Un an jour pour jour après sa libération, Ingrid Betancourt a affirmé sur TF1 avoir "retrouvé une vie normale". Elle est revenue sur les critiques à son encontre, son livre à "paraître en 2010" et le film qui se prépare sur ses 6 ans de détention. © eTF1Après avoir déclenché une vague d'indignation en Colombie pour son "ingratitude", et avoir renoncé à demander à l'Etat colombien une indemnisation de près de huit millions de dollars pour son enlèvement, Ingrid Betancourt ne compte pas percevoir d'indemnité en France. Pour ses six années de détention par les Farc, elle pouvait espérer le soutien financier du Fonds de Garantie des Victimes ; mais samedi, un communiqué de son service de communication a fait savoir qu'elle y renonçait.
Betancourt réapparaît dans les médias avant la sortie de son livre
L'ex-otage des Farc, dont les mémoires sont attendues le 21 septembre, donne une interview au Parisien ce jeudi. Elle y présente notamment sa version sur l'indemnisation demandée à la Colombie et sur les circonstances de son enlèvement.
Publié le 29/07/2010
Betancourt "regrette" sa demande d'indemnisation
Ingrid Betancourt a assuré en larmes dimanche soir qu'elle regrettait la demande d'indemnisation de 6,9 millions de dollars présentée à l'Etat colombien pour son enlèvement, précisant qu'elle n'irait pas au-delà d'une démarche de "conciliation".
Publié le 12/07/2010
Ingrid Betancourt veut être indemnisée
Ingrid Betancourt va demander une indemnisation à l'Etat colombien pour les dommages économiques et moraux qu'elle a subis durant ses six années de captivité aux mains de la guérilla des Farc.
Publié le 09/07/2010
Betancourt prend position pour sa "soeur", Florence Cassez
L'ex-otage demande aux autorités mexicaines un nouveau procès "impartial" pour Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvement.
Publié le 25/09/2009
Dans son livre, Clara Rojas critique Ingrid Betancourt
Ex-otage des Farc, l'ancienne directrice de campagne de la Franco-Colombienne dénonce son attitude dans un livre.
Publié le 08/04/2009
Pour l'ex-émissaire français, Betancourt est "ingrate"
Noël Saez, intermédiaire entre le Quai d'Orsay et les Farc, se dit déçu par l'attitude de la Franco-Colombienne envers lui après sa libération.
Publié le 05/03/2009
Ingrid Betancourt va se retirer de la vie publique
L'ex-otage des Farc va prendre un an pour écrire ses mémoires et ainsi "rendre compte" de ce qu'elle a vécu.
Publié le 20/12/2008
Betancourt ramène en France un ex-Farc
Cet ex-guérillero est le premier a bénéficier d'un droit de séjour en France pour avoir permis la fuite d'un otage politique de la guérilla colombienne.
Publié le 10/12/2008
"Ayant renoncé à entamer une sollicitation d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt tient à agir en conséquence avec la France qui l'a soutenue grandement pendant les six années de sa séquestration et depuis sa libération", a ajouté le communiqué.
Deux demandes parallèles
Il faut dire que la demande qu'elle avait faite auprès de l'Etat colombien avait été particulièrement mal perçue dans ce pays. Ingrid Betancourt et ses proches avaient présenté le 30 juin une requête estimant que l'Etat devait leur verser quelque 15 milliards de pesos (environ huit millions de dollars) pour les dommages économiques et moraux entraînés par ses six années passées aux mains des Farc. L'ex-otage avait estimé que l'Etat avait insuffisamment assuré sa sécurité le 23 février 2002. En riposte, le principal hebdomadaire politique du pays avait consacré le dimanche suivant sa Une à l'ex-otage, avec sa photo accompagnée d'un seul mot : "honteux". Facteur aggravant, la requête avait en outre été déposée deux jours avant la cérémonie marquant les deux ans de l'opération militaire Jaque, où l'ex-otage avait été libérée. La crise s'était achevée lors d'une interview télévisée au cours de laquelle l'ex-otage avait fini par déclarer, en larmes, qu'elle regrettait son geste.
Mais alors que se déroulait cette crise en Colombie, une autre similaire, mais plus feutrée, se déroulait en France depuis des mois, révélée ce week-end par le Journal du Dimanche. Car Ingrid Betancourt, outre sa démarche en Colombie, avait lancé une offensive identique pour obtenir une indemnisation de la France. Selon le JDD, le conseil d'administration du Fonds de Garantie des Victimes lui aurait proposé 450.000 euros, somme alors jugée insuffisante par l'ancienne otage. Le Fonds devait se réunir une nouvelle fois en septembre sur ce sujet. La renonciation in extremis d'Ingrid Betancourt semble régler définitivement l'affaire.
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