La dérive du vol AF 447 Rio-Paris, disparu en plein Atlantique. © TF1/LCILes familles n'avaient décidemment pas besoin de ça. Alors que la troisième campagne de recherche se termine pour retrouver les boites noires du vol AF447, Le Figaro révèle mardi matin que le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et l'armée s'opposent sur la localisation des boîtes noires. Une source du BEA affirme au journal que l'armée aurait confondu les signaux émis par des boîtes noires lors d'un test conduit en Méditerranée avec ceux des enregistreurs de vol de l'Airbus A330-200 d'Air France, indiquant ensuite une zone de recherches erronée aux enquêteurs.
Rio-Paris : les experts relèvent une "confusion" dans l'équipage
Les experts judiciaires, qui ont analysé les deux boîtes noires de l'Airbus Rio-Paris qui s'est abîmé en mer au large du Brésil, font état dans un nouveau rapport de "confusion au sein de l'équipage" sans tirer de conclusion.
Publié le 04/10/2011
Crash Rio-Paris: les recherches vont reprendre
Le ministère des Transports a annoncé jeudi qu'une nouvelle phase de recherches destinée à retrouver l'épave de l'avion d'Air France, qui s'est abîmé en mer le 1er juin 2009 faisant 228 morts, allait être lancée en février 2011.
Publié le 25/11/2010
AF447 : le Rio-Paris a-t-il fait demi-tour ?
La zone où ont été localisés les enregistreurs du vol AF447 Rio-Paris pourrait indiquer que l'appareil a fait demi-tour avant le crash. Le BEA dit se garder de "scénarios prématurés".
Publié le 10/05/2010
Rio-Paris : turbulences presque fatales sur un autre vol
Une enquête a été ouverte sur un vol d'Air France qui a effectué une brusque descente pour éviter une zone de fortes turbulences, "exactement dans la même zone" que l'AF447 qui s'est crashé en juin, selon Le Figaro.
Publié le 10/12/2009
Un des navires participant aux recherches a été envoyé sur place, examinant la zone délimitée par l'armée. Mais "il n'y avait rien à trouver. Tout a été ratissé", explique un membre de l'enquête dans Le Figaro. De son côté, l'armée se défend en affirmant que certaines des positions communiquées au BEA étaient "justes", les enregistrements "faussés" ayant été écartés. "Ils ont passé 24 h sur place et pas une de plus sur notre zone (...) Certaines positions n'ont pas été explorées" rétorque l'armée dans Le Figaro. "Le BEA préfère dire que l'armée s'est trompée plutôt que de dire que l'on a perçu le signal des boites noires mais que l'on saura peut-être jamais d'où il vient", poursuit cette source citée par le journal.
"Pas de polémique avec le BEA"
Le porte-parole de la Marine nationale Hugues du Plessis d'Argentré confirme à l'AFP qu'un test a bien été effectué par un sous-marin nucléaire en Méditerranée à l'aide de boîtes noires immergées afin de disposer d'un "référentiel" de leurs émissions sonores. Ce référentiel, a-t-il précisé, a été communiqué ensuite aux opérateurs de l'Emeraude, le sous-marin chargé des recherches au large du Brésil, qui écoutaient régulièrement ces sons dans leurs casques pour les comparer avec ceux captés par les sonars. "Dix mois plus tard, lorsque les enregistrements ont été exploités à l'aide d'un nouveau logiciel, nous nous sommes aperçus qu'un certain nombre de sons n'étaient pas des échos des balises mais des échos de ce que les opérateurs entendaient dans leurs casques", a-t-il précisé. "Dans certains cas toutefois, ce n'était pas l'enregistrement de la bande test mais bien celui des boîtes noires de l'Airbus, même si ça reste une probabilité", a ajouté le porte-parole de la Marine. Pour autant, "il n'y a pas de polémique avec le BEA".
Le 6 mai, le ministère de la Défense avait indiqué que des spécialistes de la Marine nationale avaient "pu déterminer une zone (de recherche) avec une incertitude de trois milles nautiques", soit cinq kilomètres de rayon autour du signal présumé des boîtes noires. "La propagation des son sous l'eau est complexe et peut être comparée à un écho en montagne", a détaillé le porte-parole de la Marine, précisant que "si le son n'est pas perçu en ligne directe, les probabilités de positionnement de la source émettrice sont extrêmement nombreuses et complexes". "Depuis, nous avons appris qu'une balise avait été entendue à 16 milles nautiques (30 km) par une frégate américaine" alors qu'elles ne sont censées émettre que sur cinq milles nautiques (9 km), a-t-il ajouté.
Selon le BEA, la troisième campagne de recherches des boîtes noires s'est achevée mardi sur un échec mais une quatrième phase de recherches pourrait être engagée à l'issue de nouvelles études des données enregistrées par la Marine ainsi que des modèles de dérives des débris de l'appareil. "Nous avons décidé de faire un bilan de toutes les opérations de recherches qui ont commencé il y a pratiquement un an. Nous allons réunir nos partenaires. Il nous faudra au moins un mois ou deux pour être capables de faire ce bilan et éventuellement prendre une décision de poursuivre les recherches", ajoute le BEA, en soulignant que cette décision n'était pas de son seul ressort. Le BEA recherche l'épave de l'appareil afin d'avoir accès aux enregistreurs de vol, un élément-clef dans la compréhension d'un crash qui reste pour l'heure inexpliqué.
L'association des victimes s'est dit "indignée" mardi par ce nouvel échec des recherches et juge qu'Airbus et Air France prennent les familles des morts "pour des imbéciles".
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