Espions russes aux USA : la Maison Blanche calme le jeu

le 29 juin 2010 à 21h30 , mis à jour le 29 juin 2010 à 21h34

Alors que Moscou venait de taper du poing sur la table, la Maison Blanche a assuré mardi que l'affaire des espions présumés au profit de la Russie arrêtés aux Etats-Unis n'aurait pas de conséquences sur le "redémarrage" des relations avec le Kremlin.

[Expiré] [Expiré] maison_espion_russe etats-unis © AFP/J. Zelevansky

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La Maison Blanche a affirmé mardi soir que l'affaire des espions présumés au profit de la Russie arrêtés aux Etats-Unis n'aurait pas de conséquences sur le "redémarrage" des relations avec le Kremlin entrepris par le président Barack Obama depuis 18 mois. Peu avant, un haut responsable du département d'Etat avait déjà déclaré que l'affaire était un "vestige" du passé qui ne remettait pas en cause l'amélioration des relations russo-américaines depuis dix-huit mois.

Mardi dans l'après-midi, et après une première réaction nuancée mardi matin en attendant plus d'informations, la Russie avait tapé du poing sur la table à la suite de l'annonce par les autorités américaines des arrestations.  "A notre avis, de telles actions ne sont en rien fondées et sont mal intentionnées. Nous ne comprenons pas les causes qui ont poussé le ministère américain de la Justice à faire des déclarations publiques dans l'esprit des 'histoires d'espions' du temps de la Guerre froide",  avait affirmé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, avant de nier les accusations un peu plus tard. Ensuite, c'est Vladimir Poutine lui-même qui était monté au créneau, "espérant" que l'affaire ne nuirait pas aux relations entre les deux pays. Tout est donc bien qui finit bien ?

Les relations sont en effet plutôt au beau fixe en ce moment, ce que n'a pas manqué de rappeler Moscou, après la visite, jugée positive, aux Etats-Unis du président Dmitri Medvedev.

Le suspect en fuite arrêté à Chypre
 

Au total, onze personnes ont été arrêtées : les dix premières, dimanche, aux Etats-Unis et la dernière, ce mardi, après que les médias ont relayé l'affaire, à Chypre. Le Canadien Robert Christopher Metsos, 54 ans, a été remis en liberté contre le versement d'une caution de 20.000 dollars (environ 16.400 euros) en attendant son extradition. De leur côté, cinq des dix suspects interpellés  aux Etats-Unis ont comparu lundi à New York devant un juge fédéral qui a ordonné leur maintien en détention provisoire. 

La question

Les espions russes et américains sont-ils toujours autant actifs que lors de la Guerre Froide ?

Oui
Non

 
 

Soupçonnés de faire partie d'un réseau d'espionnage, et, pour neuf d'entre eux, de blanchiment d'argent, les suspects risquent des peines comprises entre 5 et 25 ans de prison. Ils disent être Américains, Canadiens ou Péruviens, selon les deux plaintes déposées contre eux. Selon la justice américaine, ils ont été formés par le SVR, les services de renseignements russes, pour s'immerger dans la société et "obtenir des informations" en "infiltrant les cercles politiques américains".

 

le 29 juin 2010 à 21:30
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