© AFP/C. ARCHAMBAULT
Après un premier rejet il y a quelques mois, une cour d'appel thaïlandaise a accepté vendredi la requête, très appuyée, des Etats-Unis d'extrader pour terrorisme le célèbre trafiquant d'armes russe Viktor Bout, surnommé le "marchand de mort".
En 2012, Amnesty milite pour un traité fort sur les ventes d'armes
Dans son rapport annuel, l'ONG souligne que 2011 a montré que les peuples n'avaient plus peur de s'opposer à leurs dirigeants. Pour éviter que les armes soient encore utilisées comme instrument de répression, elle appelle à l'adoption d'un "traité fort" sur leur commerce en juillet à l'Onu.
Publié le 24/05/2012
Le "Lord of war" extradé aux Etats-Unis
Après une longue procédure, le trafiquant d'armes russe Viktor Bout, qui a inspiré le personnage joué par Nicolas Cage dans le film d'Andrew Niccol, a finalement quitté la Thaïlande mardi matin.
Publié le 16/11/2010
"Lord of war" conquiert la France
Si "Le monde de Narnia" se maintient en tête du box-office français pour la troisième semaine consécutive, il est talonné par "Lord of War", qui parvient à séduire le public français.
Publié le 13/01/2006
Agé aujourd'hui de 43 ans, cet ancien officier de l'armée de l'air soviétique, qui aurait inspiré le personnage incarné par Nicolas Cage dans le film Lord of war, est détenu depuis mars 2008 à Bangkok. Il avait été arrêté après avoir rencontré des agents américains qui s'étaient fait passer pour des responsables des Farc (guérilla colombienne) cherchant à acheter des armes. Sa procédure d'extradition pourrait prendre trois mois.
Sept noms différents
Parlant six langues, connu sous au moins sept alias différents, Viktor Bout risque la prison à vie aux Etats-Unis s'il est jugé coupable de terrorisme, notamment complot visant à fournir des armes à une organisation terroriste, complot visant à tuer des officiers américains et complot pour acquérir des missiles anti-aériens.
La justice américaine l'accuse d'avoir utilisé une flotte d'avions cargos pour transporter armes et équipements en Afrique, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient, affirmant qu'il a ainsi alimenté des conflits en Afghanistan, Angola, République démocratique du Congo, au Rwanda et au Soudan. Les Etats-Unis l'ont aussi lié à l'ex-président du Liberia Charles Taylor, actuellement jugé à La Haye pour son rôle dans la guerre civile en Sierra Leone entre 1991 et 2001, qui a fait 120.000 morts.
Décision politique ?
La Russie a estimé "illégitime et politique" la décision de la justice thaïlandaise. "Selon les informations dont nous disposons, cette décision a été prise sous une forte pression de l'étranger", a affirmé Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. "Nous continuons de faire tout le nécessaire pour qu'il rentre au pays", a-t-il ajouté.
Face à la polémique, le juge affirme que "le dossier n'est pas politique, mais bien criminel". La Russie a en tout cas convoqué l'ambassadeur thaïlandais en Russie. Sans surprise, les Etats-Unis ont quant à eux salué la décision d'extradition.
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