Betancourt refuse aussi l'indemnisation de la France

Par TF1 News, le 17 juillet 2010 à 21h25 , mis à jour le 19 juillet 2010 à 11h45

Après sa demande d'indemnisation à l'Etat colombien pour son enlèvement, qui lui avait valu d'être taxée de "Prix mondial de l'ingratitude" par le vice-président, l'ex-otage des Farc avait finalement renoncé ; elle refuse désormais aussi l'offre de la France.

Ingrid Betancourt : "Je me porte merveilleusement bien"Un an jour pour jour après sa libération, Ingrid Betancourt a affirmé sur TF1 avoir "retrouvé une vie normale". Elle est revenue sur les critiques à son encontre, son livre à "paraître en 2010" et le film qui se prépare sur ses 6 ans de détention. © eTF1

Après avoir déclenché une vague d'indignation en Colombie pour son "ingratitude", et avoir renoncé à demander à l'Etat colombien une indemnisation de près de huit millions de dollars pour son enlèvement, Ingrid Betancourt ne compte pas percevoir d'indemnité en France. Pour ses six années de détention par les Farc, elle pouvait espérer le soutien financier du Fonds de Garantie des Victimes ; mais samedi, un communiqué de son service de communication a fait savoir qu'elle y renonçait.

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"Ayant renoncé à entamer une sollicitation d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt tient à agir en conséquence avec la France qui l'a soutenue grandement pendant les six années de sa séquestration et depuis sa libération", a ajouté le communiqué.

Deux demandes parallèles

Il faut dire que la demande qu'elle avait faite auprès de l'Etat colombien avait été particulièrement mal perçue dans ce pays. Ingrid Betancourt et ses proches avaient présenté le 30 juin une requête estimant que l'Etat devait leur verser quelque 15 milliards de pesos (environ huit millions de dollars) pour les dommages économiques et moraux entraînés par ses six années passées aux mains des Farc. L'ex-otage avait estimé que l'Etat avait insuffisamment assuré sa sécurité le 23 février 2002. En riposte, le principal hebdomadaire politique du pays avait consacré le dimanche suivant sa Une à l'ex-otage, avec sa photo accompagnée d'un seul mot : "honteux". Facteur aggravant, la requête avait en outre été déposée deux jours avant la cérémonie marquant les deux ans de l'opération militaire Jaque, où l'ex-otage avait été libérée. La crise s'était achevée lors d'une interview télévisée au cours de laquelle l'ex-otage avait fini par déclarer, en larmes, qu'elle regrettait son geste.

Mais alors que se déroulait cette crise en Colombie, une autre similaire, mais plus feutrée, se déroulait en France depuis des mois, révélée ce week-end par le Journal du Dimanche. Car Ingrid Betancourt, outre sa démarche en Colombie, avait lancé une offensive identique pour obtenir une indemnisation de la France. Selon le JDD, le conseil d'administration du Fonds de Garantie des Victimes lui aurait proposé 450.000 euros, somme alors jugée insuffisante par l'ancienne otage. Le Fonds devait se réunir une nouvelle fois en septembre sur ce sujet. La renonciation in extremis d'Ingrid Betancourt semble régler définitivement l'affaire.

Par TF1 News le 17 juillet 2010 à 21:25
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3 Commentaires

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  • skal13, le 19/07/2010 à 20h55

    Encore heureux non !!!!!!!!!!!!!!!!

  • fimadou, le 19/07/2010 à 20h54

    Elle ne manque pas d'air,celle-là quand même.

  • le55rescator230, le 19/07/2010 à 18h44

    Gratitude .

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