© SHIRLEY SHEPARDUne semaine après la visite de Dmitri Medvedev, le président russe, aux Etats-Unis et l'entente cordiale affichée avec Barack Obama, on se croirait revenu en pleine Guerre Froide. De l'encre invisible aux messages codés en passant par de l'argent enterré, tous les ingrédients du réseau d'espionnage digne des meilleurs romans sont en effet réunis dans l'affaire révélée lundi soir par le ministère de la Justice américain.
L'échange d'espions entre les USA et la Russie est "achevé"
Les dix agents secrets installés aux Etats-Unis et travaillant pour Moscou sont arrivés en Russie. Laquelle a accepté de libérer quatre agents américains. Fin sans drame d'une histoire qui aurait pu troubler l'embellie Obama-Medvedev.
Publié le 09/07/2010
Parfum de Guerre froide autour de l'échange d'espions
Les dix agents secrets installés aux Etats-Unis et travaillant pour Moscou ont été expulsés vers la Russie. Laquelle a accepté de libérer quatre agents américains. Fin sans drame d'une histoire qui aurait pu troubler l'embellie Obama-Medvedev.
Publié le 09/07/2010
Réseau d'espionnage russe aux Etats-Unis : vers un échange ?
Selon l'avocate d'un scientifique russe emprisonné en Russie pour espionnage au profit des Etats-Unis, son client pourrait être échangé contre au moins un membre présumé du réseau russe démantelé la semaine dernière par le FBI.
Publié le 07/07/2010
USA: un espion présumé admet avoir travaillé pour Moscou
Un des dix suspects d'espionnage arrêtés aux Etats-Unis aurait reconnu avoir travaillé pour le Service de renseignement extérieur russe (SVR).
Publié le 01/07/2010
Libéré sous caution, l'un des "espions russes" disparaît à Chypre
Seul membre du réseau d'espionnage présumé arrêté hors des Etats-Unis, Christopher Robert Metsos, qui avait été remis en liberté sous conditions par les autorités chypriotes, ne s'est pas présenté devant la police mercredi.
Publié le 01/07/2010
Etats-Unis : une journaliste parmi les "espions" russes
D'origine péruvienne, Vicky Pelaez, aujourd'hui éditorialiste à El Diario La Prensa, le quotidien new yorkais en espagnol, est connue pour ses textes très critiques envers les Etats-Unis.
Publié le 30/06/2010
Espions russes aux USA : la Maison Blanche calme le jeu
Alors que Moscou venait de taper du poing sur la table, la Maison Blanche a assuré mardi que l'affaire des espions présumés au profit de la Russie arrêtés aux Etats-Unis n'aurait pas de conséquences sur le "redémarrage" des relations avec le Kremlin.
Publié le 29/06/2010
Dix personnes, a priori Américaines, Canadiennes, Péruviennes et Russe, ont ainsi été arrêtées tandis qu'un suspect est toujours en fuite. Poursuivis pour espionnage et blanchiment d'argent pour le compte du SVR, les services de renseignements russes, les "espions" risquent théoriquement jusqu'à 25 ans de prison -mais la peine infligée dans ce genre d'affaires est généralement de cinq ans. Cinq d'entre elles ont comparu dès lundi soir devant un juge fédéral à New York.
Mission trop compliquée ?
Le document de 37 pages du FBI ne permet pas de comprendre l'importance des informations recueillies, apparemment depuis près de 30 ans, par ce réseau. A la lecture de la plainte concernant quelques uns des "espions" présumés, la mission qui leur était confiée -infiltrer des cercles proches du gouvernement américain- n'était pas vraiment à leur portée. "Le Centre de Moscou a demandé à Cynthia Murphy en 2010 d'essayer d'obtenir un emploi qui lui permette de contacter des sources au sein du gouvernement américain (...) mais le groupe des 'comploteurs du New Jersey' avait répondu que Murphy craignait qu'on ne lui demande trop de détails sur son parcours professionnel", indique notamment la police fédérale.
Mise sur le banc des accusés, la Russie n'a évidemment pas tardé à s'exprimer. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a ainsi déclaré qu'il attendait des explications. "On ne nous a pas expliqué de quoi il est question. J'espère qu'on nous l'expliquera", a-t-il indiqué. Il a également ironisé sur le calendrier de l'annonce, quelques jours après la visite de Dmitri Medvedev aux Etats-Unis. "Le moment, où cela a été fait, a été choisi avec une élégance particulière", a-t-il lancé. Un peu auparavant, son porte-parole avait jugé qu'il y avait "beaucoup de contradictions" dans les informations du gouvernement américain.
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