28 avril 2010 à 12h46

Dossier : Crash du vol Rio-Paris

Les proches ne seront pas indemnisés de la même manière selon la nationalité des victimes, accuse un avocat qui représente des familles de passagers tués lors de l'accident du vol Rio-Paris d'Air France. L'assureur de la compagnie dément.

a330 air france vol brésilImage d'archives © TF1-LCI

La firme d'avocats londoniens Stewarts Law représente une cinquantaine de familles de plusieurs nationalités (vénézuéliennes, argentines, allemandes, brésiliennes, anglaises, irlandaises, néerlandaises et françaises) de victimes du vol AF447 reliant Rio à Paris, qui s'était abîmé en mer le 1er juin 2009, faisant 228 morts. Alors que des tractations sont engagées pour indemniser les proches de ces passagers tués, une avocate de Stewarts Law, Sarah Stewart, accuse Air France de proposer des sommes variables selon la nationalité des défunts aux ayants droit.

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"Les indications que nous avons venant de sources liées aux assureurs suggèrent qu'en fait Air France et ses assureurs espèrent régler les demandes d'indemnisations à peu de frais et discrètement avec les familles sur une base confidentielle", accuse l'avocate. "Certaines familles se voient offrir dix fois moins, d'autres dix fois plus en partie en fonction de la nationalité des passagers. Aussi nous sommes dans une situation dans laquelle les passagers américains et brésiliens valent de fait plus que les Britanniques, Européens et Irlandais".

Axa monte au créneau

Des accusations qui ont fait aussitôt réagir le représentant des assureurs de la compagnie, le français Axa. "Ce commentaire est erronné", a assuré Patrick de La Morinerie, directeur général adjoint d'Axa Corporate Solutions, qui représente l'ensemble des assureurs et assumera 12,5% des indemnisations. "Les propositions d'indemnisation ne se font pas en fonction des nationalités, mais selon la situation de chaque proche des disparus et en application des jurisprudences applicables en vertu de la convention de Montréal", a-t-il expliqué.

La convention de Montréal date de 1999 et fixe les modalités d'indemnisation des victimes de crashs aériens. Elle offre à chaque ayant droit le choix entre cinq juridictions (lieu de résidence de la victime, siège de la compagnie...) auxquelles correspondent des jurisprudences distinctes. "Il y a des différences qui existent entre les jurisprudences de différents pays, mais au-delà, importe la situation propre de chaque victime et de chacun de ses ayants-droits", souligne Patrick de La Morinerie. Il précise que les assureurs ont trouvé "un terrain d'entente avec toutes les familles qui ont voulu entrer en négociation". Mais cela ne concerne, à ce jour, "qu'un peu moins d'une dizaine de familles, car les autres n'ont pas encore souhaité aller au bout de la démarche d'indemnisation. Pour beaucoup de familles, c'est trop tôt".

Plus de 900 ayants droit ont été identifié en lien avec les 216 passagers décédés lors du crash. La justice brésilienne a accordé en mars une indemnité de 1,15 million de dollars au titre du préjudice moral à la famille d'une des victimes. Axa a fait appel de cette décision au nom des assureurs d'Air France.

Les recherches des boîtes noires continuent

La troisième phase de recherches de l'épave du vol AF447 dans l'océan Atlantique va se poursuivre  à la demande du gouvernement français, a-t-on appris mercredi  auprès du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Selon le site internet du Figaro, qui cite une source gouvernementale, les recherches pourraient reprendre d'ici vendredi soir. Une porte-parole du BEA n'a pas souhaité confirmer ces informations.  Les boîtes noires n'ont pas été retrouvées lors de la troisième et dernière phase de recherches qui devait s'achever ce week-end.

Par TF1 News (D'après agence) le 28 avril 2010 à 08:49
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7 Commentaires

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  • choco-pomme, le 28/04/2010 à 12h55

    Tout à fait mars1394 cet argent permettra d'élever ces enfants qui n'ont pas leur 2 parents ou plus.

  • isatis54, le 28/04/2010 à 12h48

    La vie n'a pas de prix bine qu'à notre époque on perd facilement ses valeurs là lorsque l'on n'est pas concerné malheureusement nous vivons dans un monde individualiste

  • danieleh33, le 28/04/2010 à 11h52

    Il est normal de se poser la question; si on est personnellement touché ou si on travaille dans une assurance. Ce qui me choque c'est que l'argent soit mentionné dans le titre de l'article. Comme ça, à froid, bien évidemment qu'aucune somme d'argent ne pourra représenter la disparition d'un être humain.

  • zhip, le 28/04/2010 à 11h35

    Haaa ... L'argent ... Je n'ai pas lu ou vu un parent de passagé du Concorde porter plainte pour préjudice moral ... C'est bien que finalement l'argent arrange bien des situations ... ?

  • mars1394, le 28/04/2010 à 09h56

    Vous avez tout à fait raison. Mais malgré tout quand des enfants perdent un père ou une mère ou les deux, l'argent va quand même les aider à avancer dans la vie... Courage à tous.

  • 251410113914, le 28/04/2010 à 09h38

    Eh oui, la mort d'un individu se budgétise. C'est pareil sur les autoroutes françaises; Si il revient moins cher au propriétaire d'une autoroute de payer les frais du décès d'un usager sur ses routes que de sécuriser routes, et bien il fera ce qui lui revient le moins cher même s'il s'agit de laisser mourir des usagers. Il faut avoir conscience de çà.

  • odette54, le 28/04/2010 à 09h26

    Combien coute une vie ??? tout l'or du monde ne peut la remplacer !

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