© AFPLe happy end. Le 1er, le deuxième, le troisième... Depuis mardi soir, le Chili et le monde entier vivaient au rythme des remontées, un à un, des 33 mineurs bloqués sous terre depuis plus de deux mois. Mercredi en fin d'après-midi heure chilienne (vers 19h30 GMT), vingt d'entre eux avaient été hissés à l'air libre. L'opération de sauvetage ne se heurtait à aucune difficulté, et les secouristes pensaient être en mesure de faire remonter les treize derniers avant la fin de la journée.
Les mineurs sauvés, le président chilien récolte les fruits politiques
Sebastian Pinera, en poste depuis mars, s'est investi dès le début pour récupérer les mineurs. Il sort politiquement renforcé de l'opération de sauvetage dont il a géré avec maestria l'aspect médiatique.
Publié le 14/10/2010
Chili : un précédent en Allemagne en 1963 !
L'opération chilienne ressemble étrangement à celle organisée à Lengede, alors en République fédérale allemande, pour récupérer onze mineurs piégés à 58 mètres sous terre.
Publié le 13/10/2010
Chili : comment les 33 miraculés ont-ils tenu ces 18 jours ?
Ils sont en "parfaite santé", assurent les médecins. Pour survivre, les 33 hommes bloqués au fond d'une mine chilienne depuis plus de 2 semaines s'étaient organisés pour manger mais aussi pour garder le moral. Les 3 ou 4 mois durant lesquels ils vont encore rester sous terre vont être moins frugaux.
Publié le 24/08/2010
Retour sur l'épopée des 33 mineurs au Chili
Le 5 août, 33 mineurs sont pris au piège d'un éboulement à 700m sous terre dans la mine de San José au Chili. Aucun contact n'est établi pendant 17 jours. Voici leur histoire, alors qu'ils retrouvent un par un l'air libre.
Publié le 08/10/2010
Le Chili célèbre le sauvetage de ses 33 mineurs
Le pays a fêté toute la nuit la libération miraculeuse des 33 mineurs retenus 69 jours sous terre. Le dernier est sorti en pleine nuit. Une sortie célébrée par un lâcher de 33 ballons aux couleurs du drapeau sur le camp Esperanza, espoir en chilien.
Publié le 14/10/2010
Mineurs chiliens : l'interview à 300.000 euros
Les médias se battent désormais pour obtenir des interviews des mineurs chiliens, considérés comme des héros. Un journal propose 300.000 euros à chacun pour obtenir l'exclusivité. Une somme considérable pour ces hommes qui gagnaient jusque là 686 euros par mois.
Publié le 13/10/2010
Sortie des mineurs chiliens : un événement médiatique planétaire
Un Cube Info consacré à la sortie des mineurs chiliens. Sur place, les familles sont entourées de journalistes et chaque nouvelle libération apporte son lot de joie et d'émotion. Une joie partagée par tout le Chili et commentée dans les médias étrangers.
Publié le 13/10/2010
Chili: la joie des familles, alors que le dénouement approche
Le puits de secours de 622 mètres qui a atteint samedi 33 mineurs bloqués au fond d'une mine du Chili est en très bon état. Autour les familles n'en peuvent plus d'attendre.
Publié le 09/10/2010
Chilli : et après ?
Anne-Claire Coudray, envoyée spéciale de TF1 au Chili, nous dit ce qu'il va se passer dans les jours qui viennent pour les mineurs qui étaient sortis mercredi, un à un, des entrailles de la terre.
Publié le 13/10/2010
Chili : des retrouvailles chargées d'émotion
Explosions de joie, cris, larmes? Depuis mercredi 5 h du matin, heure française, une émotion indescriptible s'est emparée du camp de la mine de San José, celle des retrouvailles émouvantes entre les familles et les miraculés.
Publié le 13/10/2010
Chili : les miraculés de la mine
Ce sera sans doute l'une des images les plus marquantes de cette année 2010. Celle de ces 33 mineurs chiliens qui refont surface après plus de deux mois à 600 mètres de fond. Mercredi soir, plus de 17 d'entre eux avaient déjà retrouvé leurs proches.
Publié le 13/10/2010
- Chili : les miraculés de la mine - 02 min 49 s
- Chilli : et après ? - 01 min 25 s
"J'ai été avec Dieu mais j'ai aussi vu le diable"
En présence de 1.500 journalistes environ venus du monde entier, son apparition à la surface a été saluée par une explosion de joie parmi les familles des mineurs installées dans un camp de tentes dressé au-dessus de la petite mine d'or et de cuivre, dans le désert de l'Atacama, dans le nord du pays. Le deuxième à remonter à l'air libre, Mario Sepulveda, a provoqué les rires de l'assistance avec ses cris de joie qui s'entendaient avant même sa sortie du tunnel. "Je suis tellement heureux", a-t-il crié, après avoir distribué des pierres en souvenir de son séjour sous terre. Mais il a aussi appelé à une réforme des conditions d'exploitation minière au Chili. "J'ai été avec Dieu mais j'ai aussi vu le diable", a-t-il dit. Mario Gomez, qui à 63 ans était le mineur de plus âgé bloqué au fond, souffre de silicose et portait un masque à oxygène quand il a atteint la surface. Il est aussitôt tombé à genoux pour prier et remercier Dieu.
Cette opération de secours est vécue comme une cause nationale au Chili. Un vaste drapeau chilien a été déployé devant le puits de secours. Ces hommes ont passé 69 jours dans les entrailles sombres et humides de la mine. Jamais des mineurs n'avaient survécu aussi longtemps après un accident et leur sauvetage a captivé le monde entier.
Des séquelles psychologiques
Après l'effondrement de la mine, ils étaient passés pour morts pendant 17 jours jusqu'à ce qu'ils soient repérés vivants à travers un conduit très étroit. Ce conduit a ensuite servi de cordon ombilical pour faire parvenir aux reclus de l'eau et des vivres et leur permettre d'établir des contacts avec leurs proches et de garder le moral pendant la longue attente. Il leur a en outre été conseillé de faire de l'exercice afin de ne pas prendre de poids pour ne pas compliquer les opérations de retour à la surface. D'après les médecins, certains risquent cependant de souffrir de séquelles psychologiques pendant longtemps.
Durant leur remontée dans la nacelle baptisée Phénix, du nom de l'oiseau mythique qui renaît de ses cendres, il leur a été demandé de garder les yeux fermés. Pendant tout le trajet, qui s'effectue à la vitesse moyenne d'un mètre par seconde, ils sont en contact avec les secouristes. De retour à la surface, ils doivent porter des lunettes aux verres fumés pour ne pas abîmer leurs yeux habitués à l'obscurité. Ils devront ensuite passer deux jours en observation dans un hôpital voisin. Après l'accident, le président Sebastian Pinera a ordonné un renforcement des règles de sécurité dans les mines. Le dénouement de l'épopée des mineurs de San José a eu un effet positif sur sa cote de popularité.
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