Guerre de tranchées contre la réforme de Wall Street

Par TF1 News (D'après agence), le 28 avril 2010 à 08h55 , mis à jour le 28 avril 2010 à 08h58

Les adversaires d'Obama au Sénat ont rejeté mardi pour la deuxième journée consécutive l'ouverture des débats sur la réforme de la régulation financière. "Les Américains méritent un débat honnête", a lancé Barack Obama.

Lundi, une première tentative des démocrates de procéder à l'ouverture des débats au Sénat sur la réforme de la régulation financière voulue par Barack Obama, qui en a fait son cheval de bataille après la crise financière, avait déjà échoué devant un front d'hostilité républicain. Ce mardi, pour la deuxième journée consécutive, les adversaires au Sénat du président américain ont réussi à retarder les discussions. Avec 57 voix contre 41, il manquait trois voix à la majorité démocrate pour pouvoir obtenir le début des débats sur le projet de loi destiné à éviter une réitération de la crise de 2008 dans le système financier américain. Fait symptomatique, le projet de Barack Obama, qui ne fait même pas l'unanimité au sein du camp démocrate, s'est heurté au vote du sénateur démocrate Ben Nelson, qui a voté avec les républicains.

  • Victoire pour Obama et révolution annoncée à Wall Street

    La vaste réforme bancaire et financière voulue par le président américain, censée empêcher le retour d'une crise semblable à celle de 2008, dont l'économie mondiale subit encore le contrecoup, a été adoptée par le Congrès.

    Publié le 16/07/2010 Victoire pour Obama et révolution annoncée à Wall Street
  • Parfum de magouille électorale autour de la Maison Blanche

    Accusée par l'opposition républicaine d'avoir fait appel à Bill Clinton pour tenter d'amadouer un élu démocrate dissident, et de lui avoir offert un poste pour qu'il renonce à se porter candidat au Sénat, la présidence américaine se défend.

    Publié le 29/05/2010 Parfum de magouille électorale autour de la Maison Blanche
  • La réforme de Wall Street sur les rails

    L'ambitieuse refonte du système de régulation financière voulue par Barack Obama après la crise de 2007 a été adoptée au Sénat américain. Avec l'appui de deux voix républicaines, et malgré des critiques virulentes.

    Publié le 21/05/2010 La réforme de Wall Street sur les rails
  • Obama brandit sa réforme face à l'épouvantail Goldman Sachs

    Mettre de l'ordre dans les pratiques financières qui avaient conduit à la crise de 2008 : Obama s'y efforce depuis longtemps. La réforme qu'il réclame peine à franchir l'obstacle du Sénat. Mais le scandale Goldman Sachs pourrait changer la donne.

    Publié le 22/04/2010 Obama brandit sa réforme face à l'épouvantail Goldman Sachs
Plus d'infos

Les démocrates comptaient sur les accusations de fraudes contre la banque d'affaires Goldman Sachs, pour leur donner un coup de pouce dans leur démarche de réforme. Ils espéraient que ces "comportements risqués" rejailliraient sur leurs adversaires républicains lors des élections de novembre. Les républicains ont répliqué qu'ils soutenaient la mise en place de nouvelles règles pour Wall Street... sur le principe. Mais qu'ils restaient opposés au projet de loi des démocrates tant qu'un compromis impliquant les deux partis n'aurait pas été atteint.

Prochaine étape : vendredi

La prochaine étape de ce bras de fer aura lieu vendredi, avec l'organisation d'un autre vote. Et  Barack Obama, après ce nouveau revers au Sénat, a repris son bâton de pèlerin en affirmant que "les Américains méritent un débat honnête" sur la réforme financière. "Aujourd'hui, pour la deuxième fois en 24 heures, les républicains du Sénat ont bloqué à l'unanimité la tentative de commencer à débattre de la réforme. Je ne leur demande même pas de voter pour le projet de loi", a expliqué le président américain lors d'un déplacement dans l'Iowa. "C'est une chose de s'opposer à la réforme, mais s'opposer à parler de la réforme devant les Américains, ce n'est pas juste".

A environ six mois des élections de mi-mandat, un sondage Washington Post/ABC publié lundi montre que l'opinion américaine soutient à 65% contre 31% un renforcement du contrôle du système financier. Mais avant même d'être discuté en séance plénière, le projet de Barack Obama doit passer l'étape de l'ouverture des débats au Sénat. Il faut pour cela obtenir l'aval de 60 des 100 sénateurs, majorité qualifiée dont ne disposent pas les démocrates...

Par TF1 News (D'après agence) le 28 avril 2010 à 08:55
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • baal_, le 28/04/2010 à 11h37

    Ouais sauf que les sénateurs sont tous patrons de quelques chose, et bien souvent sont actionnaires de ce genre d'entreprise, donc là on touche directement à leur porte monnaie ! J'espère que les américains s'en rendront compte.

  • deflo, le 28/04/2010 à 11h08

    Si 60% des américains ont envie de parler des projets de M. Obama, les sénateurs ne doivent pas s'y opposer. J'adresse mon soutien sincère à M. Obama.

Lire tous les commentaires

      logAudience