A chaque jour son rebondissement judiciaire dans la bataille pour la fin de la loi "Don't ask, don't tell", qui autorise les gays à servir dans l'armée américaine à condition de taire leur orientation sexuelle. Votée en 1993 sous Bill Clinton, elle fait aujourd'hui l'objet d'un large rejet. Barack Obama, défavorable à cette loi, a demandé son abrogation en janvier dernier. Mais il souhaite une abolition en bonne et due forme au Congrès, plutôt qu'une décision de justice. La Chambre des représentants a accédé à sa demande au mois de mai. Mais le Sénat a ensuite refusé le d'ouvrir le débat sur la question.
Viols dans l'armée américaine : un documentaire lève le tabou
The Invisible War, documentaire présenté au festival du cinéma indépendant de Sundance, révèle que près d'une femme soldat sur trois est victime d'agression sexuelle pendant son service dans l'armée américaine.
Publié le 24/01/2012
Aux Etats-Unis, il est permis de se réjouir de la mort de "soldats pédés"
La Cour suprême américaine a réaffirmé mercredi le principe, quasiment absolu, de liberté d'expression, "même quand elle peut blesser".
Publié le 03/03/2011
Les gays américains bientôt au grand jour dans l'armée ?
Après une nouvelle décision judiciaire interdisant de poursuivre l'application de la loi demandant aux militaires gays de taire leur orientation sexuelle, le Pentagone demande à ses recruteurs d'accepter temporairement les candidatures d'homosexuels déclarés.
Publié le 20/10/2010
Le dossier est donc repassé par la phase judiciaire à l'initiative d'un groupe d'homosexuels, au grand dam de l'administration. Au début du mois, une juge fédérale de Californie avait déclaré "Don't ask, don't tell" anticonstitutionnelle et avait exigé qu'elle ne soit plus appliquée. L'administration Obama avait fait appel, en demandant à ce qu'il soit suspensif en attendant la seconde décision. Elle avait été déboutée mardi. Dans la foulée, le Pentagone avait demandé à ses instructeurs d'accepter ouvertement les gays, en leur précisant que ce n'était que temporaire. Plusieurs en avaient profité en se rendant dans des centres de recrutement.
Mais, mercredi, la décision de la cour d'appel fédérale de San Francisco est tombée : elle a invalidé le jugement de première instance, ce qui autorise donc de nouveau l'application de "Don't ask, don't tell". "L'administration n'est pas favorable à la loi et est profondément convaincue que le Congrès devrait l'abroger", rappelle l'administration américaine. "Mais le ministère de la Justice, comme cela a toujours été le cas, défend la constitutionnalité des lois fédérales tant que celle-ci peut être raisonnablement défendue", ajoute-elle. Elle insiste aussi sur le manque de "préparation" de l'armée et affirme que l'"intrusion non justifiée" de la justice dans les affaires militaires "risque de porter un préjudice important et immédiat à l'armée dans ses efforts pour préparer l'abolition en bonne et due forme de la loi".
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