En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES
DOSSIER : Crash du vol Rio-Paris

Les boîtes noires de l'AF447 enfin localisées ?

Edité par
le 06 mai 2010 à 07h18
Temps de lecture
4min
a330 air france vol brésil

Image d'archives / Crédits : TF1-LCI

A lire aussi
AmériquesSelon RTL, la Marine nationale pense avoir repéré les fameuses boîtes noires à quelques kilomètres près. Dominique Bussereau, interrogé sur LCI, se montre prudent.

 

Intensément recherchées depuis des mois, cruciales pour permettre de reconstituer le scénario de la catastrophe du vol Rio-Paris d'Air France disparu le 1er juin 2009 au large du Brésil, les boîtes noires de l'appareil ont peut-être été retrouvées. L'information a été annoncée jeudi matin par la radio RTL, puis partiellement confirmée sur LCI par Dominique Bussereau.

Selon RTL, la Marine Nationale, travaillant à partir d'enregistrements réalisés durant l'été 2009, pense avoir localisé les enregistreurs de l'avion d'Air France à quelques kilomètres près ; le secrétaire d'Etat français aux Transports, réagissant à cette annonce sur LCI, s'est montré pour sa part plus prudent. "J'ai eu hier soir un contact avec mon collègue ministre de la Défense Hervé Morin et avec l'amiral Forissier", le chef d'Etat major de la Marine, "me disant qu'il y avait une piste grâce à un sous-marin sur la localisation des enregistreurs", a expliqué Dominique Bussereau. "Maintenant, il faut vérifier tout ça et c'est ce que va faire le BEA dès  aujourd'hui". Tout aussi prudent, le BEA (le Bureau d'enquêtes et d'analyses chargé des investigations techniques sur l'accident) indique simplement avoir été "informé hier par le ministre des Transports que les balises ont été localisées par le ministère de la Défense à partir des images de la première phase de recherches, et qu'un périmètre de recherche a été défini". Une information qu'il faut, souligne également l'organisme, "maintenant vérifier et valider". Quant au ministère de la Défense, s'il confirme que les boîtes noires ont été localisées avec une  "incertitude de cinq kilomètres", il insiste aussi : "cela ne signifie pas que l'on va les  retrouver".

Une zone à explorer immense

Un sous-marin français avait participé à la première phase des recherches de  l'épave et des boîtes noires. Et le décryptage des images aurait été fait à l'aide du groupe Thales, constructeur des sondes de vitesse Pitot, mises en cause dans  cette catastrophe qui a fait 228 morts.

Mais s'il faut en croire RTL, ce seraient non pas des images comme l'a indiqué le BEA, mais des sons récoltés par des robots au fond de l'océan, qui auraient permis ce résultat. Trois phases successives de recherches ont déjà été lancées pour tenter de retrouver les débris de l'appareil et notamment les fameuses boîtes noires. Sans succès jusqu'alors, la zone à explorer étant immense et les restes de l'avion gisant au fond de l'océan. Et les balises, qui émettaient un signal dans les semaines suivant l'accident, se sont désormais tues, réduisant les chances de les retrouver. Mais, selon RTL, les enregistrements sous-marins effectués au sonar au cours des phases précédentes de recherches, et qui s'étaient jusqu'alors révélés insuffisants, ont été décryptés à l'aide d'un nouveau logiciel et d'experts en acoustique ; et c'est en réécoutant ces enregistrements que les "oreilles d'or" de la Marine nationale auraient réussi à détecter le signal de la balise et à limiter la zone de recherches. Reste désormais, ajoute RTL, à les repérer visuellement.

Officiellement, les causes exactes de la catastrophe aérienne ne sont pas encore connues. Le givrage des sondes de vitesse "Pitot" fabriquées par Thalès est considéré comme un élément contributif de l'accident par le BEA, mais des informations manquent toujours pour expliquer avec certitude le déroulement du drame. Seuls des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été repêchés dans les premières semaines après l'accident, ainsi qu'une cinquantaine de corps.

Commenter cet article

  • morph : Un an que cette tragédie c'est passée,alors si tout le monde en haut lieu sait que les boites noires ne seront pas explotables, pourquoi remuer le couteau dans la plaie de ceux qui ont perdu des personnes chers. BJ38

    Le 24/07/2010 à 00h15
  • lucien31 : Comme titré " Les boîtes noires de l'AF447 enfin localisées ? " avec un point d'interrogation. Je suis ancien de la Marine Nationale (aéronavale) , je connais bien cette zone pour y avoir navigué et survolé quand j'étais affecté sur notre PA Clémenceau. Ces BN ne seront jamais retrouvées et même si un jour elles venaient à être retrouvées elles resteront inexploitables. Ils le savent très bien en haut lieu ce qui s'est passé; ce n'est pas les BN qui changeront quoique ce soit , cela est bien triste pour les familles mais c'est ainsi, il y toujours eu des crashs et il y en aura encore, aussi bien dans le civil que chez nous dans l'aéronavale et j'ai également perdu des collègues en mission et exercices militaires. Paix à toutes ces âmes.

    Le 09/05/2010 à 00h46
  • nfilou : Espérons qu'ils puissent lire les données des boites noires !

    Le 08/05/2010 à 17h26
  • babou34500 : Bravo a notre marine nationale.. car cette trouvaille vas redorer le blason de notre armée dans le monde entier... ainsi que la puissance technologique française a trouver une aiguille dans une meule de foin.. même si elle vont devenir les boites noires les plus chère de l'histoire... ce n'est pas grave.. car si non étais à la place de la famille des victimes..nous serions les premiers à les attendres.. encore BRAVO.... et courage...

    Le 06/05/2010 à 14h26
  • thierry34280 : Soyons persévérant et non pas défaitiste pensons aux familles des victimes qui ont le droit de savoir

    Le 06/05/2010 à 11h14
      Nous suivre :
      Extrait Sept à Huit. Sœur Christina : sur scène, "je me transforme"

      Extrait Sept à Huit. Sœur Christina : sur scène, "je me transforme"

      logAudience