Wyclef Jean ne sera pas président d'Haïti, appels au calme

le 21 août 2010 à 07h39 , mis à jour le 21 août 2010 à 22h02

La candidature du chanteur a été rejetée vendredi par le Conseil électoral provisoire. Plusieurs autres candidatures ont aussi été repousées. Wyclef Jean appelle au calme.

Wyclef Jean Wyclef Jean, le 18 janvier 2010, à New York. © Abacapress.com

Il n'y aura pas de star internationale du hip-hop à la tête d'Haïti. Wyclef Jean ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle d'Haïti en  novembre, a indiqué vendredi soir le Conseil électoral provisoire à Port-au-Prince. L'annonce en a été faite par le porte-parole du Conseil, Richard Dumel après de longues heures d'attente toute la journée de vendredi et après que le Conseil a renoncé une première fois mardi à publier la liste des candidats qui pourront se présenter le 28 novembre pour succéder à René Préval. M. Dumel n'a pas donné d'explication sur les raisons qui ont poussé le Conseil à rejeter la candidature de la star. Wyclef Jean "représentait une menace pour le candidat au pouvoir mais plus largement aussi, une menace pour toute la classe politique parce que sa candidature avait suscité beaucoup de réactions de la part de la population", a réagi un ancien parlementaire, Emmanuel Wesner.

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Dans un communiqué, Wyclef Jean a indiqué qu'il acceptait la décision du  Conseil et il a appelé ses partisans au calme. Il a précisé que le Conseil avait estimé qu'il n'était pas un résident de Haïti. "Bien que je ne sois pas d'accord avec la décision (du Conseil), j'accepte respectueusement la décision finale de la commission et j'exhorte mes partisans à faire de même", a déclaré le chanteur dans ce texte publié peu après que la décision du Conseil ait été rendue publique. Le rejet de la candidature de Wyclef Jean causait samedi le mécontentement d'habitants de Port-au-Prince où l'ONU a appelé à la "sérénité" dans l'organisation d'élections "libres, transparentes et équitables". Après une journée de vendredi pleine de rumeurs à propos de la liste des candidats, l'atmopshère était calme samedi dans la capitale haïtienne. La présence des policiers haïtiens et des Casques bleus devant les bureaux du Conseil électoral provisoire (CEP) était encore bien visible, signe des craintes de débordement. La Mission de l'ONU en Haïti (Minustah) a appelé "les candidats et partis politiques participants aux élections présidentielle et législatives à respecter (...) la Loi électorale".
 
Il  continuera à œuvrer pour Haïti

Outre la star du hip-hop, de loin le plus connu des candidats et très  populaire parmi la jeunesse, 33 autres personnalités étaient sur les  rangs. Au total 15 noms ont été rejetés et 19 acceptés. Ainsi l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph ne pourra pas non plus se présenter au scrutin de la fin novembre. En revanche, le candidat du parti Unité, le parti au pouvoir, Jude Célestin  a été retenu par le Conseil, selon la liste lue par M. Dumel, tout comme l'ancien Premier ministre, Jacques-Edouard Alexis, qui avait dû renoncer à sonposte suite aux émeutes de la faim de 2008. Un autre chanteur populaire en Haïti, Michel Martelly a également été retenu par le Conseil.

Wyclef Jean a très vite quitté l'hôtel près du siège du Conseil, où il était descendu, pour rentrer dans son fief de la Croix-des-Bouquets, dans la banlieue nord-est de la capitale. Le chanteur a affirmé qu'il voulait rentrer dans la course à la  présidentielle parce qu'il est convaincu qu'avec les bons dirigeants, Haïti pourrait devenir un grand pays. "Mais au bout du compte nous devons respecter la loi si nous voulons que  notre île puisse devenir la grande nation que nous souhaitons tous qu'elle devienne", a-t-il ajouté. Il a assuré ses compatriotes qu'il continuerait à travailler pour eux. "Bien  que le Conseil ait décidé que je n'étais pas un résident, la maison c'est là où  se trouve votre coeur et mon coeur a toujours été et sera toujours en Haïti", a  ajouté le chanteur. Selon un journaliste de l'AFP sur place, la situation était calme juste  après l'annonce.

Le scrutin pour élire le prochain président d'Haïti, ravagé par le séisme du  12 janvier, est prévu le 28 novembre mais des doutes persistent sur la capacité  des autorités à maintenir cette échéance. La police haïtienne et les Casques bleus de la mission de l'Onu étaient  déployés devant les bureaux du Conseil électoral pour éviter tout débordement.

le 21 août 2010 à 07:39
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2 Commentaires

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  • freud1954, le 22/08/2010 à 01h58

    Vous chantiez ? j'en suis fort aise , et bien dansez , maintenant ....restez dans la musique , mais laissez les gens compétents redresser ce pays qui en a tant besoin ! meme Johnny n'a jamais songé aux présidentielles en France ! chacun son job !

  • bugscannes, le 21/08/2010 à 09h19

    Coup dur pour les Americains !!!

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