Hugo Chavez/Image d'archives © TF1 NewsEnviron 17,6 Vénézuéliens sont appelés à voter ce dimanche, lors d'un scrutin encadré par 250.000 policiers, militaires et miliciens, qui va se dérouler sous les pluies dans une partie du pays où huit personnes sont décédées et huit autres portées disparues depuis vendredi dans des inondations. Si les élections législatives devraient reconduire la majorité parlementaire du président Hugo Chavez, admirateur affiché de Fidel Castro et bête noire des Etats-Unis, celui-ci affronte cependant une opposition de retour dans les urnes après le boycott de 2005.
Chavez gagne mais l'opposition progresse au Venezuela
Le parti du président a remporté les législatives avec une majorité de 90 sièges sur 165, mais l'opposition fait une percée significative, le privant de son hégémonie des deux-tiers au parlement.
Publié le 27/09/2010
Chavez confirme avoir été opéré d'une tumeur
Le président vénézuélien a reconnu jeudi avoir été opéré d'une tumeur cancéreuse à Cuba. Il a assuré qu'il se rétablissait favorablement, dans un message à la nation lu à La Havane et retransmis par toutes les radios et télévisions vénézuéliennes.
Publié le 01/07/2011
Du coup, l'enjeu principal de ce scrutin, qui aura aussi valeur de test personnel pour le président vénézuélien, devrait être la capacité ou non pour l'opposition de priver le Parti socialiste de sa majorité qualifiée des deux tiers des 165 élus de l'Assemblée nationale. Si c'est le cas, alors Hugo Chavez devra batailler pour rallier des voix de l'opposition avant de faire adopter des réformes législatives majeures ou de procéder à des nominations à des postes importants. Ces cinq dernières années au contraire, après le boycott des législatives par l'opposition, les partisans de Chavez ont eu les coudées franches, en contrôlant le Parlement à une écrasante majorité, ce qui a permis au président d'accélérer sa politique de nationalisations d'entreprises nationales et étrangères dans des secteurs clefs de l'économie, comme les hydrocarbures.
Le spectre de "l'étatisme exacerbé"
A 56 ans, le dirigeant vénézuélien, qui se réclame de Simon Bolivar, le père de l'indépendance, n'est pas candidat ce dimanche. Mais il a été omniprésent dans la campagne. "Le président-député" a parcouru le pays, arborant sa chemise rouge dans de nombreux meetings pour appeler à "démolir la bourgeoisie apatride" et à voter pour les candidats "du peuple". Son portrait orne les affiches des candidats du Parti socialiste, ses discours ont été repris par les médias, parfois contraints par la loi à les diffuser in extenso. Ses attaques contre l'opposition n'ont pas manqué. "Ils ne reviendront jamais ici", a-t-il lancé lors d'une intervention télévisée depuis son palais présidentiel de Miraflores. "Ils n'entreront jamais plus ici, ces êtres immoraux, ces gangsters, ces partisans du moins d'Etat, ces traîtres. Et je répéterai cela jusqu'au dernier jour de ma vie", a ajouté Hugo Chavez, qui briguera l'année prochaine un nouveau mandat à la tête du pays.
Cependant, douze ans après sa première élection, en décembre 1998, sa popularité a reflué sous la barre des 50%, oscillant selon les instituts de sondage entre 40 et 50%. Dans son sillage, s'il conserve la faveur des pronostics, l'avance du Parti socialiste s'est réduite sur l'opposition, qui s'est regroupée au sein d'un Conseil de l'Unité démocratique.
Et désormais, l'opposition espère entrer en force au Parlement pour faire contrepoids. "Si Chavez gagne confortablement, nous allons (...) vers un projet d'étatisme exacerbé, où l'Etat engloutit la société", s'inquiète Margarita Lopez Maya, candidate du parti Patrie pour tous, dans l'opposition. Les législatives sont en outre un échauffement pour l'élection présidentielle. "Ça sent 2012 !", a dit le président, 56 ans, qui se dit "prêt" pour un nouveau mandat, alors qu'il a déjà été réélu à trois reprises, avec de confortables majorités.
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