© AFP/Source carcéraleLa mobilisation des abolitionnistes n'y aura rien changé : Teresa Lewis a été exécutée jeudi peu après la tombée de la nuit en Virginie. Son décès a été prononcé à 21h13 locales) à la prison de Greensville, à Jarratt. Teresa Lewis a avoué avoir laissé la porte de la caravane où elle vivait ouverte pour que ses deux complices, âgés de 19 et 22 ans, y pénètrent et tuent par balle son mari et le fils de celui-ci, un ancien combattant âgé de 25 ans. L'objectif était d'empocher les assurances-vie des deux hommes. Mais dotée d'un QI de 72 quand la limite de la déficience mentale - en deçà de laquelle la Cour suprême a interdit les exécutions - est fixée à 70, Lewis a été la seule à être condamnée à mort parmi les protagonistes du double meurtre, qu'elle n'a pas physiquement commis. De quoi en faire le symbole de la lutte lutte contre la peine de mort pour les abolitionnistes.
Etats-Unis : un homme exécuté reconnu innocent six ans après ?
Todd Willingham, exécuté en 2004 au Texas, pourrait être le premier condamné à mort américain à obtenir une réhabilitation à titre posthume depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976.
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Une femme, déficiente mentale, va être exécutée aux Etats-Unis
Teresa Lewis, une femme de 41 ans au QI de 72, sera exécutée jeudi en Virginie pour avoir commandité les meurtres de son mari et du fils de celui-ci : la cour suprême vient de rejeter son appel. Les abolitionnistes citent un cas d'école montrant l'injustice de la peine de mort.
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Exécution d'une déficiente mentale: seuls les USA ne s'en émeuvent pas
L'état de Virginie s'apprêtait jeudi soir à exécuter Teresa Lewis, 41 ans, malgré une déficience intellectuelle. Une exécution qui soulève l'indignation partout dans le monde... à l'exception des Etats-Unis.
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Au moment même où le cocktail mortel de drogues lui était injecté, une trentaine de militants anti-peine de mort rassemblés à proximité de la prison ont fait retentir une cloche pour lui rendre hommage et souligner l'absurdité, selon eux, de la peine capitale. Brandissant des pancartes à l'effigie de Lewis, ils ont exigé un "moratoire" sur l'application de la peine de mort aux Etats-Unis. En quittant la prison, l'avocat de Lewis, James Rocap, a estimé que sa mort illustrait "un système incapable d'être juste". "Le système est cassé, salement cassé et d'après moi, il ne peut pas être sauvé", a-t-il déclaré, visiblement sous le choc. "Il y a trop de discriminations".
La première femme exécutée en Virginie depuis 1912
"Il n'y a pas eu de complication", a assuré le porte-parole des autorités pénitentiaires de l'Etat, ajoutant que les derniers mots de Lewis avaient été prononcés à l'attention de Kathy Clifton, la fille d'une des victimes. "Mme Lewis a fait une ultime déclaration: Je veux juste que Kathy sache que je l'aime et que je suis vraiment désolée", a dit M. Traylor. Des journalistes ayant assisté à l'injection mortelle ont indiqué que Lewis semblait "nerveuse" et "effrayée" en entrant dans la salle où s'est déroulée l'exécution.
Elle est la 12e femme exécutée aux Etats-Unis depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976. Dans le même temps, 1.215 hommes ont été mis à mort dans le pays, dont 107 en Virginie, Etat le plus actif en la matière après le Texas. Elle est également la première femme exécutée en Virginie depuis 1912. Au cours de la journée, Lewis, installée dans une cellule sans fenêtre, avait reçu la visite de son fils, de son avocat et d'un prêtre. Peu de temps avant l'injection, elle a pris une douche, puis son dernier repas, constitué de "poulet, haricots verts, gâteau au chocolat et tarte aux pommes", selon M. Traylor.
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