Deux mois et demi après sa victoire aux législatives et son entrée au 10, Downing Street (ndlr : le "Matignon" britannique), David Cameron effectue ce mardi à Washington sa première visite officielle en qualité de Premier ministre britannique pour rencontrer Barack Obama, le plus proche allié du Royaume-Uni. Avec la situation en Afghanistan, le menu de cette réunion, habituelle pour un nouveau Premier ministre britannique, s'annonçait déjà copieux.
URGENT : BP recherche graphiste expérimenté
La compagnie pétrolière se complique la tâche : elle a été prise la main dans le sac par un blogueur américain pour avoir retouché grossièrement des clichés extraits de sa communication de crise.
Publié le 21/07/2010
Les élus du Congrès s'en donnent à coeur joie contre le patron de BP
Tony Hayward, qui s'est illustré par une série de propos maladroits depuis le début de la catastrophe, a subi jeudi les foudres des élus américains ulcérés par les errements de son groupe.
Publié le 17/06/2010
Le patron de BP se prend une journée off de luxe, une "grave erreur" ?
En pleine marée noire, Tony Hayward s'est accordé samedi un jour de congé, lors duquel il a assisté à une régate de yachts de luxe sur l'Ile de Wight, au Royaume-Uni. Une "grave erreur", selon la Maison Blanche.
Publié le 20/06/2010
Une marée noire hors de prix, BP plonge
2,35 milliards de dollars très exactement : la facture continue à s'alourdir pour BP, toujours englué dans ses opérations de pompage, et toujours incapable de stopper définitivement la pire pollution qu'ait connue l'Amérique.
Publié le 25/06/2010
Face à la marée noire, BP soigne sa com; Obama aussi
Chahuté par la marée noire, BP ne ménage pas ses efforts pour... sauvegarder son image : achats de mots-clés sur internet, pages de publicité... Obama, dont la gestion de la crise lui vaut une chute de popularité, tente de remonter la pente.
Publié le 09/06/2010
Marée noire : Obama lance la guerre des sous
Lors de sa 3e visite en Louisiane, et alors que l'espoir d'endiguer la fuite de pétrole renaissait vendredi, Barack Obama a reproché à BP de n'avoir pas renoncé à ses dividendes. BP, lui, tente à coups de millions de limiter les dégâts sur son image.
Publié le 04/06/2010
Il le sera d'autant plus avec la marée noire dans le Golfe du Mexique. Provoquée par le groupe pétrolier britannique BP, elle a été l'origine de tensions entre les deux pays lorsque le président américain a promis de "botter les fesses" des responsables de la pollution. L'expression n'avait pas été du goût du gouvernement britannique. Barack Obama avait ainsi été obligé d'appeler David Cameron pour l'assurer que ses critiques n'avaient "rien à voir avec la nationalité" de l'entreprise et qu'il aurait prononcé les mêmes mots avec un groupe d'un autre pays. Quoi qu'il en soit, les deux hommes vont donc discuter de BP. "C'est une compagnie importante, pas seulement pour le Royaume-Uni mais aussi pour les Etats-Unis, où elle emploie des milliers de personnes", explique David Cameron, rappelant ainsi que de nombreux Américains vivent grâce à BP.
BP a-t-il poussé pour faire libérer al-Megrahi ?
Outre la marée noire, BP sera également abordé en raison d'une autre polémique : celle née de l'obtention par la compagnie d'un contrat de 900 millions de dollars en Libye, qui a jeté la suspicion sur son rôle éventuel dans la libération du Libyen Abdelbaset al-Megrahi. Ce dernier avait été condamné en 2001 pour l'attentat perpétré en 1988 contre un Boeing 747 au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie, qui avait fait 270 morts, dont de nombreux Américains.
Souffrant d'un cancer, il a été libéré en 2009 pour raisons humanitaires par la justice écossaise, provoquant la colère de Washington. Des sénateurs américains exigent aujourd'hui l'ouverture d'une enquête. Sur ce point, David Cameron, qui s'était vivement opposé à la libération alors qu'il était chef de l'opposition, a réaffirmé qu'il s'agissait d'une "erreur complète et totale" de son prédécesseur, Gordon Brown. "Je ne sais pas ce que BP a fait. Je ne suis pas en charge de BP", a-t-il ajouté.
Quelle sortie en Afghanistan ?
Enfin, Barack Obama et David Cameron, qui ont hérité du problème, aborderont l'Afghanistan, alors que se tient à Kaboul une conférence de plus de 60 pays donateurs sur le développement de l'Afghanistan. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, principaux contributeurs de la force internationale, ont enregistré des pertes de plus en plus nombreuses ces derniers mois. La coalition a même connu en juin le mois le plus meurtrier depuis le début de ses opérations en 2001.
L'objectif américano-britannique est désormais clair : trouver une "stratégie de sortie" pour passer à moyen terme le relais à l'armée afghane.
| BP autorisé à maintenir le puits fermé pendant encore 24 heures |
Le gouvernement américain a autorisé lundi BP à maintenir fermé pendant encore 24 heures le puits de pétrole dans le golfe du Mexique, alors que le pétrolier a indiqué qu'il étudiait une nouvelle piste pour définitivement boucher le puits. En parallèle, BP a dit lundi étudier une nouvelle solution pour définitivement boucher la fuite: l'injection d'un mélange d'eau et de matières solides dans un conduit menant au puits, puis la cimentation de celui-ci. Cette opération, baptisée "static kill", ressemble à celle tentée fin mai, mais BP estime que ses chances de réussite sont cette fois-ci plus élevées car le pétrole a cessé de s'écouler. Une décision sur cette éventuelle solution devrait être prise "dans les deux prochains jours", a indiqué Kent Wells, vice-président de BP. |
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