Pas de victoire au premier tour pour la dauphine de Lula

Par TF1 News (D'après agence), le 04 octobre 2010 à 07h09 , mis à jour le 04 octobre 2010 à 09h13

Dossier : Élection présidentielle Brésil 2010

Les sondages la donnaient victorieuse de la présidentielle au Brésil dès le premier tour. Mais plombée par des scandales, Dilma Rousseff, désignée par Lula pour prendre sa succession à la tête du pays, devra passer par l'étape d'un second tour.

[Expiré] [Expiré] Dilma Rousseff © AFP

Dilma Rousseff, la dauphine du président Luiz Inacio Lula da Silva, a dominé de la tête et des épaules le premier tour de l'élection présidentielle au Brésil, conformément aux prévisions. Là où les sondages se sont trompés, en revanche, c'est sur l'ampleur de son avance. Donnée gagnante dès le premier tour, elle ne pourra, au final, pas faire l'économie d'un nouveau passage devant les urnes, le 31 octobre. Et elle fait face à un ballottage surprise contre le social-démocrate José Serra.
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Dimanche soir, le seul sondage de sortie des urnes, réalisé par l'institut Ibope et diffusé par la chaîne GloboNews, avait donné Dilma Rousseff gagnante au premier tour, avec 51% des voix. Mais la perspective d'un second tour s'est précisée au cours de la soirée, au fur et à mesure de la publication des résultats officiels partiels qui montraient que Dilma Rousseff n'atteindrait pas les 50% nécessaires pour l'emporter dès ce dimanche. Au final, selon les résultats quasi définitifs communiqués par le Tribunal électoral supérieur, elle n'a obtenu que 46,5% des suffrages exprimés, et son principal opposant José Serra 32,7%. La candidate écologiste Marina Silva a créé la surprise en recueillant 19,5% des voix, soit près de six points de plus que prédit par les sondages.

Quatre semaines où tous les coups seront permis

Dans quelle situation aborde-t-elle le second tour ? En favorite, bien évidemment. Mais Dilma Rousseff pourrait néanmoins être en difficulté si elle n'obtient pas le soutien des Verts. L'incertitude grandirait si ces derniers nouaient une alliance avec le parti de José Serra, autre candidat qualifié pour le second tour. Les analystes anticipent toutefois une répartition équitable du vote écologiste. Mais les quatre semaines qui s'annoncent vont permettre au camp de Serra de durcir le ton et de dépeindre Rousseff en idéologue désireuse de mener une politique plus à gauche que Lula. Si ces nouvelles attaques n'empêchent pas sa victoire, elles pourraient en réduire la portée et in fine affaiblir Dilma Rousseff tant aux yeux de l'opposition que des membres de sa coalition, constituée de dix partis. Moins charismatique et soutenue avec moins de force que Lula, Rousseff n'est pas à l'abri d'une fronde dans ses propres rangs, où l'indiscipline de la coalition a déjà tué dans l'oeuf des projets du président sortant. Or elle veut réformer le système fiscal, ce qui nécessitera un soutien très solide.

Quatre semaines de campagne de plus donnent aussi du temps aux médias et à l'opposition pour déterrer d'éventuelles nouvelles affaires touchant le Parti des travailleurs. Le pire scénario verrait émerger un scandale pire encore que celui impliquant Erenice Guerra, successeur de Rousseff à la direction du cabinet de Lula, accusée d'être liée à un système de pots-de-vin. Cette affaire a terni le dernier mois de campagne présidentielle. Les analystes estiment que seul un scandale d'ampleur l'affectant directement pourrait priver Rousseff de la victoire. Mais une affaire, même d'importance moindre, aurait des effets néfastes pour le PT, régulièrement accusé d'employer des méthodes illicites depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Un scandale d'achat de voix avait poussé plusieurs hauts dirigeants du parti à la démission en 2005 et failli entraîner une procédure d'"impeachment" contre Lula.

Si Dilma Rousseff remporte au final la présidentielle, ce qui reste le plus probable, elle aura donc divers défis à relever, dans des conditions plus ou moins bonnes selon l'ampleur de sa victoire. Le gouvernement de Lula a multiplié les dépenses cette année pour tenter de favoriser sa candidate et la poursuite de la campagne pourrait signifier de nouvelles ponctions dans un budget déjà déséquilibré. Les dépenses dépassent à ce jour les recettes fiscales malgré une forte croissance économique. En excluant le remboursement de la dette, les dépenses s'élevaient à 2,01% du PIB sur 12 mois en août. Cela signifie que l'objectif d'un déficit public de 3,3% du PIB pour 2010 ne sera pas tenu sans recourir à des astuces de comptabilité. Bien que le Brésil semble à l'abri d'une crise financière majeure grâce à une charge de dette relativement faible et à d'importants flux d'investissement, des risques demeurent. En outre, plus le Brésil s'habituera aux effets des mesures de stimulation économique, plus il sera difficile pour Rousseff de les limiter.

Par TF1 News (D'après agence) le 04 octobre 2010 à 07:09
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5 Commentaires

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  • rose-marie54, le 04/10/2010 à 15h24

    Beaucoup de brésiliens ont voté pour les verts, car Mme Rousseff ministre des mines et de l'énergie au développement à tout va (OGM, DEFORESTATION, PROSPECTION MINIERE ect ect ) non pas confiance en elle

  • al38240, le 04/10/2010 à 10h16

    Les médias croyaient que c'était arrivé : une présidente élue au premier tour et de GAUCHE par dessus le marché ! Quelle merveille ! Il faudra attendre un mois ! ! !

  • caramel17700, le 04/10/2010 à 09h03

    Curieux, hier au soir on la disait élue .............

  • supersumo, le 04/10/2010 à 08h57

    Elire une femme ça fait bien, sauf que de moins en moins en veulent, prait que la politique reste la meme

  • 566456, le 04/10/2010 à 08h04

    Emcore une dictature des sondages. Un jour peut être que les démocrates se lèveront pour interdire ces sondages qui présentés par les journalistes contrôlent tout.

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