BP tente de colmater au ciment le puits de pétrole endommagé dans le golfe du Mexique, le 26 mai 2010 © TF1-LCI BP a 48 heures pour s'organiser de façon à mieux contenir la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique. Mais passé ce délai, que passera-t-il ? Chahuté par la marée noire, BP ne ménage pas ses efforts pour... sauvegarder son image : achats de mots-clés sur internet, pages de publicité... Obama, dont la gestion de la crise lui vaut une chute de popularité, tente de remonter la pente. Les dernières images de la Nasa montrent un peu plus l'ampleur de la catastrophe qui frappe le golfe du Mexique, avec une marée noire dont le diamètre atteint la distance Paris-Aix. Au fond de la mer, la fuite se poursuit. Alors que la lutte pour endiguer la fuite de brut dans le golfe du Mexique se poursuit, BP s'engage à indemniser toutes les victimes de la marée noire. Selon les garde-côtes américains, 950.000 litres de pétrole ont pu être récupérés vendredi grâce à l'"entonnoir" placé sur la fuite au fond du golfe du Mexique, et cette quantité devrait augmente. Lors de sa 3e visite en Louisiane, et alors que l'espoir d'endiguer la fuite de pétrole renaissait vendredi, Barack Obama a reproché à BP de n'avoir pas renoncé à ses dividendes. BP, lui, tente à coups de millions de limiter les dégâts sur son image. Après l'échec de toutes les tentatives, BP a sectionné jeudi le conduit à l'origine de la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique. On saura sous 24h si c'est un succès. En attendant, il va recevoir une (1re) facture à 69 millions. Barack Obama, lui, va retourner vendredi en Louisiane. Le réalisateur d'Avatar et de Titanic a proposé son aide et son expérience des fonds marins pour tenter de mettre fin au déversement de pétrole dans le golfe du Mexique. Venu vendredi en Louisiane, le président américain a promis aux habitants qu'ils ne seront pas abandonnés et de tripler les personnels déployés pour répondre à la marée noire.
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Parallèlement à la mise au jour de ces erreurs, la compagnie pétrolière a annoncé avoir entamé mercredi en milieu de journée une délicate opération visant à cimenter le puits de pétrole dont une fuite alimente quotidiennement depuis plus d'un mois la marée noire dans le golfe du Mexique. L'opération, baptisée "top kill" en anglais, a été déclenchée peu après que les garde-côtes américains ont donné leur feu vert au groupe pétrolier. Une telle manoeuvre n'a jamais été tentée à une telle profondeur. Elle consiste à injecter une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, un minerai, dans deux conduits qui mènent à la valve antiexplosion du puits, d'où s'échappent le pétrole et le gaz, puis de sceller le puits avec du ciment. Au cas où cette tentative échouerait, le groupe envisage d'autres opérations mais pas avant la fin du mois.
Pas de repos avant la fermeture du puits de BP, dit Obama
Si elle réussit, cette nouvelle tentative de colmatage devrait fortement réduire, voire supprimer, la fuite de pétrole, a estimé Barack Obama mercredi. S'adressant à un auditoire en Californie, le président américain a dit que cette marée noire "déchirante" mettait en évidence la nécessité de recourir à des sources d'énergie de substitution. "Nous n'aurons de repos que lorsque ce puits sera fermé, que l'on aura remédié aux atteintes à l'environnement et que le nettoyage sera complet", a-t-il ajouté.
Barack Obama se rendra vendredi en Louisiane afin d'"évaluer" les opérations de lutte contre la marée noire. Ce sera le deuxième déplacement du président américain dans la région depuis le début de la crise. Le fragile écosystème des marécages de Louisiane est un lieu de reproduction pour les poissons, crabes et crevettes qui représentent 2,4 milliards de dollars par an pour l'industrie de la pêche et du tourisme. Au marché de Biloxi, une ville côtière de l'Etat voisin du Mississippi, le prix des crevettes a augmenté de 10% depuis le début de la crise.
| Un tubage trop fragile ? |
BP a installé par souci d'économie un type de tubage dans son puits de pétrole du Golfe du Mexique dont il savait qu'il risquait de laisser fuire du gaz, rapporte mercredi le New York Times. Le quotidien cite des documents internes de l'entreprise que lui a transmis un parlementaire de la commission d'enquête sur la marée noire. Des ouvriers de la plate-forme Deepwater Horizon, dont l'explosion le 20 avril a causé la catastrophe, et d'autres de BP, ont rapporté que des gaz s'échappaient de la conduite dans les heures précédant l'explosion. Le tubage installé dans le puits était doté d'une chasse en ciment qui, si elle n'était pas scellée correctement, risquait de laisser de telles fuites remonter vers la tête de puits, indique le Times. C'est un excès de pression causé par ces fuites qui aurait provoqué l'explosion fatale, qui a fait onze morts. L'emploi d'un autre type de tubage aurait permis de disposer de deux barrières au lieu d'une contre ces fuites. Selon le journal, la décision d'utiliser ce tubage a été prise plusieurs jours avant l'explosion. C'est le groupe Halliburton qui l'a installé. Le groupe BP avait lui-même indiqué que le choix d'une barrière simple et non double, s'il était plus risqué, était aussi plus économique, ajoute le New York Times. |
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