Image d'archives © DRImaginez : un couple américain marié depuis 10 ans. La jeune femme est enceinte de 16 semaines et le couple hésite à garder l'enfant. La mère craint que " la pression constante pour être la femme parfaite et la mère parfaite tout en gardant un emploi à plein temps ne finisse par faire exploser" son "cerveau" et ne lui "donne une dépression nerveuse". Pour s'aider dans son choix, à savoir avorter ou non, le couple propose de faire voter les internautes. Il lance un site internet pour demander l'avis du public. "Vous pouvez voter et décider soit de l'avortement soit que nous garderons l'enfant. Pour la première fois, votre vote au sujet de l'avortement peut faire la différence", est-il inscrit sur la page d'accueil de leur site.
Pour ou contre l'avortement : faux vote, vraie campagne anti-IVG ?
Aux Etats-Unis, le couple qui a créé la polémique en demandant aux internautes de voter pour savoir si la femme subirait ou non une IVG, serait en fait anti-avortement.
Publié le 23/11/2010
Ceci n'est pas le scénario d'une mauvaise série télé mais bien la réalité d'un couple américain trentenaire qui vit dans le Minnesota. Sur www.birthornot.com les internautes peuvent voter jusqu'au 7 décembre, soit deux jours avant la date limite pour que la jeune femme puisse se faire avorter légalement dans cet Etat du Nord des Etats-Unis.
"Pathétique et dégoûtant"
Samedi matin, la tendance était nettement en faveur de la naissance avec 78,8 % de voix pour et 21,2% de voix pour l'avortement. Le site de Pete et Alisha attire les curieux, près de 140.000 personnes ont déjà voté. En même temps que le vote, des commentaires au vitriol. "Quel stratagème pathétique et dégoûtant pour gagner vos 15 minutes de gloire", écrit un des 2.500 internautes ayant laissé un commentaire, tandis qu'un autre s'indigne: "Ne savez-vous pas combien de personnes dans ce monde veulent des bébés et ne peuvent pas en avoir? Montrez un peu de compassion".
Pete Arnold, le peut-être futur papa a justifié sa démarche en disant que sa femme et lui prennent cela "très au sérieux". Il a toutefois précisé que le sondage les influenceraient mais qu'ils ne se sentaient pas liés à son résultat pour prendre leur décision. "C'est comme au Congrès: ils peuvent voter, mais le président a le droit de veto", a-t-il expliqué. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ? La réponse début décembre.
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