Sebastian Pinera écoute l'hymne national chilien avec le dernier des 33 mineurs chiliens remontés à la surface (13/10/10) © TF1/LCIChili : le "pacte de silence" entre mineurs déjà mis à mal ?
Jorge Galleguillos, l'un des 33 mineurs, se dit prêt à révéler une partie de son aventure souterraine, notamment à propos des dix-sept premiers jours, moyennant finances.
Publié le 18/10/2010
Quel avenir pour les mineurs chiliens ?
Certains mineurs pourraient retourner sur le site dimanche. La plupart aspirent à retrouver une vie normale et l'un d'eux assure même qu'il va continuer à être mineur.
Publié le 17/10/2010
Chili: "L'enfermement a été terrible"
Deux mineurs sont toujours hospitalisés tandis que les autres ont pu regagner leur foyer. Certains racontent, notamment les 17 premiers jours, durant lesquels ils vécurent l'enfer.
Publié le 16/10/2010
Enfin libres, les mineurs chiliens racontent leur odyssée
Dernier à rejoindre la surface dans la nuit de mercredi à jeudi, Luis Urzua, devenu le chef des 33 mineurs chiliens piégés sous terre, a raconté comment ils avaient pu tenir et s'étaient organisés jusqu'à la fin de leur aventure hors du commun.
Publié le 14/10/2010
Chili : sortis des entrailles de la terre
Un à un, les 33 mineurs bloqués depuis plus de deux mois au Chili à 600 mètres de fond ont été remontés à la surface, ou devaient l'être, mercredi. L'opération de secours a été menée dans une intense émotion et filmée en direct pour le monde entier.
Publié le 13/10/2010
Chili: les mineurs se "battent"... pour sortir en dernier
Fidèles à l'image de solidarité qu'ils ont laissé transparaitre depuis le début de l'épopée, les 33 mineurs veulent tous laisser leurs camarades remonter avant. Mais les autorités vont pourtant définir une ordre de sortie bien précis...
Publié le 10/10/2010
Retour sur l'épopée des 33 mineurs au Chili
Le 5 août, 33 mineurs sont pris au piège d'un éboulement à 700m sous terre dans la mine de San José au Chili. Aucun contact n'est établi pendant 17 jours. Voici leur histoire, alors qu'ils retrouvent un par un l'air libre.
Publié le 08/10/2010
Le Chili célèbre le sauvetage de ses 33 mineurs
Le pays a fêté toute la nuit la libération miraculeuse des 33 mineurs retenus 69 jours sous terre. Le dernier est sorti en pleine nuit. Une sortie célébrée par un lâcher de 33 ballons aux couleurs du drapeau sur le camp Esperanza, espoir en chilien.
Publié le 14/10/2010
Les mineurs chiliens croulent sous les propositions
Depuis leur sauvetage, les 33 mineurs sont très convoités. Leur avenir semble, en partie, assuré. Des interviews exclusives à 300.000 euros,des livres et des projets de films sont proposés aux nouveaux "héros".
Publié le 14/10/2010
Mineurs chiliens : l'interview à 300.000 euros
Les médias se battent désormais pour obtenir des interviews des mineurs chiliens, considérés comme des héros. Un journal propose 300.000 euros à chacun pour obtenir l'exclusivité. Une somme considérable pour ces hommes qui gagnaient jusque là 686 euros par mois.
Publié le 13/10/2010
Chili : les mineurs remontent et l'élan national avec
Le sort des mineurs Chiliens tient en haleine tout le pays depuis des semaines. Le Président Pinera lui-même s'est chargé de suivre les opérations de sauvetage. Au plus bas avant le drame, sa côte de popularité atteint désormais 80% d'opinions favorables.
Publié le 13/10/2010
Elu en janvier dernier, Sebastian Pinera, le représentant de la droite parlementaire chilienne, était alors surnommé le "Berlusconi chilien". Avant même son entrée en fonctions, le 11 mars, il a commencé par gérer, en collaboration avec la présidente sortante Michelle Bachelet, une catastrophe : le tremblement de terre qui a frappé le pays le 27 février. Il le fera plus ou moins bien, et recevra son lot de critiques, parfois justifiées, pour les lenteurs de la reconstruction.
Résultat : Quelques mois plus tard, au cœur de l'hiver chilien, sa cote de popularité se situe aux alentours de 50%. Encore honorable, mais bien moins que les précédents présidents à ce stade de leur mandat depuis le retour à la démocratie.
Casque de chantier
C'est à ce moment, le 5 août, que survient l'accident à la mine de San José. Très rapidement, alors que personne ne croit réellement qu'il soit possible de retrouver les 33 mineurs piégés, Sébastian Pinera intervient et se pose en première ligne pour que les secours soient déployés rapidement. Il critique également les mesures de sécurité prises par la société privée qui exploite le complexe.
Le 22 août, il gagne son pari, devenu politique par la force des choses : il est en effet le premier à montrer aux caméras de télévision le désormais célèbre message des mineurs, "Nous allons bien dans le refuge. Les 33". Les semaines qui suivent, il se rend plusieurs fois au "Camp de l'Espoir". Il y supervise, comme un chef de chantier, les opérations, casque de protection vissé sur la tête.
Fierté nationale
Le 13 octobre, il est évidemment aux premières loges et devant les caméras pour la sortie des mineurs. Quelques jours auparavant, l'opposition avait beau avoir suggéré que l'opération de remontée avait été avancée, au mépris de la sécurité, pour qu'elle se déroule avant son voyage en Europe, prévu le 17, elle était restée inaudible. Même chose pour les quelques familles qui ont dénoncé l'exploitation politique du sauvetage.
Et pour cause : l'épopée des mineurs est devenue LA fierté nationale et a redonné confiance à tout un peuple. Drapeaux, hymne national chanté et rechanté, rassemblements populaires : l'ambiance dans le pays est digne d'une victoire en Coupe du monde de football dans un pays sud-américain. A la place d'un maillot, le président se voit d'ailleurs offrir par les rescapés des pierres remontées des entrailles de la terre.
80% de bonnes opinions
L'opération terminée et s'étant déroulée sans problème, Sebastian Pinera peut donc jubiler. Il navigue aujourd'hui à une cote de popularité strastophérique, avec plus de 80% de bonnes opinions. Et c'est également valable à l'étranger, tous ses homologues rivalisant de communiqués pour le féliciter. La semaine prochaine, alors qu'ils auraient dû se faire dans la discrétion, ses passages au Royaume-Uni, en Allemagne et en France s'annoncent déjà très surveillés.
Pendant quelques temps, le Chili, dont l'image avait été brouillée après les pillages qui avait suivi le séisme de février, va cette fois rester positivement braqué sous la lumière des projecteurs. Reste à savoir si Sebastian Pinera en profitera pour imposer des règles de sécurité plus strictes dans les mines.
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