Un an jour pour jour après sa libération, Ingrid Betancourt a affirmé sur TF1 avoir "retrouvé une vie normale". Elle est revenue sur les critiques à son encontre, son livre à "paraître en 2010" et le film qui se prépare sur ses 6 ans de détention. © eTF1Après avoir déclenché une vague d'indignation en Colombie pour son "ingratitude", elle a donc jeté léponge. L'ex-otage franco-colombienne de la guérilla des Farc, Ingrid Betancourt, a renoncé mardi à demander à l'Etat colombien une indemnisation de près de huit millions de dollars pour son enlèvement, a annoncé la branche administrative du parquet. L'avocat représentant l'ex-otage, Gabriel Devis, a "manifesté qu'il renonçait aux requêtes aux fins de conciliation extrajudiciaire" présentées le 30 juin, a annoncé la section du parquet en charge du contentieux administratif, en précisant que cette procédure était désormais "close". Me Devis a également confirmé à l'AFP que la plainte avait été retirée.
Betancourt réapparaît dans les médias avant la sortie de son livre
L'ex-otage des Farc, dont les mémoires sont attendues le 21 septembre, donne une interview au Parisien ce jeudi. Elle y présente notamment sa version sur l'indemnisation demandée à la Colombie et sur les circonstances de son enlèvement.
Publié le 29/07/2010
Betancourt "regrette" sa demande d'indemnisation
Ingrid Betancourt a assuré en larmes dimanche soir qu'elle regrettait la demande d'indemnisation de 6,9 millions de dollars présentée à l'Etat colombien pour son enlèvement, précisant qu'elle n'irait pas au-delà d'une démarche de "conciliation".
Publié le 12/07/2010
Ingrid Betancourt veut être indemnisée
Ingrid Betancourt va demander une indemnisation à l'Etat colombien pour les dommages économiques et moraux qu'elle a subis durant ses six années de captivité aux mains de la guérilla des Farc.
Publié le 09/07/2010
Betancourt prend position pour sa "soeur", Florence Cassez
L'ex-otage demande aux autorités mexicaines un nouveau procès "impartial" pour Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvement.
Publié le 25/09/2009
Dans son livre, Clara Rojas critique Ingrid Betancourt
Ex-otage des Farc, l'ancienne directrice de campagne de la Franco-Colombienne dénonce son attitude dans un livre.
Publié le 08/04/2009
Pour l'ex-émissaire français, Betancourt est "ingrate"
Noël Saez, intermédiaire entre le Quai d'Orsay et les Farc, se dit déçu par l'attitude de la Franco-Colombienne envers lui après sa libération.
Publié le 05/03/2009
Ingrid Betancourt va se retirer de la vie publique
L'ex-otage des Farc va prendre un an pour écrire ses mémoires et ainsi "rendre compte" de ce qu'elle a vécu.
Publié le 20/12/2008
Betancourt ramène en France un ex-Farc
Cet ex-guérillero est le premier a bénéficier d'un droit de séjour en France pour avoir permis la fuite d'un otage politique de la guérilla colombienne.
Publié le 10/12/2008
Ingrid Betancourt et ses proches avaient présenté le 30 juin une requête estimant que l'Etat devait leur verser quelque 15 milliards de pesos (environ huit millions de dollars) pour les dommages économiques et moraux entraînés par ses six années passées aux mains des Farc. L'ex-otage de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) a estimé que l'Etat avait insuffisamment assuré sa sécurité le 23 février 2002. "On m'a enlevé mes gardes du corps. Si l'Etat considérait que c'était si dangereux ils auraient dû me les laisser (...) et s'ils considéraient que c'était vraiment dangereux, on aurait dû me bloquer au poste de contrôle et ne pas me laisser aller", sur la route où la guérilla l'attendait, a-t-elle expliqué dimanche lors d'un entretien depuis New York avec la chaîne colombienne Caracol.
"Prix mondial de l'ingratitude"
La requête, révélée vendredi, a déclenché en Colombie une vague d'indignation. Le principal hebdomadaire politique du pays, a ainsi consacré dimanche sa Une à l'ex-otage, avec sa photo accompagnée d'un seul mot : "honteux". Le vice-président Francisco Santos l'a pour sa part qualifiée de "prix mondial de l'ingratitude", tandis que le ministère de la Défense rappelait que l'ex-candidate à la présidentielle de 2002 avait été libérée lors d'une opération militaire durant laquelle "des femmes et les hommes avaient risqué leur vie", le 2 juillet 2008.
La requête avait en outre été déposée deux jours avant la cérémonie marquant les deux ans de l'opération militaire Jaque, où l'ex-otage a été libérée. Mme Betancourt avait participé à Bogota à cette cérémonie au côté des 14 autres ex-otages qui avaient retrouvé la liberté ce jour-là et s'était tue sur cette procédure, de même que l'état-major de l'armée qui avait organisé la cérémonie.
Les autorités avaient tenté de la dissuader
Plusieurs officiers ayant eu à voir avec sa sécurité ont en outre rappelé depuis dimanche que l'armée et la police avaient tenté de la dissuader d'emprunter la route sur laquelle elle avait été enlevée au côté de sa directrice de campagne Clara Rojas. En outre, selon le gouvernement colombien, l'ex-candidate à la présidentielle avait à l'époque signé un document dans lequel elle admettait qu'elle prenait ce chemin à ses risques et périls.
Attaquée de toutes parts, Ingrid Betancourt a tenté dimanche soir de se défendre, en accordant un entretien au journaliste Dario Arizmendi, l'un de ses amis proches, au cours duquel elle a admis que la somme demandée était "astronomique" et "absurde" et qu'elle avait seulement cherché à ouvrir la voie à l'indemnisation d'autres otages. Durant cet entretien où le journaliste s'est montré très dur, elle a fini par déclarer, en larmes, qu'elle regrettait son geste et précisé qu'elle n'irait de toutes manière pas au-delà d'une démarche de conciliation.
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