Barack Obama et Joe Biden, le 13 janvier 2009 © TF1/LCIAu moment où Wall Street, tout juste remise des derniers grondements de la tempête financière, est à nouveau ébranlée par le scandale de la banque d'affaires Goldman Sachs, Barack Obama va défendre ce jeudi à New York une réforme de la régulation financière censée éviter une crise similaire à celle de 2008. Le président des Etats-Unis doit effectuer une visite éclair à Manhattan, non loin du quartier de la bourse et des banques, et devrait prendre à témoin ses compatriotes sur la nécessité de mieux encadrer les activités des institutions financières. Une telle réforme a déjà été votée à la Chambre des représentants et une autre, préparée par le démocrate Chris Dodd, en commission au Sénat. Mais cette dernière doit encore franchir l'étape d'une adoption en séance plénière et donc convaincre des républicains dotés d'une minorité de blocage.
Le Crédit Agricole dans le viseur du gendarme boursier américain
La banque française fait l'objet, avec plusieurs grands noms aux Etats-Unis (Goldman Sachs, Morgan Stanley, Citigroup) et en Europe (Deutsche Bank, UBS) d'une enquête de la SEC pour ses agissements pendant la crise financière.
Publié le 14/05/2010
La justice américaine enquête aussi sur Morgan Stanley
Selon le Wall Street Journal de mercredi, la banque d'affaires est soupçonnée d'avoir conseillé des produits financiers à ses clients tout en pariant sur leur effondrement, les mêmes accusations qui visent Goldman Sachs.
Publié le 12/05/2010
Goldman Sachs fait un pas de plus vers le tribunal
Une enquête au pénal a été ouverte sur Goldman Sachs, un pas de plus vers une éventuelle traduction judiciaire des déboires de la banque, accusée d'avoir trompé ses clients en leur vendant des produits financiers menacés d'effondrement en Bourse.
Publié le 30/04/2010
Guerre de tranchées contre la réforme de Wall Street
Les adversaires d'Obama au Sénat ont rejeté mardi pour la deuxième journée consécutive l'ouverture des débats sur la réforme de la régulation financière. "Les Américains méritent un débat honnête", a lancé Barack Obama.
Publié le 28/04/2010
Goldman Sachs : l'heure des comptes
Les écarts de la banque d'affaires ont été décortiqués mardi par des sénateurs américains pugnaces, qui ont soumis les dirigeants de la banque à un feu roulant de questions sur des allégations de fraude.
Publié le 27/04/2010
Les républicains bloquent la réforme de Wall Street
La réforme de la finance américaine, priorité numéro un de Barack Obama, a essuyé un revers au Sénat américain avec l'échec du vote destiné à ouvrir les débats en séance plénière.
Publié le 27/04/2010
Fabulous Fab, le Frenchy fort en maths de Goldman Sachs
<b> Portrait -</b> Ce trader de 31 ans va être auditionné mardi avec les responsables de la plus grande banque d'affaires au monde pour déterminer comment l'établissement a pu bénéficier de la crise des subprimes.
Publié le 26/04/2010
Goldman Sachs s'est-elle engraissée sur le dos de la crise ?
Des mails internes, qui ont été publiés samedi par le Sénat US, montrent comment la banque a bénéficié de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions. Les dirigeants de la banque s'en expliqueront mardi devant le Congrès.
Publié le 24/04/2010
Obama fait la leçon aux banques
Le président américain a plaidé jeudi en faveur d'une réforme financière à grande échelle, faute de quoi les Etats-Unis seraient condamnés à une nouvelle crise.
Publié le 23/04/2010
Subprime: Goldman poursuivi pour fraude, un Français au coeur de l'enquête
Le gendarme de la Bourse américaine a annoncé vendredi qu'elle poursuivait la banque d'affaires américaine pour "fraude" sur la vente de titres d'investissement liés à des crédits hypothécaires à risque. Son titre a aussitôt dégringolé à New York tandis que le CAC reculait.
Publié le 16/04/2010
Goldman Sachs a-t-elle maquillé la dette grecque ?
D'après la presse américaine, la banque, conseil d'Athènes, a permis à l'Etat grec, qui traverse une grave crise, de maquiller la réalité de sa dette.
Publié le 18/02/2010
Le Sénat s'est attaqué mercredi aux produits dérivés, un des éléments-clés de la réforme de Wall Street, chère au président américain. La proposition, qui vise à rendre "100% transparent" l'immense marché des produits dérivés, dont la valeur nominale est estimée à environ 600.000 milliards de dollars, est controversée mais l'idée reste populaire. Les démocrates de la commission ont même obtenu un vote républicain, celui du sénateur Chuck Grassley. Au final, cette mesure sera fusionnée avec le texte principal de la réforme. Pour pousser les républicains à adhérer davantage à leur projet de réforme, les démocrates ne se sont pas privés d'exploiter le scandale Goldman Sachs, qualifié dans la presse américaine d'affaire Enron de l'ère Obama. Selon Chris Dodd, le texte aurait empêché une affaire de fraude telle que celle impliquant Goldman Sachs, accusée d'avoir trompé des investisseurs.
Les points de désaccord
Le chef de la minorité républicaine Mitch McConnell a annoncé mardi que de "sérieuses discussions" avaient repris. Ces paroles rassurantes intervenaient après une semaine de tirs de barrage de l'opposition contre le projet de loi destiné à réformer les pratiques douteuses des établissements financiers qui ont mené à la crise de l'automne 2008. Mais mercredi, dans un communiqué, le chef de la majorité Harry Reid accusait toujours Mitch McConnell de s'être "concerté en secret avec des patrons de Wall Street" afin de travailler à "édulcorer" le projet de loi de réforme.
Pourtant, la majorité démocrate et l'administration Obama ont envoyé en début de semaine plusieurs signaux en direction des républicains. Ils se sont dits prêts à examiner l'un des points qui froissent les républicains : un fonds de 50 milliards de dollars "prépayé" par les banques en cas de difficultés. Le projet de loi prévoit la création d'une agence pour la protection du consommateur financier au sein de la banque centrale. Il propose une meilleure supervision de l'immense marché des produits dérivés. Les auteurs du texte entendent également mettre fin aux sauvetages des grandes institutions financières en difficulté aux frais des contribuables. En outre, le bureau du Budget du Congrès américain a estimé mercredi que la réforme réduirait légèrement, soit de 21 milliards de dollars sur dix ans, les déficits record des Etats-Unis.
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