© AFP / R. AranguaLes mineurs miraculés du Chili goûtent un premier week-end normal, autour d'un barbecue, d'une fête de rue, ou au calme dans leur foyer, et tentent de tourner la page d'un impensable cauchemar de 69 jours sous terre. Trente-et-un des 33 mineurs ont passé leur première nuit chez eux, après avoir été autorisés à quitter vendredi l'hôpital où ils étaient en observation, en soins pour certains, depuis leur délivrance mercredi. Le 32e a pu rentrer chez lui samedi, a annoncé le docteur Jorge Diaz lors d'une conférence de presse, précisant que le seul mineur encore hospitalisé "est en état de rentrer chez lui", mais qu'il souffre d'un "traumatisme au niveau des dents de devant et a donc demandé à rester à la clinique Atacama". "Victor (Zamora) sort mardi. Je souhaite qu'il aille bien et qu'il se repose. Il est très fatigué", a déclaré sa mère adoptive Nelly Bugueno.
Chili : le "pacte de silence" entre mineurs déjà mis à mal ?
Jorge Galleguillos, l'un des 33 mineurs, se dit prêt à révéler une partie de son aventure souterraine, notamment à propos des dix-sept premiers jours, moyennant finances.
Publié le 18/10/2010
Les mineurs sauvés, le président chilien récolte les fruits politiques
Sebastian Pinera, en poste depuis mars, s'est investi dès le début pour récupérer les mineurs. Il sort politiquement renforcé de l'opération de sauvetage dont il a géré avec maestria l'aspect médiatique.
Publié le 14/10/2010
Chili : un précédent en Allemagne en 1963 !
L'opération chilienne ressemble étrangement à celle organisée à Lengede, alors en République fédérale allemande, pour récupérer onze mineurs piégés à 58 mètres sous terre.
Publié le 13/10/2010
Chili : comment les 33 miraculés ont-ils tenu ces 18 jours ?
Ils sont en "parfaite santé", assurent les médecins. Pour survivre, les 33 hommes bloqués au fond d'une mine chilienne depuis plus de 2 semaines s'étaient organisés pour manger mais aussi pour garder le moral. Les 3 ou 4 mois durant lesquels ils vont encore rester sous terre vont être moins frugaux.
Publié le 24/08/2010
Retour sur l'épopée des 33 mineurs au Chili
Le 5 août, 33 mineurs sont pris au piège d'un éboulement à 700m sous terre dans la mine de San José au Chili. Aucun contact n'est établi pendant 17 jours. Voici leur histoire, alors qu'ils retrouvent un par un l'air libre.
Publié le 08/10/2010
Il y a un an, les mineurs Chiliens retrouvaient la liberté
Un an après leur sauvetage, que sont devenus les mineurs chiliens ?
Publié le 13/10/2011
Le Chili célèbre le sauvetage de ses 33 mineurs
Le pays a fêté toute la nuit la libération miraculeuse des 33 mineurs retenus 69 jours sous terre. Le dernier est sorti en pleine nuit. Une sortie célébrée par un lâcher de 33 ballons aux couleurs du drapeau sur le camp Esperanza, espoir en chilien.
Publié le 14/10/2010
Mineurs chiliens : l'interview à 300.000 euros
Les médias se battent désormais pour obtenir des interviews des mineurs chiliens, considérés comme des héros. Un journal propose 300.000 euros à chacun pour obtenir l'exclusivité. Une somme considérable pour ces hommes qui gagnaient jusque là 686 euros par mois.
Publié le 13/10/2010
Sortie des mineurs chiliens : un événement médiatique planétaire
Un Cube Info consacré à la sortie des mineurs chiliens. Sur place, les familles sont entourées de journalistes et chaque nouvelle libération apporte son lot de joie et d'émotion. Une joie partagée par tout le Chili et commentée dans les médias étrangers.
Publié le 13/10/2010
Chili: la joie des familles, alors que le dénouement approche
Le puits de secours de 622 mètres qui a atteint samedi 33 mineurs bloqués au fond d'une mine du Chili est en très bon état. Autour les familles n'en peuvent plus d'attendre.
Publié le 09/10/2010
Chilli : et après ?
Anne-Claire Coudray, envoyée spéciale de TF1 au Chili, nous dit ce qu'il va se passer dans les jours qui viennent pour les mineurs qui étaient sortis mercredi, un à un, des entrailles de la terre.
Publié le 13/10/2010
Chili : des retrouvailles chargées d'émotion
Explosions de joie, cris, larmes? Depuis mercredi 5 h du matin, heure française, une émotion indescriptible s'est emparée du camp de la mine de San José, celle des retrouvailles émouvantes entre les familles et les miraculés.
Publié le 13/10/2010
Chili : les miraculés de la mine
Ce sera sans doute l'une des images les plus marquantes de cette année 2010. Celle de ces 33 mineurs chiliens qui refont surface après plus de deux mois à 600 mètres de fond. Mercredi soir, plus de 17 d'entre eux avaient déjà retrouvé leurs proches.
Publié le 13/10/2010
Les autres vivaient un premier week-end à l'air libre depuis plus de deux mois. Une fête de rue était prévue autour du doyen des mineurs, Mario Gomez, 63 ans, une autre par les voisins de Franklin Lobos, l'ancien footballeur de 55 ans, un repas de quartier pour le Bolivien de 23 ans, Carlos Mamani. Ariel Ticona savourait les premiers jours avec sa fille Esperanza (Espoir), née durant son calvaire souterrain. José Henriquez, considéré comme le leader spirituel des mineurs, a pour sa part été le premier des "33" à retourner à la mine San José, pour découvrir le "camp Espoir", où parents et amis ont attendu dès le mois d'août leur sauvetage. "Je souhaite retrouver ma vie normale. Je souhaite me reposer quelques mois et ensuite revenir parce que mon chef m'a dit qu'il avait encore du travail pour moi", a-t-il déclaré depuis la mine. D'autres membres des "33" ont indiqué qu'ils comptaient eux aussi retourner sur le site dimanche.
"Oui, je vais continuer d'être mineur"
Les mineurs, suivis jusque chez eux par les journalistes, commencent à se rendre compte de leur notoriété nouvelle et à prendre la mesure de leur traumatisme. "C'est difficile de faire la fête", a déclaré Yonni Barrios. "On s'attendait à mourir, on dépérissait", a expliqué Richard Villarroel. Peu à peu, certains lâchent quelques détails sur les 17 jours d'angoisse à partager le peu de nourriture et d'eau qu'ils avaient, jusqu'à ce qu'une sonde ne tombe le 22 août sur leur message devenu célèbre: "Nous allons bien, les 33, dans le refuge". Carlos Bugueno, 27 ans, avoue ainsi avoir perdu 12 kilos durant cette période.
Mais ils ont décidé de ne pas tout dévoiler avant la fin de l'enquête sur les responsabilités des propriétaires de la mine dans l'accident. Pendant que Juan Illanes rêve d'"aller à Miami", Yonni Barrios aspire simplement à "se reposer un bon moment, et puis retourner travailler". "Oui, je vais continuer d'être mineur", ajoute-t-il catégorique. Le gouvernement pour sa part gère l'incroyable retentissement mondial de l'épopée des 33 et de leur sauvetage suivi mercredi par un milliard de téléspectateurs, selon le président chilien Sebastian Pinera. Il prépare une exposition itinérante avec des objets utilisés par les mineurs sous terre et des équipements des secours, comme la nacelle Phénix, qui les a hissés à l'air libre. Un mémorial sera aussi érigé près de la mine, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Rodrigo Hinzpeter.
Le président Pinera, parti vendredi soir, va lui-même constater l'impact en Europe dans les jours à venir à l'occasion d'une tournée en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne, dont le programme a été chamboulé par des demandes de rencontres, d'interviews, liés à l'épopée des 33 mineurs. Samedi soir à Londres, il a proposé d'aider la Chine à dégager 16 mineurs piégés dans une mine à la suite d'un accident qui a déjà coûté la vie à 21 "gueules noires".
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Chili : le "pacte de silence" entre mineurs déjà mis à mal ?
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