La Marine se rapproche des boîtes noires de l'AF447

Par TF1 News (Avec agence), le 06 mai 2010 à 14h12 , mis à jour le 06 mai 2010 à 14h15

Dossier : Crash du vol Rio-Paris

L'étude des enregistrements sous-marins réalisés lors des recherches des débris du vol Rio-Paris, qui s'est abîmé au large du Brésil en juin, a permis de réduire la zone des recherches. Mais il reste beaucoup à faire.

a330 air france vol brésilImage d'archives © TF1-LCI

Après l'annonce, jeudi matin par RTL, que les boîtes noires du vol AF447 Rio-Paris avaient été localisées à quelques kilomètres près, le ministère de la Défense a lancé une mise en garde contre tout excès d'optimisme, en soulignant la difficulté de la tâche qu'il reste encore à accomplir. "La zone qui est localisée (...) est une zone qui correspond à peu près à la superficie de Paris, dans laquelle il faudrait trouver des objets de la taille d'une boîte à chaussures avec un relief sous-marin qui correspond à la cordillère des Andes", a souligné le porte-parole du ministère, le général Christian Baptiste. Certes, il y a eu une avancée, qui permet de recentrer les recherches sur une zone située à 400 km au nord-ouest des îles brésiliennes de Sao Pedro et Sao Paulo, mais il n'y aucune certitude d'aboutir.
Plus d'infos

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, s'est montré aussi prudent. Dans un communiqué, il a dit avoir été informé "qu'aurait été identifié un écho pouvant provenir des enregistreurs de vol du Rio-Paris AF447". De même, une porte-parole du Bureau d'enquêtes et d'analyses, organisme administratif qui conduit les investigations, a estimé qu'il faudrait "vérifier et valider cette information", une opinion partagée par Air France, qui se réjouit toutefois. "Ces informations, si elles se confirment bien, sont une excellente nouvelle car elles constitueront un élément déterminant dans le processus des recherches et l'établissement de la vérité", a souligné la compagnie dans un communiqué.

Une nouvelle zone de recherches

Une expédition avec deux navires spécialisés équipés de sous-marins, financée par Air France et EADS, maison mère d'Airbus, est toujours en cours près du lieu supposé du crash et a été prolongée mardi sur une nouvelle zone, beaucoup plus vaste. La découverte, qui permet de retenir une zone située à 60 km à l'est de celle retenue initialement, a été faite après une nouvelle analyse informatique d'enregistrements recueillis le 1er juillet 2009 par le sonar du sous-marin nucléaire Emeraude, a précisé le général Baptiste. Cette étude réalisée avec un nouveau logiciel, avec l'aide du groupe de défense Thales, a permis d'isoler le son émis par les balises couplées aux boîtes noires de l'appareil, son qui a cessé aujourd'hui.

Devraient être envoyés sur cette nouvelle zone les bâtiments qui recherchent actuellement l'épave, un navire américain, le Anne Candies, et un Norvégien, le Seabed Worker, dirigés notamment par un "chasseur d'épaves", Paul-Henri Nargeolet, ancien officier de marine français. Ils ont déjà exploré, sans succès, avec trois drones sous-marins, deux robots et un sonar remorqué, une zone de 2000 km2 très accidentée, située à une profondeur de 1800 à 3800 mètres, où l'Airbus A330 aurait sombré. Jusqu'à présent, seuls des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été repêchés, ainsi qu'une cinquantaine de corps. Les débris ont été stockés dans un centre de recherche à Toulouse.

Par TF1 News (Avec agence) le 06 mai 2010 à 14:12
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