Autodafé du Coran : le pasteur renonce contre une promesse... démentie

Par D.H., le 09 septembre 2010 à 23h12 , mis à jour le 09 septembre 2010 à 23h27

Le chef du groupuscule chrétien qui voulait brûler le Coran samedi a annoncé jeudi avoir renoncé à ce projet, après avoir obtenu la promesse que le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York serait déplacé, ce que les promoteurs ont démenti.

Il avait laissé entendre dans la presse qu'il pourrait revoir ses plans s'il était contacté par les autorités américaines. L'administration Obama avait ensuite dit envisager de lui téléphoner. L'appel a-t-il eu lieu ? Et si oui, que s'est-il réellement dit ? Le chef du groupuscule chrétien qui voulait brûler le Coran samedi a annoncé jeudi avoir renoncé à ce projet, après avoir obtenu la promesse que le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York serait déplacé. Mais aussitôt, les promoteurs de la construction de ladite mosquée ont démenti. Reste à avoir la confirmation ou infirmation des autorités américaines.
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Car, autant que le projet d'autodafé de Corans, le projet d'installer une mosquée près de Ground Zera fait débat depuis des semaines, provoquant manifestations des "pour" et des "contre" et une prise de position du président américain lui-même.

Interpol avait lancé une alerte 

Avant cette annonce, l'organisation de coopération policière Interpol, basée à Lyon, avait lancé jeudi une "alerte globale" à ses 188 pays membres, mettant en garde contre la "forte possibilité d'attaques violentes visant des innocents, si le projet d'un pasteur aux Etats-Unis de brûler des exemplaires du Coran se concrétise". A son tour, la diplomatie américaine avait adressé une mise en garde aux Américains dans le monde entier, tandis que l'une des principales organisations musulmane américaine avait appelé ses coreligionnaires à rester calmes face aux menaces du pasteur intégriste de Floride ainsi qu'aux propos "de personnes ignorantes".

Le pasteur Terry Jones, qui dirige une petite église en Floride, comptait brûler 200 exemplaires du Coran samedi, jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. L'initiative de ce groupuscule d'une cinquantaine de membres était censée glorifier le souvenir des victimes des attentats. Elle survient à un moment particulièrement sensible : les musulmans doivent célébrer autour du 10 septembre la fin du ramadan et les autorités aux Etats-Unis craignaient déjà avant cette polémique une montée du sentiment antimusulman. Les autorités se retrouvaient face à un problème de taille : l'autodafé ne peut être interdit en soi, le premier amendement de la Constitution américaine garantissant la liberté d'expression.

Preuve de la tension déjà palpable autour de ce projet : l'Université de Floride, dont le siège est à Gainesville où est situé le petit groupe intégriste chrétien "Dove World Outreach Center" à l'origine du projet, avait demandé jeudi à son personnel et ses étudiants de signaler toute "personne ou paquet suspect". Et le site internet du groupe intégriste chrétien de Floride n'était plus accessible jeudi, la société qui l'hébérgeait ayant décidé de le désactiver pour non respect des conditions d'utilisation.

Par D.H. le 09 septembre 2010 à 23:12
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2 Commentaires

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  • belougi, le 10/09/2010 à 06h15

    "Maitres" peut-etre, chez eux, certainement pas.

  • chelly808, le 10/09/2010 à 02h09

    Au moins, les Americains montrent qu'ils veulent rester maitres chez eux et la mosque ne verra pas le jour a Ground Zero...

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