Parfum de Guerre froide autour de l'échange d'espions

Par TF1 News (D'après agence), le 09 juillet 2010 à 08h51 , mis à jour le 09 juillet 2010 à 14h18

Les dix agents secrets installés aux Etats-Unis et travaillant pour Moscou ont été expulsés vers la Russie. Laquelle a accepté de libérer quatre agents américains. Fin sans drame d'une histoire qui aurait pu troubler l'embellie Obama-Medvedev.

Espions travaillant pour la Russie expulsés des Etats-Unis vers Moscou (9 juin 2010)Espions travaillant pour la Russie expulsés des Etats-Unis vers Moscou (9 juin 2010) © TF1/LCI

 
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Le dénouement de l'affaire qui menaçait d'empoisonner les relations entre Moscou et Washington, qui s'améliorent depuis l'arrivée à la Maison blanche de Barack Obama, a été annoncé jeudi soir à New York par la télévision locale NY1 : dix agents secrets installés aux Etats-Unis et travaillant pour Moscou sont en route pour la Russie. Les dix suspects ont plaidé coupables jeudi et reconnu être des agents secrets travaillant pour le compte de la Russie, pays vers lequel ils ont accepté d'être expulsés. Traqués par des journalistes du monde entier, ils ont quitté le sol américain sous l'oeil des caméras avant de faire escale à Vienne et de repartir vers le sol russe.

Du côté russe, une porte-parole de Dmitri Medvedev, citée par les agences russes, a annoncé que le président russe avait gracié quatre de ses ressortissants accusés de travailler pour le compte des Etats-Unis, dont le spécialiste des armements Igor Soutiaguine, ainsi qu'Alexandre Zaporojski, Guennadi Vassilenko et Sergueï Skripal. Ces personnes avaient adressé au président une demande de grâce dans laquelle ils ont plaidé coupable, selon la même source. Un haut responsable américain a de son côté souligné, sous couvert de l'anonymat, que les quatre personnes "n'avaient eu d'autres choix" que de signer des aveux pour obtenir leur libération.

"Sécurité nationale" et préoccupations humanitaires

Washington a indiqué que l'échange avait été décidé pour des raisons de "sécurité nationale" et humanitaires, soulignant que la détention des dix agents travaillant pour la Russie ne présentait guère d'intérêt stratégique. Le département d'Etat a remarqué que parmi les quatre espions devant être libérés par Moscou, certains étaient en "mauvaise santé".

Quoi qu'il en soit, ce dénouement permet de régler rapidement une affaire qui entravait la relance des relations américano-russes, priorité de Medvedev et du président Barack Obama. Selon une source haut placée au Kremlin, cette opération est même devenue possible grâce au "haut niveau de confiance" entre les deux hommes. Pour le haut responsable américain, la manière dont cette affaire a été gérée reflète "les progrès que nous avons faits dans les relations américano-russes".

Aperçu de la future vie en Russie

Les 10 agents travaillant pour la Russie ont comparu jeudi devant un tribunal fédéral de New York devant lequel ils ont plaidé coupable, certains avec un léger accent russe mais tous sans interprète, à l'exception de la journaliste américano-péruvienne Vicky Pelaez, qui refuse de parler anglais. La juge Kimba Wood a ensuite déclaré qu'ils étaient "immédiatement expulsés des Etats-Unis". "Ils acceptent de ne jamais tenter de revenir", a-t-elle ajouté. Des responsables russes les ont rencontrés en prison "pour discuter de la vie qu'ils pourraient avoir à leur arrivée en Russie", a déclaré un procureur à l'audience. Vicky Pelaez se serait ainsi vu proposer "un logement gratuit, des visas pour ses enfants, et 2000 dollars par mois pour vivre", selon ce même procureur.

Les 10 agents présumés, ainsi qu'un 11e en fuite, avaient été inculpés "d'avoir comploté comme agents secrets aux Etats-Unis pour le compte de la Fédération de Russie", et neuf d'entre eux étaient également "inculpés de blanchiment". Aucun n'était inculpé d'espionnage, n'ayant pas eu accès à des informations classées secret d'Etat. Au cours de l'audience, les agents qui avaient de fausses identités ont révélé leur vrais noms: Cynthia et Richard Murphy s'appellent en fait Lydia et Vladimir Gouriev, Donald Howard Heathfield est le nom d'emprunt d'Andreï Bezroukov, Tracey Lee Ann Foley est en fait Elena Vavilova. Quant à Juan Lazaro, époux de Vicky Pelaez et premier à avoir admis travailler pour le SVR, il s'appelle en fait Mikhaïl Vasenkov.

Par TF1 News (D'après agence) le 09 juillet 2010 à 08:51
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2 Commentaires

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  • terry_dallas_tx, le 09/07/2010 à 14h41

    Vous oubliez que le Japon et la Russie n'ont toujours pas signe de traite de paix mettant fin a la seconde guerre mondiale. La Russie a attendu que le Japon exprime sont souhait de faire la paix avec les Etats-Unis en Aout 1945 pour envahir les iles Kouriles. La Russie occupe toujours le territoire Japonais.

  • regatrois, le 09/07/2010 à 11h05

    Les 2 seules guerres qui n'ont pas pris fin : la guerre corée du nord contre sud et la guerre froide

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