Bolivie: les Français bloqués par une grève reprennent la route

le 11 août 2010 à 06h58 , mis à jour le 11 août 2010 à 09h30

Comme une cinquantaine d'autres touristes étrangers, ces touristes étaient retenus par un conflit social dans la ville bolovienne Potosi depuis fin juillet.

Des Français bloqués dans le sud de la BoliviePotosi, une ville au sud du pays est paralysée par une grève générale depuis 12 jours. Une quinzaine de Français y sont bloqués en raison des barrages routiers. © TF1/LCI

Une cinquantaine de touristes étrangers, dont une majorité de Français, ont pu quitter la ville de Potosi mardi, a-t-on appris de source consulaire. Ils étaient bloqués depuis une semaine dans la ville bolivienne paralysée par un conflit social.

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Les touristes ont quitté Potosi dans l'après-midi à bord d'autocars vers la ville de Sucre, à 150 km. En fin de journée, une trentaine d'entre eux étaient arrivés à destination, a indiqué le consul de France en Bolivie, Frédéric Laurent. Ils étaient accompagnés du gouverneur de la province de Potosi, Felix Gonzalez, et d'une délégation du comité de grève local, qui se rendait à Sucre pour des négociations avec une délégation du gouvernement central sur le conflit social paralysant Potosi depuis 13 jours.

C'est cette escorte qui a permis aux touristes de franchir les barrages routiers tenus par des mineurs sur les routes sortant de Potosi. Là même où ils avaient été refoulés, parfois même menacés, à plusieurs reprises la semaine dernière. Dans le convoi figuraient, outre les Français, des ressortissants espagnols, japonais, israéliens et australiens notamment, a-t-on précisé de même source.

Des étudiants de l'ESSEC choisissent de rester
 
Une vingtaine de Français ont pour leur part choisi rester plus longtemps à Potosi, a précisé le consul. Il s'agit d'étudiants d'une école de commerce, l'ESSEC, actuellement dans la région dans le cadre d'une mission humanitaire annuelle auprès d'enfants et de familles de mineurs.
 
Potosi, ville minière de 160.000 habitants dans le sud bolivien, reste paralysée depuis fin juillet par une grève générale, unissant syndicats, secteur privé, mais aussi élus locaux, pour réclamer au gouvernement central plus d'investissements dans la région, notamment un aéroport international, une route et une mine.

le 11 août 2010 à 06:58
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