Ingrid Betancourt. © TF1/LCIDès le départ, "dans mon cas nous avons décidé (avec mes avocats, nldr) que nous ne porterions pas plainte contre l'Etat colombien", a déclaré Ingrid Betancourt à la télévision colombienne Caracol. En pleurs, l'ex-otage des Farc a dit "regretter" la demande d'indemnisation auprès de l'Etat colombien. Elle a aussi expliqué que dans le cas où la conciliation extrajudiciaire en cours ne fonctionnerait pas, elle n'irait pas au-delà.
Betancourt réapparaît dans les médias avant la sortie de son livre
L'ex-otage des Farc, dont les mémoires sont attendues le 21 septembre, donne une interview au Parisien ce jeudi. Elle y présente notamment sa version sur l'indemnisation demandée à la Colombie et sur les circonstances de son enlèvement.
Publié le 29/07/2010
Betancourt refuse aussi l'indemnisation de la France
Après sa demande d'indemnisation à l'Etat colombien pour son enlèvement, qui lui avait valu d'être taxée de "Prix mondial de l'ingratitude" par le vice-président, l'ex-otage des Farc avait finalement renoncé ; elle refuse désormais aussi l'offre de la France.
Publié le 17/07/2010
Face au tollé, Betancourt renonce à sa demande d'indemnisation
Taxée de "Prix mondial de l'ingratitude" par le vice-président, l'ex-otage des Farc a finalement renoncé mardi à demander à l'Etat colombien une indemnisation de près de huit millions de dollars pour son enlèvement.
Publié le 13/07/2010
L'ex-otage s'exprimait depuis New York, un entretien très attendu deux jours après l'annonce de la requête présentée à l'Etat colombien dans laquelle elle estimait que celui-ci devrait lui verser ainsi qu'à sa famille plus de 13 milliards de pesos (soit environ 6,9 millions de dollars), pour les dommages moraux et financiers entraînés par ses six ans de captivité aux mains des Farc. Selon elle, l'Etat est responsable car il a insuffisamment assuré sa sécurité le 23 février 2002, lorsque la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), l'a enlevée en pleine campagne présidentielle.
Cette requête a déclenché une vague d'indignation en Colombie, alors que l'otage a été libérée lors d'une opération militaire risquée, le 2 juillet 2008. Le vice-président Francisco Santos l'a notamment qualifiée de "prix mondial de l'ingratitude". "Jamais, jamais nous n'avons pensé à attaquer ceux qui m'ont libéré", a dit Ingrid Betancourt dimanche soir en réprimant un sanglot après un long entretien où le journaliste qui l'a interrogé, Dario Arizmendi, une star de la télévision colombienne et un ami très proche de l'ancienne otage, s'est montré très dur. Ce dernier lui a demandé: "Vous regrettez ?" et elle a répondu: "Oui, je regrette", en assurant qu'elle adorait sa "patrie".
"Ouvrir un chemin" pour l'indemnisation d'autres otages
Auparavant, l'ex-otage avait longuement tenté d'expliquer les raisons de son geste. "Je ne vais pas poursuivre l'Etat. Je veux uniquement raconter les faits et que ce qui m'est arrivé ne se reproduise pas", a-t-elle déclaré, en ajoutant qu'elle avait ainsi espéré "ouvrir un chemin" pour l'indemnisation d'autres otages qui, selon elle, auraient également présenté des requêtes semblables. "Mes compagnons (de captivité) m'ont appelée en m'indiquant que la date" limite pour déposer cette requête allait être dépassée, a-t-elle dit.
L'ex-candidate à la présidentielle de 2002 a ensuite expliqué pourquoi elle estimait que les forces de l'ordre avaient négligé sa sécurité. "On m'a enlevé mes gardes du corps. Si l'Etat considérait que c'était si dangereux ils auraient du me les laisser (...) et s'ils considéraient que c'était vraiment dangereux, on aurait dû me bloquer au poste de contrôle et ne pas me laisser y aller", a-t-elle dit en faisant référence à la route du département de Caqueta (sud-est) où la guérilla l'attendait.
Interrogée sur un document qu'elle aurait signé ce jour-là où elle indiquait qu'elle s'engageait sur ce chemin à ses risques et périls, elle a d'abord dit ne pas s'en souvenir, avant d'assurer qu'elle avait seulement signé un texte en rapport avec l'assurance de la voiture qui la transportait, qui appartenait à l'Etat.
Ingrid Betancourt, 48 ans, durement critiquée dans plusieurs ouvrages d'anciens compagnons de captivité, puis dans un livre écrit par son ex-mari Juan Carlos Lecompte, sort en septembre chez Gallimard un livre où elle raconte sa version de son enlèvement, Même le silence a une fin.
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