Ingrid BetancourtSelon une source gouvernementale, Ingrid Betancourt va demander une indemnisation à l'Etat colombien pour les dommages économiques et moraux qu'elle a subis durant ses six années de captivité aux mains de la guérilla des Farc. L'ancienne sénatrice, qui vit hors de Colombie depuis sa libération lors d'une opération de l'armée colombienne le 2 juillet 2008, a l'intention de réclamer une compensation de 12,5 milliards de pesos (un peu plus de 5 millions d'euros), selon les médias colombiens.
Betancourt réapparaît dans les médias avant la sortie de son livre
L'ex-otage des Farc, dont les mémoires sont attendues le 21 septembre, donne une interview au Parisien ce jeudi. Elle y présente notamment sa version sur l'indemnisation demandée à la Colombie et sur les circonstances de son enlèvement.
Publié le 29/07/2010
Betancourt refuse aussi l'indemnisation de la France
Après sa demande d'indemnisation à l'Etat colombien pour son enlèvement, qui lui avait valu d'être taxée de "Prix mondial de l'ingratitude" par le vice-président, l'ex-otage des Farc avait finalement renoncé ; elle refuse désormais aussi l'offre de la France.
Publié le 17/07/2010
Face au tollé, Betancourt renonce à sa demande d'indemnisation
Taxée de "Prix mondial de l'ingratitude" par le vice-président, l'ex-otage des Farc a finalement renoncé mardi à demander à l'Etat colombien une indemnisation de près de huit millions de dollars pour son enlèvement.
Publié le 13/07/2010
Le ministère de la Défense a confirmé cette information dans un bref communiqué où il exprime sa "surprise" et son "chagrin" face à cette demande. Il a relevé que la "force publique avait déployé tous les efforts pour la planification et l'exécution" de l'opération militaire qui avait permis à Mme Betancourt de retrouver la liberté. Dans cette opération, "des femmes et des hommes des forces armées ont risqué
leur vie pour rechercher la liberté des otages", précise encore le texte. Ingrid Betancourt elle-même a dit que cette opération avait été "parfaite", souligne-t-on de même source.
Quel fondement juridique?
Le ministère ajoute en outre qu'il n'y a selon lui aucun élément objectif qui permette de déduire une quelconque responsabilité de l'Etat dans l'enlèvement de l'ex-candidate à la présidentielle de 2002. Il a même souligné même qu'à l'époque, Mme Betancourt avait ignoré les recommandations des forces de l'ordre tentant de la dissuader de se rendre dans la région où elle fut enlevée. Le communiqué ne précise pas le fondement juridique de la demande présentée le 30 juin par l'ex-otage.
La Franco-Colombienne est revenue la semaine dernière dans son pays d'origine pendant quelques heures pour participer à une cérémonie à Bogota marquant les deux ans de sa libération aux côtés de 14 autres otages. A cette occasion, l'ex-otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, guérilla marxiste) a déclaré qu'elle voulait mener une "vie de famille" et cherchait à se "reconstruire", avec l'aide d'un psychologue et de l'écriture.
L'ancienne candidate à la présidentielle colombienne, enlevée en pleine campagne, en février 2002, a prévu de raconter sa vérité sur sa captivité dans un ouvrage à paraître en septembre.
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